L.\TOURNELLE
Vous dites, chère madame ? . ,
M.ADAMEDU VERNAGE.
Rien du tout, mon ami.
LATOURNELLE. mangeant.
Délicieuses, ces petites timbales aux crevettes. . .
Ma pauvre Odette, tu as dû t'ennuyer cruellement
depuis sept grands mois, au milieu d'un travail si
sérieux, si creusé, . .
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ODETTE Non. pas trop. . . Tu sais, comme a dit le poète :
Le travail est aoupent le père du plaisir.
LATOURNELLE- Ah ! du Boileau ! Très blea ! très bien ! . . Mais il feut convenir que ce vers n'est pas un de ses meilleurs. . .
ODETTE, simplement.
Mais il n'est pas de Boileau, mon ami, il est de Voltaire. . .
LATOURNELLE, un peu troublé, puis se remettant et affectant de rire.
Ah ! bravo ! tu n'es pas tombée dans le piège ! . .
ODETTE
C'était un piège?
LATO KRN ELLE Naturellement. . . Je voulais savoir si tu étais bien sûre de tes auteurs. Tu comprends que je ne pouvais m'y tromper, . . Boileau n'a jamais écrit un vers aussi plat que celui !à. . . Voltaire lui-même, du reste, est habituellement mieux inspiré, . . surtout dans ses poésies légères.. Ainsi, par exemple, son quatrain: "Glissez, mortels,., n'appuyez pas!.," C'est charmant!
ODETTE, le regardant.
Est-ce encore un piège, mon ami ?
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LATOURNELLE, inquie!.
Comment?., Non... pourquoi?
ODETTE-
C'est que ce quatrain n'est pas de Voltaire.
LATOURNELLE
Tu crois ? , .
ODETTE
Il est du poète Roy ; . . ce sont des vers écrits audessous d'une gravure représentant des patineurs;
Snr un mince cristal, l'hiver conduit leurs pas;
Le précipice est sous la glace; Telle est, de vos plaisirs, la légère surface:
Glissez, mortels, n'appuyez pas!
LATOURNELLE- Enfin, quoi qu'il en soit, ils so it channans! . . C'est ce que je disais!
MADAME DU VERNAGE,- toussant.
Hem!