‹ Chasses aux grands fauvesChapitre 102 sur 163 · AU RHINOCÉROS · texte numérisé non relu

AU RHINOCÉROS

A affût.

B arbre isolé.

C lit desséché de rivière.

D direction du vent.

li buisson.

trajet des chasseurs.

trajet du rhinocéros.

F point où il a été tiré.

G point où ilaététrouvémortle matin.

lOO mcfres.

i84 CHASSES AUX GRANDS FAUVES.

l'avance. Ce petit calcul avait été fait par Rodzani, dès le début de l'installation. Nous en étions à la cinquième ou sixième nuit passée sans incident. Les quelques animaux qui avaient troublé la monotonie de notre attente, des buffles, des antilopes en majorité, avaient abordé la mare du côté opposé au nôtre. Ces animaux n'aiment pas à descendre un talus pour aller boire, car cet escarpement leur dérobe, lorsqu'ils sont en bas, la vue des alentours, et ils craignent les surprises. Mais du rhinocéros il faut toujours se méfier, et nous avons bien fait, comme on va le voir, de ne pas nous en rapporter au hasard.

Nous nous installons donc un soir comme je viens de le dire. La première heure se passe très tranquillement. Quoiqu'il n'y ait pas de lune, la nuit est très claire, le ciel étoile. Derrière nous, à 200 mètres (C), setrouve un lit de rivière à sec jonché de feuilles sèches qui sont de précieux avertisseurs pour nos oreilles aux aguets ; depuis quatre jours, notre pachyderme n'a pas fait la moindre visite à ces parages. Ce silence, cette monotonie de l'attente, mon immobilité, me donnent cette nuit-là une certaine torpeur : j'ai toutes les peines du monde à ne pas m'endormir; je me rotte la tète, je bois de l'eau, afin de chasser.... le sommeil. Mes hommes, silencieux comme des statues, selon leur coutume, écoutent et regardent avec vigilance. De temps à autre ils me touchent du coude pour me signaler ce qui attire leur attention; je prends aussitôt ma jumelle et, d'après l'allure, la démarche, plutôt que par la vision directe, je reconnais l'animal :

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