‹ Chasses dans l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 3 sur 79 · SON · texte numérisé non relu

SON

PRÉFACE XIII de son nez: dès ce moment tout dépend de votre adresse.

Un matin, dans le bois de Tarry-Town, sur les bords de l’Hudson., un de mes amis et moi nous avons, en deux heures de chasse, épuisé nos poudrières et nos sacs à plomb, et ensaché les unes sur les autres cinquante-cinq bécasses. 11 va sans dire que nous en avions manqué le double.

La perdrix américaine (tetrao coturnix) est de petite taille, à peine grosse comme une énorme caille d'Europe, et son plumage ressemble, à peu de différence près, à celui de nos perdrix grises. Du reste, ce sont mêmes mœurs, mêmes habitudes, mêmes ruses, — plus l’instinct de se percher comme des grives, lorsque la terre leur paraît trop dangereuse.

Que de fois, sur les hauteurs d'Hoboken, vers la rive droite de l'Hudson, ou bien encore dans les broussailles de Long-Island, à quelques lieues de New-York, je me suis amusé à poursuivre, de remise en remise, une ou deux compagnies de quails, qui toutes partaient en bloc avec le bruit du tonnerre, et ne se dispersaient qu'après avoir compris l'impossibilité de résister! Le vol de la perdrix américaine est vraiment extraordinaire, et

Je me souviens avoir suivi des yeux, à l'aide d’une

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