The S'iguenay. pagation
sans compter une étude assez étendue sur la propagation artificielle et naturelle du poisson aux Etats-Unis et en Canada.
Le programme est vaste, n'est-ce pas ! et le Canada y a sa large part. Tant mieux !
Saumons francs, truites rouges, blanches, grises ; brochets, bars, dorés, poissons blancs, achigans, maskinongés : bref, tout ce qui respire, se meut, frétille dans la plaine liquide trouve place dans son admirable répertoire.
'harles Hallock, l'infatigable secrétaire du club de ne, Blooming Parle Association, vous diia dana quel s, à quelle date, à quelle heure du jour? si c'eat pent un temps clair ou sombre ? que le poisson devra rdre; quel appât, quelle mouche le tentera? fixant varice et avec précision la mouche à être employée, pèce de pirogue, le guide forestier que vous devez isir? saris omettre les provisions du voyage ; l'utilité aliments conservée en cauistr^s : . homards, sardines à lile, jambon, poulets ? les spécifiques contre la morsure moustiques ? jusqu'aux stimulants de rigueur: thé, \. Prohibant strictement l'usage des spiritueux, au ip, et préconisaut comme breuvage, l'onde fraîche de^Ia rce voisine, à qui tient à conserver bon bras, boune ibe, esprit dispos pour lutter avec succès contre salmo -ir, le vaillant roi des fleuves, relancé, tout frais, des fondeurs de l'océan.
-harles Hallock, à l'en croir, avait en partage la voion du pêcheur, peu de temps après être sorti des bras sa nourrice. Voici comment il nous peint les jours s nuages de sa jeunesse, l'heureux temps où tout chante dedans de nous. " Il y a maintenant vingt-six ans ; je laissai flotter ma première mouche, dans les remous les rapides, frangés d'arbres, du New-Hampsliire. De je. taille, très alerte, j'étais alors un fier jouvenceau dont sang bouillonnait dans les veines, l'escomptais d'avance la vigueur de mon âge mûr. En , ma suprême félicité, c'était de coucher en plein a:r> is une hutte de branches, construite par moi au haut .n tertre, au pied duquel serpentait un limpide ruisseau mite, près de la métairie de mon père : c'est là, où s'éveilent mes instincts de pêches, ou se firent les rudiments mon éducation forestière. Avec le temps, j'en vins à
connaître an parfait, la tannière de chaque blaireau du c ton. Je pouvais identifier à première vue, chaque éeure tous les suisaea du voisinage ; le tronc d'arbre renversé c Tétras venait à l'aube, faire l'appel à ses sultanes, le de corneille en mai, l'arbre creux en octobre, où une r motte avait établi sa demeure. En juin, j'écoutais cailles .et les perdrix appelant amoureusement leurs c pagnes et je savais où trouver les jeunes après l'éclois J'avais toutes espèces de favoris r des écureuils apprivo des corneilles, des éperv.ers, des hiboux, dociles à ma v des blaireaux, pour familiers. La basse-cour eom[ pour moi bien des groupes amis. Je faisais le trajet pâturages aux érables, perché sur le dos des bêtes de fer Je m'étais un jour hasardé à conduire à la fois en la quatre poulains indomptés. J'avais fait sauter du j dans la rivière, ma monture, — un ânon que nous avion au grand risque de me rompre l'épine dorsale. J*a dressé une génisse, à me permettre d'appuyer sur les r ments de ses jeunes cornes, mon fusil, pour viser sûrement. Quant à la pêche, j'en raffolais.
Il y avait au fond des solitudes forestières, de gti lacs, ayant à leur décharge des moulins et des écluse fourmillait le brochet. Il y avait aussi, ô bonheur suprè de limpides cours d'eau, s'élançant alègreinent de la c des monts; leur fracas, leurs ondes écumeuses sembla me redonner une existence nouvelle, une exirbérano vie. "
Ne soyons pas surpris si pour cet enfant terribl fallait un champ convenable à son activité dévorai et qu'il l'ait trouvé, dans les scènes émouvantes de la pi
Frederick Tolfrey
The Sportsman im Canada by Frederick Tolfrit.
CHHOKIQUS DE PÈCHE 2$3
thorof " The Sportoman va Jfoance, 2 Volumes, Lwrfon ^1845.
Je dois à l'obligeance de M. Fairchild la connaissance de ces rarissimes volumes, sur le sport en Canada.
La garnison de notre bonne ville, il y a de cela soixanteonze ans, comptait parmi son personnel, un jovial et frigant jeune officier : le jouvenceau se nommait Frederick Tolfrey ; il n'avaitque vingt et un ans. Né, en Angleterre, en 1795, d'une famille bien posée dans la société, on l'avait expédié au Canada avec une commission d'officier en poche, pour l'arracher a une hymenée qui n'était pas du goût de ses bons parents. Un vaisseau de guerre, un transport, nommé la Lune, devait faire route pour Québec, pendant l'automne de 1815. Tolfrey y fut embarqué ; un contre-ordre de son père lui fit quitter ce vaisseau, au moment du départ. Il fut envoyé à Caën, en France, pour y étudier la langue française. La providence veillait sur lui. La Lune., en remontant le fleuve St-Laurent, obstrué de glaces en décembre, fit côte sur une île à dix lieues d'Anticosti, et de tous les passagers et de l'équipage, il ne se sauva qu'un seul individu, qui faillit mourrir de la misère qu'il endura.
Débarqué à Québec, pendant l'été de 1816, M. Tolfrey ie rendit fort populaire par ses manières franches et enjouées; sa naissance, son éducation, son amonr des réunions sociales, lui eurent bientôt assuré une entrée dans les meilleurs cercles.
Il combinait avec sa passion pour la chasse, la pêche, l'équitation, un goût prononcé pour le théâtre. Comme les icteurs de profession étaient rares à Québec, en 1816 M. Tolfrey, secondé par les officiers supérieurs de la garnison, tel que le colonel (plus tard le général) Cockburn, e colonel Durnford, du Génie ; plus tard, les lords William A Frederick Lennox, fils du duo de Eichmond, gouver-
284 PÈCHB
neur de la colonie, le capitaine Fitzroy, le docteur Ll de l'artillerie, l'aieul de M. Jas. Lloyd, avocat de Qu et plusieurs autres, se mit à l'œuvre pour improviser dei teurs. Deux bonnes actrices de New- York furent mand avec ce corps dramatique, on joua plusieurs des dra anglais les plus en vogue. La tvagé lie de Douglas, i Life, below stairs; Ske stoops to conquer ; The Ht Moon ; Raisi-ny the Wind, etc, et attiraient chaque dans notre théâtre tout le monie fashionable de la vi capitale. La recette nette atteignit le chiffre de 8240 soirée; on la déposait entre les mains de l'aumooie régiment, comme fonds, pour aider les émigrés indi' qui venaient du vieux pays.
En septembre, les courses de chevaux attiraient la t fashionable aux [.laines d'Abraham.
A la saison des frimas, le militaire se réunissait bourgeoisie, aux hommes de professions, aux riches i riants de la rue St-Pierre. On organisait le Tandem Driving Club. Puis, venaient la grande chasse au ribou, avec Gros Louis, le Huron; la pêche à la ] morue dans les cabanes sur la glace, à l'embouchui Saint-Charles ; le pique-nique obligé au cône de Moi rency ; la course en carinle, en mars, avec des Dames Jeune Lorette, pour y déguster le sucre d'érable ; les annuels de souscription — Assembly Balls — à l'T Hôtel, en face de la Place d'armes ; les bariquets < soirées vice-royales, chez Sir John Cope Sherbrooke, tard chez le due de Kichmond, au Château St-Loui soirées musicales des Perce val, à Spencei-Wood.
Au 24 avril, ou attendait avec impatience, la débâ< pont de glace. Quelques jours plus tard, on notai rivée des bécassines au Bas-Bijou, sur les grèves Canardière, les volées d'outardes, à destination de S
CHROKIQUE DE PÈCHE
im, des Battures Plates, de l'Ile-aux-Oies, de la Eatt x loups-marins, de Kamouraska, de l'Ile Verte, de m ski, etc.
En juin, préparez-vous à suivre M. Tolfrey, en quête Iles truites aux lacs Beauport et St-Charles, au Me irency. M. Tolfrey, entre autres expéditions de clia ;rit avec bonheur, celle qu'il fit avec un Q:iét ois distingué, M. Grant, négociant fort importa nrae quoi cet habile Nemrod par erreur, coucha en j<
plans ou canards apprivoises d'un chasseur de 1 rte, et comme quoi H les immola impitoyablement, lieu des hu'écs de son compagnon.
Evidemment, la vie de garnison à Québec, en 1816, é is gaie, mieux remplie qu'à présent. Deux régimi
troupes réglées, une ou deux compagnies d'Artill yale, une compagnie du Génie, une escouade de Sa}, d Miners, les officiers de l'ordonnance, et du commit it ; voilà la garnison de la vieille ville telle qu'elle l'é :ore, en 1871, au dépnrt des habits rouges. Lac le actuelle n'existait pas alors : elle fut construite 23, à 1330. Les casernes principales, étaient, le c<
collège des Jésuites; les casernes, près de la porte lais, hébergeaient l'Artillerie et le Génie ; le goin ment Impérial avait loué des résidences privées dan ; Saint- Louis ; les officiers occupaient la grande bâti s Saint-Louis, faisant face à l'Hôpital militaire iais de Justice actuel,) où avait résidé le juge eu c nsley vers 1816, et où réside maintenant le Col Forr Les deux superbes volumes enjolivés de nombrei îographies, de M. Tolfrey et qu'il semble avoir te:
portefeuille de 1816 à 1845, ne sont pas seulem imables chroniques pour le sport: ce sont.d'intéi .tes peintures des hommes et des événement pend
cinq années que ce epertsman passa au Canada.
Geokge Bawson
The Pleasures of Anglins : by Georoe T)kt Skeldon & Co., New-York, 1876.
Voilà un charmant volume, aitistement illustré, l'historiographe d'une fameuse partie de pêche, et rivière Cascapédia, M. George Dawson, d'Albauy, li à la publicité, il y a maintenant onze ans. M. I>a décrit d'abord les rudiments de l'art, la pêche .au ver, selon lui, la partie prosaïque de non sujet ; puis, il j sert un plat à sa façon : de l'ambroisie,— le côté poét de cet amusement incomparable.
La pêche a plus d'un aspect riant, ne l'oublions pas
Voici, un de ses délicieux chromos de la pêche, coi il l'entend ; " Ce serait errer du tout au tout, dit-il, de croire que la pêche ne consiste qu'à prendre des ] sons. Capturer les habitants des fleuves et des rivi c'est bien là le fonds de l'ait ; mais l'âme, le sens in de cette récréation gît ailleurs.
La voix retentissante des ruisseaux, la mélodie pri niere des oiseaux, les corolles épanouies dos fleurs des qui tapissent la vallée en tous sens ou qui festonnen flancs ensoleillés des coteaux, le rocher couvert de moi et de lichens, les rayons et les ombres du jour se fond se jouant en contrastes sur la cime dés monts, l'atmosp] fortifiante qui obsède le pêcheur, l'odeur suave des .ma; de pins, de pruche, d'épinette, de cèdres, plus doux à sens que le parfum artificiel des boudoirs fashionablei nimbe humide qui plane au dessus de la cascade, la cieuse courbe du ruisseau qui serpente en murmurant rapide aux blanches écumes, les profondeurs diaphane: remou ombragé, à la mi-été rechercha par le saui argentin et la truite diaprée, l'appétit restauré, la de
CHKONIQUE DE PÊCHE 287
quiétude partagée par le pécheur sur son séant de sapin au parfum pénétrant, illuminé à travers les soudures de sa tente ou l'écorce de sa hutte, des rayons du soleil ou de la douce clarté de l'astre des nuits, l'hymne matinal du merle, la vigueur, l'élasticité que le grand air des montagnes infiltre aux poumons, le pétillement du feu improvisé au camp dès l'aurore ; bref, la santé, la vie nouvelle, dont jouit le pécheur, assailli des agréables souvenirs et des scènes récréatives de ses pêches d'autrefois sur les lacs et les rivières;' voilà selon moi l'âme et l'esprit de ce noble amusement. "
Pour un amant de la nature, poui un pêcheur émérite comme M. Dawson, l'existence devait être bien douce,' bien remplie, aux bassins de la grande Cascapédia, entouré qu'il était pendant cette première et mémorable excursion, d'esprits d'élite et de sympathiques compagnons de voyage. L'appel du matin réunissait au même camp, l'éminent président de notre Cour Suprême, le juge-en-chef Ritchie, le savant juge-en-chef de la Cour Supérieure du Massachusett, le juge Gray, l'ami de Parkman, profond jurisconsulte, homme d'un physique imposant, doué de qualités sociales qui l'ont rendu l'idole d'un nombreux cercle d'amis, comme M. Dawson, se plait à le répéter, du colonel P. Archie Pell, de Staten Island, le barde de l'expédition, de M. R. Dunn, banquier de New-Yoïk, et enfin, du général Arthur, appelé plus tard, à remplir les fonctions de président des Etats-Unis.
Ces hommes de science, d'étude ou d'affaires s'étaient tous donné rendez- vous sur les rives " doux fleurantes " de la Cascapédia, dont ils avaient loué cette année là les privilèges de pêche. Ce n'est là qu'une faible partie des hommes distingués, des fonctionnaires d'état qui sont allés passer leurs vacances à cet elysée .des pêcheurs : nos vice-rois, Sir Edmund Walker Head, les lords Dufferin,
288 yfecHE
Lotnc, Lansdov.-ne n'ont pas tardé à en découvrir charme.
En août dernier, Son Excellence, le marquis de Lan dowue, expédiait en présent i\ Sou Emitience, le Cardin: Taschereau un superbe saumon capturé par lui dans l'an de la Cascapedia.
Le trajet de Québec aux estuaires à saumon, se fait la Baie des Chaleurs, avec uue célérité et une somme confort qui ne laisse rien à désirer : d'abord, de Lévi Dalhousie par les chars Pullman, de Y Inlercolonial ; Dalhousie, à l'aspebiac, New Iîichinond, Gaspé, etc, da le beau grand vapeur L'Amiral.
Si la pêi-he au saumon et à la truite au Canada est source pour les amateurs, d'inénarrables jouissances po l'économiste, elle a son côté utilitaire : nos estuaires a sa mons dépassent le chiffre, de 60, et nos lacs et rivières truites surtout depuis l'oiverture de la nouvelle voie f< rée qui mène au lac SaLit-Jean, se comptent par ce taines. Rien de tel chez nos opulents voisins, aux Etal Unis ; une bienfaisante Providence semble nous avoir pri que assuré ce monopole: à nous de le faire fructifier. Pi tégeons et faisons connaître au loin, nos rivières au sa mon : sources si précieuse de revenu pour le domai public.
En 1863, nous indiquions aux amateurs de pêche, da le petit traité Pêcheries du Canada, nos estuaires à sa mon comme suit :
L'Esquimau. — Rivière qui anciennement fourniss par saison 52,000 saumons.
Corkewetpeche : — Voisine de la précédente, — Bonne p) vision de saumons.
Ste-Augustine : — Egalement poissonneuse.
La Baie au Mouton : — Bonne station pour le saumt
La'Pëtite'Mèccatina' .—Bel estuaire à saumon. Netagami : — Cours d'eau profond et cascades : truites abondance. 'Le saumon remonte jusqu'aux chutes. Napetiteepe : — Se décharge dans une baie spacieuse. Le madn y abonde.
Etamanxi : — Célèbre pour ses saumons.
Coacoacho : — Débouche dans un beau bassin. Bonne ir le saumon.
La Romaine : —Rivière .large, mais peu profonde, mplie de truites argentées d'une saveur exquise. Musquarvo :— Rivière rapide, escarpée. Bonne pour la >uehe ou le rets.
Kegashka : — ,Le saumon ab-jn le dans la baie ; les raies lui barrent le .passage.
Grand Natashguan : — Rivière en renom, remplie de unong.de la plus belle espèce.
Agwanisk .'—Borne nord-est de la seigneurie de Minu. Rivière grande et poissonneuse.
Pashashieboo : — De grandeur moyenne : assez poi3sonuse.
Mingan. — Bonne pour le rets et la mouche : les basis contiennent toujours de gros saumons.
Le Manitou. — Affluent de la rivière Mingan, aussi unu et aussi poissonneux.
Le Saint-Jean. — Grand cours d'eau, excellent pour saumon.
■Le. limneeau , à ,la ,-P te.— Petite rivière .rapide, assez )u, foueaicde saumons.
'Le-îSaw Bill. — AeBea-iïemdu ■:' omy tend "des 'rets. Le Manitou. — Une chute perpendiculaire eïi n '6bstfue
l'entrée : la truite et le saumon se rendent à se
chure.
La rivière Moiaic. — En renom, à cause de se: nions : bonne pour la pêche à la mouche et au i La sainte Marguerite (en bas). — Fourmille d , et de truites.
La Pentecoste. — Ruisseau rapide et profond bouchure est garnie de rets stationnaires.
La Baie de la Trinité. — Station favorable ; qui pèchent à la mouche ou au rets.
Le Godbout. — Rivière dont la renommée et au loin. La pêche au rets dans cette rivière e munérative.
La rivière Anglaise. — Se décharge dans uni fonde : le saumon et la truite y abondent.
1& Bersiriïis, — Vaste rivière, aveedenombreu: Le paysage est charmant. Remplie de grosses tru ne sautent à la mouche que sur les affluents.
Le Nisimewecawna'n. — Tributaire de la Rersi seau féerique avec des cascades. Paradis terr< ceux qui pêcheut à la mouche.
La Jerémie. — On y prend de petites truit pour les pelleteries.
Les rivières Colombier, aux Pluviers, Blar.
bonnes pour le saumon.
La rivière Laval : — Cours d'eau pittoresque, « de petits rapides et de bassins étroite et profond Le Portneuf : — On y pêche, avec agrément, la mouche jusqu'à la première chute. Le « monte plus haut ; on tend aussi des rets où 1e fait sentir.
%lt au Cochon : — Des chutes trop élevés emj saumon de remonter : rempli de truites.
ind E8coumain : — Célèbre par le passé pour ion. L'écluse du moulin contient une passe :. La Baie est remplie de saumons que l'on prend ets.
andes Bergeronnes : — assez bonnes pour le sautruite. Ces deux rivières ne sont qu'à quelques Saguenay et de Tadoussac.
neres qui débouchent dans le Saguenay.
rguerite (en haut). — Principal affluent du Sa- 'ruites et saumons en abondance. On y emploi i et le rets.
iguenay : — Rivière assez considérable : on y ligne ou avec le rets.
b (en haut) : — de même.
« gui se déchargent dans U Saint- Laurent noire ou aux saumons : — anciennement, pois-
Murray : — arrose une magnifique vallée. On
u Gouffre : — fort détériorée.
Sainte-Anne : — Jolie rivière : depuis quel-
mps on pêche du saumon plus bas que la chute.
itmorenci : — Elle a une cataracte à son embou-
e fournit, en remontant, vers sa source, beau-
uites.
jues Cartier : — Station célèbre pour la pêche
PÊCHP
Côte du sud
La rivière-OueUe : — Bien fournie de saumons : l'écluse est en décadence (1863).
La E. Grand Métis :— Grande rivière avec écluse.
La E. Matant : — Belle rivière au saumon.
La S. Ste-Anne : — Anciennement fort poissonneuse r
La B. Mont Louis : — Cours d'eau important : mieux apprécié récemment pour sa truite de mer que pour son saumon.
La Magcfakine :— Limpide^ bonne pour lepwînon.
La E. Dartmouth : — Grande rivière qui débouche dans le bassin de Gaspé ; le saumon y fourmille.
La E. York : — de même.
La E. St-Jean (du sud) de même.
La Grande Rivière : — Remplie de saumons : elle fait tourner un moulin.
La E. Grand Pabos : — Station pour le saumon.
Rivières débouchant dans la Baie des Chaleurs
La E. Grande Bonaventure : — rivière vaste et précieuse ; plusieurs tributaires : le saumon y abonde.
La Cascapedia : — Le grand et le petit Cascapedia fournissent une quantité de saumons,
La E. Nouvelle : — La baie est bonne pour la pêche au saumon.
La Ristigouche : — Noble cours d'eau avec de magnifiques tributaires, situé au haut de la Baie des Chaleurs, le saumon le fréquente par milliers.
La Maiapedia :— ^Branche de la Eist^gQuebe : le saumon la remonte près de quatre milles.
La MiàtoUàhe : alimente le Kïstîgouchè, rivière au saumon.
La marée reinotofce danâ presque toutes ces rivières......
Celles sur la rive -nord du fleuve coulent à travers de sublimes et pittoresques rochers ; presque toutes sont ali-» mentées par des lacs. "
Nous empruntons au Morning Chronicle,- du 22 juirt 1 1886, la liste de ceux qui sont allés pêcher le saumon, cette saison : elle excède en étendue celle des années pré* ■cédentes :
Dudley Olcobfc et J. M; Lansing, AlbaAy, ! au Camp Albany, sur la Eistigouche.
J. B. de Mott, Alfred de Cordova, James Welch, Williams Eofobins, M. Stard, totiè de New- York, au r Oaing RecklesSy sur la 1 Eistigouche: banquiers et courtiers bien -connus dans Wall street ; pour la cuisine, ils se sont assurée les services du célèbre Thos. Keane, chef de cuisine du yatch Beckless, de M!aryïand, Virginie.
J.< C McAndtews, dirfectêûr^président de la banque de 1 Montréal,- à New- York. Le refcuBs de la glace ati prhK temps dernier, saccagea son* cottage; le: cottage à étéiiepaïs r restauré. M. Me Andrews pêche dans la Eistigouche.
Veau Sagé, ! et C. F. Lawrence, d'Àïbany; W: F. ClydeP et J. Bryàn, de Nèw-Yofk' sont au Camp Earrftoitèy, sur la RiBtôgtf uehe.
ÛÉttid tàW, de Montréal et Aïïan Giïmour, d'Ottawa,, pébnielltf ' sirf' lâ GodBoùt": leur place de pêche favorite déVùîS-pltis'a'uli q-ù'arf dé" siècle:
294 pêche
Le Capitaine S weeney, d'Albany et le célèbre coi W. J. Florence, de New- York, pèchent sur la Kiatij
D. T. Worden et aon épouse, J. G. Heckscher ; Hollister et autres de New- York, passent leurs va> à Matapedia ; ajoutons-y le général Sir Donald Ste^ C. et le général Sir John McNeill, A. D. C. de la H. Hogan et M. Cuvillier, de Montréal, ainsi que li nel Egerton, de New- York, sont campés sur les riv* rivière Moisi c.
K. G. Dunn, de New- York, est à New Riehmon des Chaleurs.
L'année dernière l'ex-président Arthur accompaj Dunn; l'ex-président est trop gravement indisposé année, pour tenter cette excursion.
T. Thorold, M. Bonner et le Capitaine Haines, d' terre, pèchent sur la Moisic.
L'hon. J. J. C. Abbott et quelques amis de M< sont partis pour pêcher à la Pointe-aux-Esquimaux.
S. Waddell et ses amis, de Montréal, pèchent à la Moisic
James Grant, de Ravenswood ; A. L. Barney, Bamey, M. C. Barney, W. B. Williams, de New.
G. T. Lyon, d'Oswego, et le Dr J. A. Ashtod, de Ferry, N. Y., membres du club Ste-Marguerite, sont < à la rivière Ste-Marguerite, C. B.
Ajoutons les membres suivants du Club St-B descendus à Louiseville, P. Q., pour faire la pêc truite dans leurs lacs : Brent Good, de New-York Déral Henry, de Burlington ; J, F. Henry, de New- Eing Boynton, Morristown ; F. B. Stearnes, G. M. J. W. Haie, W. Lock, A. W. Allan et C. M. Si: tous de New-York ; J. W. Brock et C. Reid, de
pelier, Vt. et A. W. Higgins, G. E. Boyce, D. M. Baxter et S. E. Burnham, de Butland, Vt.
Un nombre de visiteurs sont allés cette saison au lacs du Laurentian Club, mais Ton n'a pu encore se procurer tous leurs noms. Parmi ces derniers on compte le général Sickles, de Burlington, Vt. ; H. Kentoul, L. A. Boyer, de Montréal et autres ; on y trouve en ce moment, une douzaine de' r Sportsmen"
Québec, juillet 1886.
alfred m. mayer
Sport with Gun and Rod, in American Woods and Waters. Edited by Alfred M. Mayer, Professa in the Stevens Institute of Technology, — 888 pages, — New*. York, The Century Co, 1883.
Voilà, à coup sûr, comme œuvre typographique illustrée et aussi sous le rapport du mérite intrinsèque, la plus complète collection d'écrits sur le sport, qui ait encore vu le jour, en Amérique.
Le professeur Maye.r, aurait bien mérité des sportsmen, même s'il se fut borné à collectionner, sous ce format de luxe, les pièces fécondes qui composent les quarante deux chapitres de son superbe recueil.
D'après la préface, ce serait lui qui, le premier aurait suggéré au rédacteur du Century Magazine, le projet que cette Revue lui a plus tard permis de réaliser : réunir ensemble, classifier et ré-éditer en un magnifique volume, orné des dessins, des vignettes, des paysages qui ont ajouté à cette Revue, tant de relief, les écrits remarquables sur la chasse et la pêche, disséminés dans le Century Magazine, depuis sa fondation.
M. Mayer a fait plus que cela ; il y a consacré comme
complément, des travaux de mérite de son crû, sur la chasse, la pêche, l'armement du chasseur etc. Son mémoire sur le Chasseur Préhistorique, que nous avons analysé, est l'œuvre d'un savant : ses aventures dans la forêt avec les perdrix et les cailles sont fort bien narrées.
Sport with bod A^D gun; présente plus que la fine fleur de la littérature du sport, ressassée des colonnes du Century Magazine. L'auteur à su mettre à contribution des esquisses de chasse et de pêche, etc., publiées à l'étranger, etc. Le comte de Dunraven, que nous nous rappelons avoir rencontré à Benmore, chez le col. Rhodes, a aussi fourni son contingent : un agréable récit d'une chasse à l'orignal au Canada. Charles Dudley Warner figure, au volume, comme l'auteur de deux écrits humoristiques, intitulé, le premier " Mit première rencontre avec un ours ; " le second, relate la lutte à outrance que le joviale pêcheur engagea avec une truite, dans un des lacs des monts Adirondacks. John Burroughs, le spirituel auteur de Wake~Robin t Birds and Poète, Winter Sun- 8kine } Locust8 and Wild Honey, etc., donne un extrait du journal qu'il tint, dans une expédition de chasse et de pêche, de Québec au lac St-Jean, etc., à travers la forêt, sous le titie de The Halcyon in Canada ; puis, Ton trouve comme accompagnement, une étude curieuse, sur le tir à l'arc, par Maurice Thompson, etc.
La première partie du volume est consacré à reproduire des récits de chasses aux Etats-Unis et au Canada ; l'ours, le renard, le bison, l'orignal, le bouquetin, l'antilope, le caribou, le chevreuil, le bœuf musqué en font la mise en scène.
Puis j vient la pêche à la truite de lacs, de la truite ■ sau* monée ; la pèche au saumon, à l'achigan, aux marsouins* etc.,, suivie d'une étude sur les chiens de chasse, depehasaes
à la perdrix, à la caille, h la bécasse, aux canaris, aux râles ; le tout:se< termine par des recherches sur l'origine des armes à feu; du moulinet, de la canne- de pêche et autres attirails rdu< sport.
HENltY P. WKLL*.
Un: joli: 'volume de 166 pages, avec vignette, carte de no&e&tuaires à saumons et intitulé " THE americah salmon* fisherman" nous arrive tout pimpant des presses de Harpe? Bros, de New- York : résumé clair et concis des recherches récentes d'un amateur, M. Henry P. Wells, avocat de cette ville.
C'est un petit manuel, un guide destiné à la direction et à l'instruction de jeunes pêcheurs. L'équippement complet pour la partie de pêche : le matériel indispensable: la gaffe, la canne de pêche, la ligne, le* hameçons, les mouches, le mode le plus sûr pour prendre le poisson, les habits en caoutchou pour le canot ou la tente, les aliments les mieux adaptés à la vie forestière, les préservatifs contre la morsure des moustiques, des " brûlots " etc., voilà autant de matières, auxquelles M. Wells consacre quatre chapitres, sans oublier d'encourager notre Gouvernement à persévérer dans ses louables efforts pour repeupler de saumons nos rivières et no3 fleuves et sans manquer de condamner dans les ternies les plus énergiques, le seinage excessif qui se fait en tout temps à leur embouchure, et détruit le poisson.
La manuel contient, ce qui nous semble utile, un tableau complet de nos rivières à saumon : pour la préparation duquel, M. Welk remercia cordialement un pêcheur émérite de Montréal M. J. W. Skeltou, aidé de là coopération de cette branche des pêcheries, attachée au département d'estertes delà Couronne, dirigé pxv M. E. Ë. Taché.
M. Wells eat aussi l'auteur d'un écrit intitulé : Fly
Kods and Fly Tacklé.
Ancien Manoir du Juge-ju-cL f, Sir Jamks Stimiit, U Ucschambduit Résidence d'été de M. Falrchild.
Geokge m. Faihchild, Jb.
Le sport, aux Etats-Unis, a évidemment, comme on a pu le voir, jeté des regards bienveillants sur nos nombreux estuaires à saumon et sur nos lacs à truite, giâce aux brillants tableaux et aux peintures séduisantes qui en ont été faites.
Nous avons à ajouter à la liste de nos bienfaiteurs, un écrivain qui, jeune encore, promet une longue et utile carrière, comme agréable chroniqueur de parties de pêche au Canada, surtout aux environs de Québec, comme littérateur, collectionneur délivres sur les premiers temps de la colonie et comme Canadien aux idées de progrès.
En attendant une édition complète de ses œuvres, nous signalerons ici quelque-uns de ses écrits : " Wiiiter Sports it> Canada, 1873 " et " Summer Sports in Canada : 1874, " tous deux insérés dans la publication hebdomadaire, de New- York " fores r & stiieàm "; ce sont d'intéressants compte -rendus d'expéditions de pêche, dans la Province de Québec Puis, de palpitants récita : " Québec
to Lake SU John. " A Snow Shoe Tramp to the Saguenay River " en 1874 et en 1875.
" Wiriter Life in the Far North, et " Winter Camp Fires in the Far North, " insérés au New-York Mail, en 1876, forment un salmigondi instructif où les annales canadiennes se mêlent au • sport, sans lui nuire le moins du monde. L'auteur re vêle un pinceau délicat; — de plus, un rare talent pour la description, dans ses écrits si pleins de l'arôme des bois " On the Jacques Cartier " et " Half Hour8 with Christopher North in his Shooting Jacket " qui virent le jour, en 1878.
Le Times de New- York contenait en 1880, de belles pages, intitulées " Caribou Hunting in Canada " ; forest & stream, reproduisait, en 1881, en série : " Notes of an angler in the North : " probablement le meilleur écrit de M. Fairchild, sur la vie forestière au Canada, ou l'histoire, la légende, les aventures personnelles de l'auteur se coudoient — se groupent, se suivent :' un riche échrin.
Les chasseurs et les pêcheurs attendent avec impatience le gros volume " Trout Tails and Snow Shoe Traits " où seront reproduits un choix de ses écrits et qui doit, sous peu, être livré à la publicité.
M. Fairchild, né à Québec, en 1854, accompagna ses père et mère à New-York, où il reçut les rudiments d'une éducation qu'il vint, plus tard, compléter, à Québec, à l'académie commerciale de M. W. Thom. A l'âge de 15 ans, il faisait ses premières armes dans le commerce ; à 18 ans, son intelligence des affaires, lui avait valu la direction d'un département important de négoce ; mais, il avait trop présumé de ses forces. Il dût demander une année de congé pour se refaire. Cette année, il la passa au Canada ; c'est de ce temps que date chez lui, ce goût marqué pour la littérature canadienne, qui lui a fait consacrer plus tard une par-
tie d& sa fortune à collectionner* sut les rayons de sa riche bibliothèque, à sa somptueuse demeure à Hackfensack*-»*nos auteurs canadiens. Sous son toit hospitalier se réunissent chaque semaine, des hommes de lettres et des Sportemen. Là, se rencontrent également les Canadiens distingués qui visitent New-York, et qui ont leurs entrées au florissant Club Canadien de New- York, dont M. Fairchild est l'un des Vice- Présidents. Avec M. Erastus Wiman, W. B. Ellison et autres, M. Fairchild a pris une part active à la fondation du célèbre Club. Il aime, tantson Canada, qu'il a constamment refusé de se faire naturaliser comme citoyen américain, se proposant de venir finir ses jours chez nous.
M. Fairchild a épousé une charmante Québecq<uoise, petite fille du grand patriote John Neilson, le Nestor de la presse Canadienne, comme on l'appelait. Amateur de chasse, de pêche et de tous les délassements qui tendent à développer les forces physiques, M. Fairchild, passe chaque été, pendant la saison de la pêche, quelques jours dorés, a son manoir seigneurial de Deschambàult, — en pleine villégiature, où il a une feTtne modèle de 600 arpents, pour l'élévation d'animaux de race et pouf améliorer l'agriculture en général.
" M. Fairchild, dit M. Faucher, aime le Canada et ne vit que pour son pays. Sa bibliothèque d'ouvrages canadiens est certainement belle et curieuse. Ilestausui un des fondateurs du Canadien Club, de New-York. Il en est vice-président. Hosp niier, généreux, artiste, travailleur,' érudit, homme de chiffres, esprit très observateur, M. Fairchild est un •dé ceux qui font honneur à notre pays. "
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Mardi après-midi, le 26 avril 1867, a «u lieu dans les salles du "Québec Yatch Club/' sous la présidence du commodore J. U. Gregory, une réunion 4e spoïtsmen dans le but de fonder «ne société pour la protection du gibier et du poisson, qui sont menacés dune destruction complète, par des amateurs de chasse et de pêche sans discernement comme sans scrupule.
Le Dr Ivers a été élu président ; M. J3. G Joly, . vice-président j M. J L. Welsh, secrétaire ; et M. E B. Garneau. trésorier.
Le comité exécutif se compose comme suit : E. W. Méthot, C GauvTeau, J. G. Garneau, V. Boswell, J. L. Bell, L. F. Burroughs et 0. B. G. Richardson.
L'association va -demander à la législature delà constituer légalement.
— Le Canadien, 26 avril IsciT.
OïiasHe et pecli©
A une assemblée du club "Les Laurentides" tenue le 10 décembre 1886, les messieurs suivants ont été élus officiers pour l'année 18b7 : MM. E. E U Méthot, président ; Chs Pentland, vice-président; Chs J. Burroughs, secrétaire ; I. J. Lavery, trésorier.
Comité de direction— MM. Eug. Chinic, Crawford Lindsay, Ed. Garneau, J. Winfield et L. Audette. —Le Canadien, 13 oct. 1886.
Le elul> die peelie de la Ristigrouclie
The Restigouche Salmon Club, of New-York, hâve elected Jphn L. Crtdwalader, président ; Goold H. Redmond, vice-président ; Henry W. De Forest, secretary-treasury ; W. H. Penfold, J. C. McAndrew; A. D. W«ekes y F. K. Thomson, Francis Bartlett ana H. R. Bishop, directors. An a^sessment of $300 per share has been made with the right to call for $100 more if required. Tne club acquired new rights last season at a costof $.YJI0 and spent $1078 in improvemems — Star, V4th Decb. 1886..
Le elul> de peelie Ifelastigouche
The annnal meeting of the Mastlgouche Fishing Club was held Tuesday night, and after receiving the annual report and the treasurer's statement, the élection of officers took place, with the fol iowing resuit : J. H. Stearns, président; E. H. Botterell, vice-président; Henry W. Atwater, secretary ; Geo Kemp, Treasurer ; John K«.nnedy, Geo A. Greene, John S. bhearer, Albert D. Nelson, H. B. Ames, directors..
— Star, 7th april 1887.
Temps de Prohibition