‹ Chartes, Manuscrits autographes, documents historiques sur la Bourgogne, faisant partie d'une collection particulièreChapitre 243 sur 275 · lettres autogr. signées · texte numérisé non relu

lettres autogr. signées

Célébrités de la. Côte-d'Or. — Legoux-de-Gerland, 1763. belle lettre de 4 pp. in-4, cachet. — Claude-Antoine d'Apchon, évêque de Dijon, 1776. — Gravier de Vergennes, ministre d'état, 1775. — Rigoley de Juvigny, 1771. — Petiet, conseiller d'état, an VIII, en tête jolie vignette deProudhon, une femme tenant d'une main le bonnet phrygien au bout d'une pique, et de l'autre un triangle. — Deux lettres de Maret, duc de Bassano, dont une à l'Empereur, datée de Varsovie, le 8 février 1807, fort curieuse pour les faits militaires. Il ajoute en post-scriplum : « Nous ne recevons aucun courrier de l'armée. Nous en attendions de Heilsberg, où votre majesté aura vu le tombeau de Copernic, et la cellule de cet illustre chanoine de Warmie. » — Grande pièce de vers autogr. sign. de J.-B. Lantin de Damerey, adressée à Jacques-Auguste

de Chevannes, jurisconsulte dijonnais. — Lettre intéressante du fameux Pasumot, ingénieur et géographe du roi, datée d'Auxerre, 1769, dans laquelle il parle de ses parents de Dijon et de ses ouvrages. — Grande lettre en 3 pp. in-fol. de l'ex-conventionnel Prieur (delà Càte-cTOr), adressée au grand maître.

Nous en donnons la publication intégrale :

« Paris, 20 mars 1808.

« Monsieur le grand maître et président,

« Je crois devoir m'adresser directement à votre excellence dans la circonstance actuelle, pour lui exprimer mon désir d'être employé sous ses ordres, dans la nouvelle composition du corps de l'université.

« Déjà il y a quelque temps, j'ai eu l'honneur d'en faire la demande à sa Majesté l'Empereur, qui en l'an IX daigna m'élever au grade de colonel, en récompense de mes services tant, militaires que civils, et dont j'ai reçu depuis de nouvelles marques de bonté, lorsque par des circonstances particulières, et surtout à cause de l'infirmité d'une jambe dont je demeure estropié, je fus déterminé à renoncer à la carrière militaire.

a L'emploi que je me crois plus particulièrement en état de remplir maintenant serait celui d'inspecteur de l'Université, ou si on le jugeait plus à propos de conseiller.

« Je pense avoir quelques titres à solliciter l'une de ces places. En effet, outre mes vingt ans de service dans le corps du génie, j'ai passé sept années consécutives dans les législatures, pendant lesquelles il est connu que j'ai eu l'avantage de contribuer utilement, et par des travaux longtemps prolongés, au succès de divers établissements d'administration, d'instruction publique, ou d'arts, tels que tous ceux relatifs à la fabrication des armes et poudres, l'école polytechnique et les autres qui lui étaient affiliées, l'institution des nouveaux poids et mesures et les monnoyes. Ayant, indépendemment de ce, rempli de nombreuses missions près des armées,

dans les circonstances les plus critiques, revêtu de grands pouvoirs dont j'ai usé, j'ose le dire, de manière à ne mériter aucun reproche, toujours dans la vue du bien, et avec le plus entier désintéressement.

« Au reste, Monsieur le grand maître et président, le rapport de mes services a déjà été fait au gouvernement. Les titres en subsistent toujours, ils peuvent être aisément notifiés par les ministres soit de la guerre, soit de l'intérieur ; et je pourrais au besoin m'appuyer du témoignage de nombre de personnes pourvues aujourd'hui d'emplois éminens, avec lesquelles j'ai eu des relations de service et d'amitié.

« Je me borne, en ce moment, à donner à votre Excellence cette indication générale. Je la prie de me permettre de me présenter à elle, soit à l'une de ses audiences ordinaires, soit à l'heure qu'il lui plaira de m'indiquer.

« Je puis l'assurer qu'elle trouvera toujours en moi zèle et dévouement absolus, dont mon caractère personnel et la fidélité que j'ai toujours mis à remplir mes devoirs sont des garans non équivoques.

« J'ai l'honneur d'être avec respect, Monsieur le grand maître et président,

« de votre Excellence,

« le très obéissant serviteur.

« C.-A. Prieur (de la Côte-d'Or), ancien colonel du génie et ex-législateur, rue Saint-Dominique au Gros-Caillou, n° 53. »

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