‹ Chasses aux grands fauvesChapitre 84 sur 163 · IN'CEXDIES ANNUELS. — UNE NUIT AGITÉE. — LES OISEAUX DE PROIE · texte numérisé non relu

IN'CEXDIES ANNUELS. — UNE NUIT AGITÉE. — LES OISEAUX DE PROIE

Les paysages africains. — Les feux de brousse. — Chaleur torride. — Préparation des spécimens. — Variétés chez l'éland. — Coup double. — Chasses aux antilopes. — Affût improvisé. — Lion blessé. — Chasseurs renversés. — Une chasse aux flambeaux. — Fin subite de ladite chasse. — Dimensions d'un lion adulte. — Les vautours et leurs mœurs. — Envoi d'akrassous. — Variétés de vautours. — Les marabouts. — Le nyangomba.

J'ai déjà indiqué la division des saisons de chasse. Nous voici arrivés en 1895 ^ ^^ période de sécheresse, au moment où le feu va balaver le pavs.

L'été, en France, on trouve, disséminés dans la campagne, des sites qui évoquent absolument, pour

moi, le souvenir des paysages africains et qui aideraient ceux qui n'ont jamais vu ceux-ci à s'en faire une idée. Au lieu d'immenses champs de blé jaunissant, mettez des herbes quelconques ayant la même apparence et couvrant des collines, des vallées, des rives de cours d'eau; aux bouquets d'arbres ou aux peupliers bien alignés, substituez des arbres sauvages jetés un peu au hasard et au feuillage sec (car c'est l'hiver ici) : vous vous serez représenté à peu près le pays herbeux. Pour les bois, remplacez les pins de la forêt de Fontainebleau, par exemple, par des arbres exotiques poussant au hasard, sans route ni sentier, ayant comme parterre une herbe courte et de petites plantes, et vous aurez évoqué la forêt africaine ordinaire. Tout à fait différente est la forêt équatoriale, celle de Stanley : plus dense, plus sombre, plus vaste, . plus entremêlée de lianes ; le sol en est couvert de I racines à fleur de terre, et l'humidité règne partout. Mais ici nous sommes encore loin de l'équateur, et ces amas de végétaux sont rares à l'ouest du Nyassa : en dehors de ces forêts et de ces plaines herbeuses, imaginez d'autres régions à herbe plus courte (haute d'un mètre environ), couvertes d'arbres rabougris et difformes ayant de quatre à cinq mètres et ressemblant à peu près à des pommiers, mais, hélas! sans fruit.

Il n'y a à peu près que ces trois aspects avec des aperçus d'une variété infinie : la plaine herbeuse ou boisée, la colline herbeuse ou boisée, les forêts qui y sont disséminées.

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