QUATRIÈME PARTIE
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L'ALGÉRIE ROIAINE
J'ai parcouru les trois provinces deTAlgérie, le Tell et le Sahara. Mais ce ne sont ni les oasis^ ni les horizons infinis du désert^ ni les majestueuses chaînes de montagnes de TAtlas, ni les exubérances et les jeux de lumière d'une nature enivrée de soleil qui m'ont le plus vivement impressionné, ce sont des aqueducs, des tombeaux, des portiques, des temples païens, des arcs - de - triomphe en ruines. Qui ne serait attendri au souvenir des sombres métamorphoses, de la destinée tourmentée des villes romaines de rAfrique? Les premiers chrétiens, dans leur haine du génie païen, conmaencèrent Tœuvre de destruction que les Vandales et les Arabes consommèrent. Cependant, les cadavres profanés des géants de l'antiquité n'étaient pas entièrement méconnaissables. La moitié d'un arceau était restée en équilibre sur le pan d'une muraille, un chapiteau à la feuille d'acanthe n'avait été qu'écorné; un fût supportait la première pierre d'un arc-de-triomphe sous lequel avaient passé victorieuses les légions romaines;
les inscriptions du lapicide se lisaient facilement sur les tombeaux en marbre ; grâce à Tindestructible ciment romain, les murs d un temple dédié à Vénus étaient encore debouts; statues de divinités païennes et de proconsuls dormaient paisibles sur Therbe, lorsqu'en 1831 le génie de rutilitarisme, plus destructif que les fureurs du chrétien primitif, du Vandale et de r Arabe, prit ces pierres, ces grands souvenirs lapidaires de Fhéroïsme et de la beauté antiques, et les employa à rédification de casernes, d'églises, de villages; de sorte qu'on bat le tambour dans un prétorium, on fait la cuisine devant la statue coupée en pierre de taille du Jupiter olympien, on dit la prière dans le temple de Diane victorieuse. C'est ainsi que disparaissent les grandes choses de ce monde : le marteau et le carnage d'abord, Tindifférence , la profanation et Toubli ensuite.
L'ancienne Home n'a pourtant pas disparu en entier du sol africain, qu'elle avait couvert de ses établissements, de ses routes, de. ses aqueducs, de ses palais de marbre, de ses monuments, devant lesquels nos villages algériens à la Potemkin font la plus piteuse figure. Rome ne savait pas s'élever ici et s'abaisser là. Aussi belle, aussi riche, aussi forte, aussi grande en Afrique que sur ses sept collines, pairtout où elle posait le pied elle laissait Tineifaçable empreinte de son génie guerrier et colonisateur.
Avec quel bonheur on retrouve, au milieu des ruines des villes romaines, devant ces chefs-d'œuvre mutilés de Tart antique, Tharmonie, le grandiose.
la lumière, la simplicité du plan, la netteté de la pensée^ le divin enthousiasme de la nature, le sentiment de la véritable force et de la vraie beauté, après avoir parcouru nos villes algériennes, malpropres, mal bâties, mêlant les arcades surbaissées, les trèfles à remporte -pièce, les ornementations surchargées des maisons mauresques à rarchitecture moderne, roulant dans leurs ruelles obscures une foule confuse de chrétiens inquiets et songeurs, de juifs dissimulés, de musulmans abrutis, juxtaposant des races ennemies sans rapprocher leurs cœurs et leurs intelligences, confondant dans le plus triste chaos tous les fiinatismes et tous les scepticismes, toutes les corruptions et toutes les guenilles, toutes les laideurs de TOrient et de rOccident.
C'est en sortant de ce noir Phlégéton, de ce heurt homérique de toutes les croyances, de cette Babel criarde de physionomies et de costumes multiples, que Ton revoit avec des cris d'enthousiasme lantiquité logique, forte et radieuse, élégante et simple, que Ton est tenté de prosterner son front dans la poussière des ruines romaines. Là, vibre la lumière, règne la sérénité, s'assied la paix, cette précieuse paix du cœur et de Tesprit vainement cherchée au moyen âge par Dante, iuyant sa patrie avilie, et montant le dur escalier de l'étranger.
Rome ancienne apparaît plus majestueuse au milieu des solitudes pensives de l'Afrique, au fond de ses ravins et sur ses hauts plateaux, que sur le Tibre ou sur les ruines de la Voie Sacrée. Les sites sauvages, le ciel ardent, les aspects énergiques enca-
drent et traduisent merveilleusement le génie fier^ rhérotsme systématique, la haute stature et la pensée vaste du monde romain. Ce n'est pas en Italie qu'il faut aller interroger la sibylle antique, c'est en
Afrique.
A chaque pas se lèvent sous les pieds du voyageur les souvenirs des luttes herculéennes de l'antiquité; les armées frémissantes se heurtent les unes contre les autres dans les inmienses solitudes, les montagnes enchevêtrées, les gorges profondes du cirque africain que la nature semble avoir formées pour que l'humanité s'égorge à l'aise.
Scipion, Marins, Sylla, César, Théodore, conduisent les armées romaines contre Siphax, Ànnibal, Jugurtha, Tacfarinas, Maures et Numides subissent le joug de Rome. Mais un ouragan dévastateur confond dans les ruines qu'il sème sur son passage hommes et villes, conquérants et conquis. Les horribles Vandales, vêtus de la casaque de buiïle, tramant après eux sur de grossiers chariots leurs familles, renversent les Romains sur les Isumides, les chrétiens sur les païens, jusqu'à ce que l'épée victorieuse de Bélisaire les arrête. Une horde asiatique met fin à la domination romaine en Afrique : ce sont les Arabes, qui, après avoir terrassé Rome, s'emparent de toute l'Afrique, relient en un seul faisceau Berbères, Maures et Numides, en leur donnant l'évangile de la bataille et le paradis des guerriers : le Koran ! en leur faisant crier : Malheur aux infidèles ! synonyme de : Malheur aux vaincus! Puis ils les entraînent avec eux, par le détroit de Gilbraltar, contre TEspagne et
contre la France chrétiennes. Charles-Martel et le Cîd ébrèchent le brillant cimeterre de Mahomet. Les Arabes \ aincus, reviennent en Afrique, où les suivent de près les Espagnols, commandés par le belliqueux cardinal Ximenès. Ils s'installent à Oran et dans les villes du littoral; jusqu'à ce que les Turcs^ unis aux Maures, leur fassent regagner TEspagne le yatagan aux reins. Maîtres absolus de leur pays, les Africains le transforment en nids de pirates. Ces Maures, si chevaleresques autrefois, qui avaient conquis l'Espagne et avaient entrepris de conquérir la France, guettaient la proie chrétienne au passage de la Méditerranée, transformée en coupe-gorge. Mais, en 1830, la France rendit la Méditerranée navigable en s'emparant définitivement de l'indomptable Africa.
Toutes ces phases historiques ont leurs témoins irrécusables dans leurs ruines éparses de nos provinces algériennes. A défaut de ruines, les principaux événements de l'Afrique seraient d'ailleurs attestés par les indigènes eux-mêmes.
Un grand nombre d'Arabes et de Kabyles se glorifient de descendre des Romains. Les tribus kabyles surtout, qui sont, en eiïet, composées des débris des anciens conquérants de l'Afrique, montrent une fière émulation à établir leur filiation romaine.
En Kabylie, à la frontière du Maroc ou dans l'ancienne Numidie, le touriste est assez étonné d'entendre raconter les faits relatifs k l'occupation romaine, les combats livrés aux Andalous (Espagnols), que la tradition, suppléant à l'histoire, a transmis de père en fils.
Pendant les deux années 1852 à 1854, que j'ai
passées dans la province d'Oran, j'ai recueilli de la bouche des marabouts maures les récits des combats vraiments titaniques livrés durant deux siècles par leurs coreligionnaires aux Espagnols. De 1509, année où le valeureux prélat Ximenès s'empara d'Oran, jusquen 1790, époque à laquelle un tremblement de terre renversa cette ville et livra les Espagnols presque à la merci des Maures, Thistoire n'enregistre qu'un choc continuel de musulmans et de catholiques, une série de massacres, une frénésie de batailles li opouvanler Fimagination. Llliade et les tueries de Salvator Hosa sont des idylles comparées à ces luttes implacables, ([m dureraient encore, si la nature elle-même n'était venue congédier les Espagnols de la province d'Oran en renversant leur Gibraltar, leurs maisons, leurs forteresses, la casbah, rimprenable château de Vera-Cruz, placé au point culminant d'une abrupte montagne à l'entrée d'Oran. Le jour où, friand de ruines, je fis cette ascension pour visiter les murailles démantelées du Château de Vera-Cruz, je tromai accroupi sur des débris un vieil Espagnol qui avait échappé au trem* blement de terre de la nuit du 8 au 9 octobre 1790; sur ma prière, il me narra cette catastrophe avec une physionomie effrayée et une pantomime dramatique dont le souvenir me frappe encore. Au milieu des décombres faits par le tremblement de terre, il se livra une horrible bataille entre les Maures, accourus comme des vautours prêts à se jeter sur des cadavres, et les Espagnols qui, restés victorieux.
purent se retirer^ rhonneur sauf^ après avoir signé un traité de départ avec leurs ennemis.
Romains, Maures, Espagnols, Turcs, ont tour à tour dominé la province d'Oran et y ont laissé la trace de leur sanglants débats. C'est à Tlemcen et dans ses environs que se voient les plus belles ruines romaines de la province d'Oran. Les Romains n'avaient guère dépassé notre limite actuelle d'occupation; leur domination s'étendait à peine jusqu'au pays occupé aujourd'hui par les Beni-Snassen du Maroc.
A vingt lieues d'Oran, la ville de Maskara, la cité d'Abd-el-Kader, olfre de nombreuses ruines de palais, de mosquées, de maisons mauresques. On voit, à la seule inspection de tant de décombres, que le Jugurtba ou plutôt le Tacfarinas moderne a livré, sur ce terrain, le dernier combat de Tindépendance africaine contre la France, héritière de Rome dans ces contrées.
Une singulière croyance des indigènes veut que les ruines et les tombeaux contiennent des trésors mystérieux dont les clés ou les qiots magiques nécessaires pour ouvrir ces cassettes auraient été perdues depuis les Romains. Ainsi, suivant les Arabes, les mausolées des rois maures et numides, que Tarchéologie africaine compte au nombre de ses plus anciens monuments, cachent d'immenses richesses.
A quelque distance d'Alger, près des ruines de
Tipaza, cette importante ville phénicienne occupée par les Romains et détruite par les Vandales, qui
était située dans une magnifique baie fonnée par un hardi cap et les montagnes du Ghenoua, se
trouve le kobeur roumia (tombeau de la cbrétienne). Ce monolithe, d'un aspect grandiose, qui a servi de sépulture commune aux rois de Mauritanie, est formé d'un énorme amas de pierres taillées, et flanqué de colonnes d'ordre ionique. Il date du roi Juba II, qui civilisa les Maures, soumit les
Gétules, et fut Tami constant du peuple romain.
Sa tête en marbre, diadômée, découverte en 1856, au milieu des décombres de Topuiente Julia CcBsarea, qu'il avait fondée, a été déposée au musée de Chorchell, où Ton a réuni la statuaire antique trouvée dans cette contrée fertile en ruines romaines. JV ai vu mille fragments de chefs-d'œuvre : Vénus sans jambes, empereurs et proconsuls sans «têtes, bas-reliefs fendus, chapiteaux brisés, divinités sculptées et médaillées si nombreuses, qu a l'exemple de Varrus, j'aurais volontiers accusé les Romains d'avoir trente-sept mille dieux. On sort le cœur un peu serré de ces hypogées lie dieux morts, de ces morguesde grands personnages rouillés et écornés, qui ont « subi des ans l'irréparable outrage. »
A Gésarée naquit Macrinus, qui assassina Caracalla et se proclama sans façon empereur a sa place.
L'antique et belle Césarée de Mauritanie entoure la Cherchell française de ses aqueducs, de ses temples renversés, de ses pierres tumulaires couvertes d'inscriptions; près du port se voient les anciens bains romains, et sur le bord de la mer les restes d'un temple attribué à Ampbitrite. Sans respect pour la
fille de rOcéan et de Thétis^ la Méditerranée a lavé
de ses flots les inscriptions du temple et réduit les archéologues aux hypothèses.
L'Algérie romaine ne se trouve qu'à Tétat imparfait, morcelé, dans les provinces d'Alger et d'Oran; mais elle surgit tout armée dans la province de Constantine, Tancienne Numidie, où le peuple -roi avait dù s'installer complètement, i;elier les villes entre elles, construire de nombreuses et larges voies, pour déjouer les insurrections réitérées des Numides de Jugurtha et de Tacfarinas. Je parle plus loin d'Anouna, la mystérieuse cité à moitié debout encore, qui reliait Hippo-Regius (Bùne) à Cirta (Constantine), et dont Thistoire ne nous a pas même laissé le véritable noïn. Tebessa, lancienne Tebeste, sur la. frontière de Tunisie, s'est conservée presque entière avec ses aqueducs, son élégant arc-de-triomphe de Caracalla, son admirable temple de Minerve au portique élancé, qui fut consacré au culte catholique, en 1856, par M. le grand-vicaire Pavy, aujourd'hui évêque d'Alger. Le grand - vicaire avait alors pour escorte des turcos (Arabes engagés au service de la France), qui assistèrent bravement à la cérémonie de consécration catholique du temple de Minerve. Du reste, chaque année, les Arabes dignitaires, aghas, caïds, cadis, accompagnent les fonctionnaires français à la messe commémorative de la prise d'Alger. Les sectaires de Mahomet ont ' aussi leur casuistique. Un agha à qui je témoignais mon étonnement du croo-en-jambe quil allait donner au Koran pour garder sa place, d'un rapport de dix mille francs environ, me répondit :
— Bah I c'est une messe militaire I
On voit, par le trait de ce Henri IV carthaginois que^ dans tous les pays^ Thomme, incomparable escamoteur^ sait faire adroitement plier ses opinions à la nécessité de bien vivre, à la douce violence d'accepter des dignités grassement rétribuées.
Les Arabes de Tel)essa se sont servis des matériaux des ruines pour construire leurs gourbis. Rien n'est plus étrange, au premier abord, que ces deux civilisations confondues, que cette cité romaine transformée en maisons mauresques^ en marabouts,
en mosquées.
Les ruines^ en Âùique, offrent souvent le rapprochement bizarre, la fraternité dans la mort, des débris de temples païens, de basiliques chrétiennes et de mosquées. Tebessa n'a de rivale dans la province de Constantine que Tancienne Lambèse, dont on voit le prétorium, le portique du temple d'Esculape, les arcades de Septime-Sévère, de Tempereur Commode, et d'autres ruines avec lesquelles on reconstruit facilement en imagination Tancienne ville où Rome envoyait ses détenus politiques, en quoi notre temps Ta imitée. A quelque distance de Lambessa, on trouve un monument à peu près semblable au Tombeau de la Chrétienne de la province d'Alger, c'est le Medracen, qui, selon les probabilités, recou* yrirait la dépouille des rois de Numidie, dont le siège était à Cirta (Constantine).
Puisque nous en sommes aux monuments funéraires, relatons ici qu'un savant archéologue, après avoir découvert à Khemissa une croix unie au crois-
sant sur un tombeau païen, a établi que la croix n'est pas un signe exclusivement chrétien. £n efitet, au croissant, symbole d'Hécate, la déesse infernale adorée à Carthage, qui surmonte les sépultures païennes^ carthaginoises et romaines de TAfrique, se joint sur quelques tombeaux la croix ansée à la mdin des dieux de TÉgypte, exprimant dans le vieil Orient une idée de la vie future.
Notre province de Constantine, Tancienne Numidie, n'est pas seulement intéressante par sa helle et puissante nature, par ses ruines architecturales, par ses œuvres d'art antique, par les monuments historiques dont elle est couverte, mais encore par les grandes luttes dont elle fut le théâtre. Tour à tour elle a vu la première invasion des Arabes, celle des Vandales, égorgeant les chrétiens dans les cavernes, dans les grottes de saints sculptées de croix; les débats sanglants des premiers hérétiques, donatistes et autres, et des catholiques commandés par saint Augustin; elle a tressailli sous le pied d'un Scipion, d'un Bélisaire, d'un JugurUia, d'un Annibal; enfin, chez elle s'est accompli le dernier épisode du grand duel de Rome et de Carthage. Ce Waterloo de l'antiquité, que les historiens indiquent vaguement sous la dénomination de bataille de Zama, a été fixé par le commandant supérieur de Souk-Arras, petite ville de notre colonie algérienne, élevée sur les ruines de Thagaste, où est né saint Augustin, et aux environs de laquelle s'est livrée la bataille de Zama.
Le commandant supérieur de Souk-Arras a trouvé des preuves matérielles des ruines : les puits qu'An-
ûibal avait fait creuser pour étancher la soif de son armée; il a reconnu en outre que Esar-Jabeur était
bien l'emplacement de Naraggara, campement de rarmée romaine. Après avoir dépassé Thagaste et envahi la vallée de la Medjerda, Scipion, grâce à la cavalerie numide de Massinissa^ se porta promptement sur Naraggara (Jabeur). Par ce mouvement stratégique fort habile, il coupa Aiinibal, qui avait déjà quitté Zama pour marcher vers la Numidie de Siphax^ son allié, et il le mit dans Talternative de livrer bataille ou d opérer une retraite à travers de vastes plaines dépourvues de sources^ dans lesquelles la cavalerie romaine aurait facilement écrasé larmée carthaginoise. Annihal accepta le combat^ et^ malgré ses admirables dispositions^ fut complètement vaincu, comme on sait.
£n 1858^ me trouvant à Souk-Ârras^ j'eus la curiosité de me rendre à Ksar -Jabeur et de visiter le fameux champ de bataille retrouvé. J'interrogeai ce sol, engraissé des cadavres de milliers de soldats romains, numides, gaulois, liguriens, qu'il me sembla voir ressusciter et se disputer de nouveau l'empire du monde dans un choc formidable des masses heurtées les unes contre les aytres.
Annibal représentait la protestation politique des nations contre la conquête romaine. Le général carthaginois avait rassemblé dans son camp les débris des peuples terrassés par lUercuIe italien, les avait unifiés, disciplinés et poussés de toute la puissance de son génie, de toute la force de sa haine contre l'ennemi commun. Qu'il fut resté vainqueur à Zama
comme à Cannes^ il n'y aurait eu qu'un déplacement
d'hommes et de choses. Garthage aurait pris des mains de Rome le sceptre du monde; le principe despotique de la conquête et de Tesclavage qui régissent Tantiquité n'en eût pas été alïaibh. Mais Rome, qui était la nation la plus digne de faire le Caisceau des temps antiques, ne devait être vaincue que par un nooTel idéal, une nouvelle évolution morale de Thumanité.