‹ Chasses dans l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 25 sur 79 · LES · texte numérisé non relu

LES

SRE

ere re

RÉ, Se

SSP Tree pr à

LAS me

Richard avait élé convié, et on l’avait nommé unanimement grand maître des cérémonies. C'était pendant l'hiver; le froid était excessif, et la neige, tombée depuis trois jours presque sans cesser, couvrait le sol à plusieurs pieds de hauteur.

Tandis que tous les nègres de M. Henderson, avec la gracieuse permission de leur maître, s'étaient hâtés de se rendre où le plaisir les attendait, l’Apollon esclave avait présidé aux soins de sa toilette avec une prédilection toute particulière. Du linge blanc, un col de chemise aussi démesurément long par devant qu'il était élevé par derrière, de telle sorte que la tête de Richard ressemblait à un bloc de charbon dans une feuille de papier blanc, un habit bleu à boutons d’or, aux basques longues à toucher les talons de ses bottes, — défroque de son maître, — une cravate de sole rouge frangée par les bouts, un gilet vert orné d’une pièce orange à l'endroit où jadis était placée ia montre, des bottes qui avaient autrefois vu leurs beaux jours, un chapeau de forme calabraise : tel était le costume élégant et fashionable à l’excès de Dick, the old Darkie Fiddler, qui, vêtu de ces hardes, se croyait aussi beau qu’Adonis.

Après avoir jeté un dernier coup d'œil au morceau de miroir relenu par trois clous à la muraille de sa chambre, et s'être lancé à lui-même un sourire qui exprimait une satisfaction toute personnelle, Richard prit son violon sous le bras et se mit en route.

La lune brillait au-dessus de sa tête, les étoiles scintillaient au ciel, pareilles, suivant l'expression pittoresque du violonneur, « à des clous dorés fichés au plafond du firmament par un audacieux tapissier ». Nul bruit ne se faisait entendre, si ce n'est le craquement de la neige à mesure que Richard appuyait ses pieds, appesantis par l’âge, sur sa croûte glacée. Le chemin qu'il avait à parcourir était fort étroit; ses méandres tortueux traversaient une forêt épaisse que la hache n'avait point entamée, et dont les profondeurs étaient encore aussi inconnues qu’à l'époque où

animel'hiver; s jours eds de

la grarendre présidé Jarticu- 1esuréde telle e charà bouons de ate de d’une re, des in chaélégant iddler, \donis.

eau de ambre , hit une n sous

Scintilue du firmafaisait mesure e, sur était forêt ès proque où

les Peaux-Rouges étaient seuls en possession du territoire. Ce sentier ne pouvait être suivi que par un voyageur à pied : aucune route frayée par une voiture n'existait à plusieurs milles à la ronde.

La solitude profonde et silencieuse de ce chemin devait infailliblement produire son effet, celui de la terreur, ou tout au moins de l’appréhension, sur un être appartenant à la race humaine; mais dans ce moment le vieillard était plongé dans des réflexions telles, que rien ne pouvait lui faire oublier l'anxiété qu’il éprouvait de ne pas arriver à temps au rendez-vous où il était attendu. Il doubla le pas en songeant aux yeux courroucés qu’allaient jeter sur lui les nègres et les négresses dont son absence retardait les joies et la danse, et il regrettait le temps qu’il avait perdu à polir outre mesure les boutons de métal de son habit, à étirer les deux pointes splendides de son col de chemise.

Tout en pensant aux reproches qui le menaçaient, le vieux Dick jeta les yeux à l'horizon, et la lune resplendissant audessus de sa tête prouva qu'il était encore plus en retard qu'il ne l'avait cru. Ses deux jambes se mirent alors à se mouvoir comme les roues d’une locomotive, de manière à se tenir toujours en tête de certaines ombres noires qui semblaient suivre tous ses pas dans le sentier de la forêt.

C'étaient des coyotes, d’horribles coyotes qui projetaient ces ombres, et qui de temps à autre laissaient échapper un jappement d’impatience et de convoitise; mais le vieux Dick n'y prenait pas garde.

Toutefois il fut bientôt forcé de donner toute son attention à ce qui se passait derrière lui, Il était parvenu à la moitié du chemin, et à travers les ogives ües arbres il apercevait déjà la clairière qu'il devait traverser pour arriver à l'endroit où on j'attendait. Les cris de rage des carnassiers redoublaient depuis un quart d'heure, et le bruit de leurs pattes, qui faisaient craquer la neige, inspirait au malheureux vieillard une horreur que rien ne saurait décrire. Le nombre de ces animaux paraissait aug-

Les Chasses, 3

ARRET np Vox NL Re > E = CR NE TE PU MG ER COGRREUUT VAT de Era

LA Len AE

menter à mesure qu’il avançait : on aurait dit une fourmilière vue à travers la lentille d'un microscope gigantesque.

Les loups, «dlans tous les pays du monde, y regardenl à deux fois avant de s’élancer sur un homme: ils étudient le terrain et attendent l'occasion propice. C’est ce qui se passail fort heureusement pour le vieux Dick, qui comprenait de plus en plus l'étendue du danger et doublait la rapidité de sa course à mesure que ceux qui le poursuivaient devenaient plus hardis, frôlaient ses jambes en grinçant des dents et cherchaient joyeusement à se devancer les uns les autres. Dick connaissait fort bien les habitudes de ses ennemis; aussi se garda-t-il de courir : c’eût été donner le signal d’une attaque générale, car les coyotes ne s’'élancent que sur ceux qui ont peur.

La seule chance de salut qui lui restt, c'était de prolonger cette croisière dangereuse jusqu’à la lisière de la

‘forêt. Là, suivant son espoir, les coyotes, qui n'osent pas

s'aventurer sur un plateau sans abri, le quitteraient et le laisseraient continuer librement sa route. Il se rappelait aussi qu'au milieu de la clairière s'élevait une cabane abandonnée, et la pensée d'atteindre ce refuge lui rendit une partie de son courage.

L'audace des coyotes augmentait à chaque instant, et le malheureux nègre ne pouvait regarder autour de lui sans voir des yeux brillants qui remuaient dans toutes les directions comme les phosphorescentes lueurs des mouches de feu pendant la saison d'été. Les uns après les autres, les quadrupèdes essayaient leurs dents contre les jambes mai: gres du vieux Dick, qui, ayant perdu son bâton, eut recours à son violon pour éloigner ses ennemis. Au premier coup qu’il porta, les cordes produisirent un son répercuté au même instant par l’âme du violon, et ce bruit éolien eut le pouvoir immédiat de faire sauter au loin les coyotes, surpris par cette musique insolite.

Dick, observateur par nature et par nécessité, se mit alors à racler son violon avec les doigts : aussitôt les animaux

e fourmiantesque, regardent s étudient ce qui se 1 compreublait la | poursuis en grindevancer habitudes c'eût été oyotes ne

t de prore de la osent pas ient el le lait aussi ne abanndit une

ant, et le à lui sans les direcuches de tres, les ibes mai:

, eut reà premier épercuté iolien eut coyotes,

mit alors animaux

carnivores manifestèrent de nouvelles marques d'étonnement, comme si une charge de plomb avait cinglé leur peau. Cette heureuse diversion, répétée à plusieurs reprises, amena Dick sur la lisière du bois; aussitôt, profitant d’une opportunité favorable, il s'élança en avant, grattant toujours les cordes du violon et se dirigeant vers la cabane de la clairière.

Les coyotes s'arrêtèrent un instant, la queue serrée entre les jambes, regardant leur proie fuir devant eux; mais bientôt leur instinct dévorant reprit le dessus, et, poussant un clapissement unanime, ils s’élancèrent tous à la poursuite du malheureux nègre. Si le hasard avait fait que ces carnivores eussent atteint le vieux Dick dans ce moment de rage, c'eût été en vain qu'il eût eu recours à son violon. En courant il avait détruit le charme, et les coyotes ne se fussent point arrêtés pour l’écouter, eût-il joué comme jadis Orphée, ou comme de nos jours le célèbre Paganini.

Par bonheur, le vieillard atteignit la cabane au moment où les coyoles étaient sur ses talons. D'une main rendue doublement vigoureuse par l’imminence du danger, il repoussa la porte de la hutte protectrice et en assura la fermeture au moyen d’un ais qui se trouva à sa portée. Puis il se hissa, non sans de nombreux accrocs faits à ses nippes, sur le sommet du toit à jour, dont les poutres étaient seules restées appuyées sur les blocs de bois qui s’élevaient aux quatre coins des murailles.

Le vieux Dick se trouvait comparativement hors de danger; mais les coyotes manifestaient une fureur qui redoublait à chaque minute et menaçait de devenir terrible. Plusieurs d’entre eux avaient pénétré dans la cabane, et, conjointement avec ceux qui étaient restés au dehors, ils s’élançaient aux jambes du ménétrier, que des mouvements ra-

* pides, des coups de pied multipliés garantissaient à peine de nombreuses morsures.

Le vieux Dick, malgré ses angoisses, n'avait point oublié son violon , qui lui avait sauvé la vie au milieu de la forêt. Saisissant son archet d’une main ferme, il tira de l’in-

dhneuse ve mb Gr RS

Le OT

nn al NE ET HERENT TEE ET

rene

M Em

strument un accord strident qui domina les clapissements élourdissants des covotes et les fit taire comme par enchantement. Le silence continua dès lors, n'étant interrompu que par les sons frénéliques que produisait le violon, sous les doigts agités par la peur du vieux ménétrier nègre.

Cette musique peu harmonieuse ne pouvait satisfaire longtemps les carnivores affamés, et aux efforts qu'ils renouvelèrent bientôt pour atteindre leur proie, le vieux Dick comprit que le bruit ne suffisait pas pour enchanter les loups : ils s'élançaient plus furieux que jamais contre la muraille, et cherchaient à l'escalader. 11 se crut perdu, surtout lorsqu'à un demi-mètre de ses jambes flageolantes, il aperçut la tête énorme d’un coyote dont les veux grands ouverts paraissaient jeter feu et flamme.

« Dieu me vienne en aide! s'écria-t-il, je suis un homme mangé ! »

Et, sans savoir même ce qu'il faisait, il laissa errer sur son violon ses doigts agités par un mouvement nerveux, et se mit à jouer le fameux air national: Yankee Doodle : c'était le chant d’un cygne célébrant son Requiem à l'heure de sa mort.

Mais soudain, à miracle de l'harmonie, le calme se fit autour du ménétrier nègre : Orphée n’était point une fable : les animaux obéissaient à cet enchantement nouveau, et lorsque Dick , revenu de sa terreur, put comprendre se qui se passait autour de lui, 1l se vit entouré de spectateurs cent fois plus attentifs aux chärmes de la musique que ceux qui avaient avant ce jour-là admiré son talent d'exécutant, Cela était tellement vrai, qu’aussitôt que son archet “essait de se mouvoir, les coyotes sautaient en avant pour renouveler la bataille.

Dick savait maintenant quels étaient ses moyens de salut: il s'agissait de jouer du violon jusqu’à ce que quelque secours lui arrivât. Bientôt, cédant à l'entrainement de l’art, le ménétrier parvint à oublier le danger qu'il courait : s'abandonnant à toutes les fantaisies de son inagination, il donna à son auditoire de quadrupèdes un concert dans le-

DE EDR Se RER AM RE ESA

He LS +

RE

ssements enchanerrompu nn, sous œre.

alisfaire u'ils reux Dick nter les ontre la perdu, olantes, grands

homme

sur son t se mit le chant rt.

e se fil > fable :

au, et se qui lateurs 10 que d'exéarchet il pour

salut :

ue see l’art, t:s'alon, il ins .le-

LS ds

quel il se surpassa. Jamais il n'avait joué avec plus de goût, d'âme et d'expression. Aussi oublia-t-il, dans l'enivrement de son triomphe, la noce et sa brillante illumination, le punch au whisky et le souper fumant sur la table qui l’attendaient non loin de là.

Mais, hélas! toute médaille a son revers en ce monde, tous les jours de plaisirs ont leur lendemain d’angoisses. A mesure que la nuit avançait, le vieux nègre sentait le froid pénétrer ses membres engourdis. C’est en vain qu'il tentait de se reposer : si l’archet abandonnait les cordes du violon, les coyotes s’élançaient contre les parois de la cabane ; si, au contraire, il continuait à s’égarer dans les méandres de l'harmonie, ces dilettanti d’une espèce nouvelle s'asseyaient sur leur train de derrière, leur queue touffue allongée sur la neige, les oreilles dressées, la langue pendante hors de leurs mâchoires entr'ouvertes, et ils suivaient , par un mouvement mesuré de la tête et du corps, tous les rhythmes exprimés par le violon du vieux Dick.

Pendant que cette scène fantastique, illuminée par les rayons de la lune, se passait sur la clairière, les nègres qui attendaient leur camarade pour commencer la fête, s'impatientaient fort, et ne savaient que penser du retard de leur musicien, ordinairement très-exact. Enfin, de gucrre lasse , six d’entre eux sortirent de l'habitation pour aller à la découverte, et arrivés près de la cabane sur le haut de laquelle Dick était perché, ils aperçurent une trentaine de coyotes dans la position que j'ai décrite. Le vieux ménétrier continuait toujours son concert forcé , les yeux fixés sur ses mortels ennemis. |

Au moment où les six nègres poussèrent un cri simultané, la bande entière des carnivores pensa qu'il était temps de fuir. En un clin d’œil ils eurent tous disparu, et le ménétrier, gelé el morfondu , tomba évanoui dans les bras de ses sauveurs. Ses cheveux crépus, qui malgré son grand âge étaient encore noirs au moment où il avait fait sa toilette, avaient blanchi dans l’espace de deux heures.

L'OPOSSÜM

Un gascon très-loustic et fort amusant, que j'ai beaucoup connu aux i tats-Unis, me racontait que, se promenant un jour dans les bois, il rencontra un opossum sur son chemin. Frappé de la bizarre tournure de ce gibier nouveau, il lança sur lui un simple stick qu'il tenait dans les mains.

« Cé crapaud-là, disait-il en me narrant son aventure, — s'arrêta net, comme s’il avait eu les reins cassés par ma badine ; zé lé glissai délicatement dans la poce dé ma veste, satisfait dé né pas rentrer brédouille à la maison. Au moins, pensais-je en moi-même, Z'aurai du rôti à mon diner. Sacrébleu ! qu’est-cé qué c’est qué céla? m'’écriai-2e en sentant des dents aiguës qui, à travers la toile dé mon vêtément, pénétraient dans lé bas dé mes reins, cé diable d'animal va endommazer mon pantalon! Zé lé tirai hors dé ma poce, et lé saisissant par les pattes, zé lui appliquai sur le museau un coup de poing qui aurait assommé un

caucoup nant un on cheouveau, mains. ture, — par ma dé ma aison.

il à mon riai-2Ze é mon diable hi hors pliquai mé un

AA VTES

bœuf, « Es-tu content, méchante bête? » iui dis-ze en le zétant sur mon épaule.

« Sandis! mon cher, cet infernal opossum ! n'était point satisfait, car il mé mordit l'oreille. Pour cette fois, zé lui trépignai les côtes, et z'entendis ses os craquer; puis lé prénant par la queue, dé crainte dé mé salir les mains, z'allais continuer ma route, quand ce brigand il sé retourna et mé pinça les doigts. Ah! pour lors, zé lé lâçai: et, vous mé croirez si vous lé voulez, zé consens bien à être pendu à la plus haute vergue dé l’un des navires du port de Bordeaux, si zamais zé mé baisse pour ramasser un opossum. »

J'étais fort intrigué au sujet de l'opossum ; j'avais souvent entendu parler de cet animal, et l’on m'avait raconté que, surpris par le chasseur, dès qu'il voit que la fuite lui est impossible, il use de stratagème et fait semblant d’être privé de la vie, comme s’il avait été mortellement atteint par le plomb du chasseur.

Si par hasard, le croyant véritablement mort, vous détournez la tête, ou le jetez négligemment dans votre gibecière, l’opossum choisit l'instant propice, et s’élance hors de portée, au moment où vous y songez le moins. Cette ruse du sarigue américain a donné cours à un proverbe trés-usité aux États-Unis : « Imiter l’opossum {playing’possum), » Ce qui correspond tout à fait à notre dicton français f'aire le mort. A suffit, m'avait-on dit, qu'on lui donne sur la tête une tape qui pourrait à peine tuer un moustique,

1 Cet animal, particulier à l'Amérique du Nord, apparent à la famille des sarigues, À le voir, on croirait de prime abord qu’il est dépourvu de tout instinct, tandis qu'au contraire il possède toutes les ruses qu'un renard tient renfermées dans son sac. L'opossum femelle est gratifiéc d'une poche où, au moindre danger, ses petits cherchent un refuge, et au fond de laquelle sont abritées les mamelles qui les nourrissent. Une autre particularité de la struclure anatomique de ces animaux, c’est que le premier doigt de leurs pieds de derrière est sans ongle, et séparé des autres comme le pouce de la main humaine, tandis que les autres doigts, placés l’un contre l’autre, sont armés d'ongles longs et crochus,.

| + iE

IT D : D ed

pour qu'il allonge sur-le-champ ses membres avec autant de roideur qu’un cadavre sur la table de dissection : en un

ot, à fera le mort. Dans cette situation, on peut le torturer, lui couper la peau, l’écuorcher presque, pas un de ses muscles ne bougera; ses veux ueviennent ternes comme s'ils étaient recouverts de poussière, car l’opossum n'a point de paupière pour garantir sa vue: vous pouvez même le livrer aux morsures de vos chiens, persuadé qu'il est mort; mais si vous l’oubliez pendant une minute, il entr'ouvre ses yeux demi-clos, et dès que l’occasion lui paraît favorable , 11 détale sans crier gare.

Dans le cours de mes chasses, je n'avais jamais trouvé un opossum à portée de mon fusil: peut-être, n’eût élé par curiosité, aurais-je hésité à user ma poudre en tirant sur cet animal, lorsqu'un planteur de la Louisiane, sur l'habitalion duquel j'étais allé passer quelques semaines, m'’assura que les bois qui environnaient sa demeure étaient remplis lopossums.

« Souvent, disait-il, mes nègres, lorsqu'il fa : clair de lune, quittent leurs cases, armés de haches et suivis d’un chien pelé qui, malgré sa laideur, possède un nez sans pareil. C'est lui qui indique la piste, et guide les chasseurs au pied de l'arbre sur lequel le gibier a cherché un refuge.

« Une torche de résine est sur-le-champ allumée, et la hache retombe à coups redoublé sur l'arbre recéleur de l'opossum, sans égard pour la vigueur ou pour l'âge vénérable du chêne hospitalier, lequel craque dans son écorce et va bientôt couvrir le sol de ses débris. Il faut alors entendre les chants de mes moricauds, leurs plaisanteries, leurs cris gutturaux, dont ren ne peut donner une idée. L'arbre cède ; et ce mouvement inusité, incompréhensible à l'opossum, au lieu de lui faire voir que le danger approche, l’engage à se hisser plus avant dans les branches. Patatras! l'arbre est à terre, et le sarigue £vec lui, retombant quelquefois dans la gueule du chien. Si, par haserd, il a Ja

Page 1