‹ Chasses dans l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 4 sur 79 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

linette de poche, un de ces oiseaux qui traversait l’Hudson et allait se remiser à deux kilomètres de l'endroit de son départ, au milieu d'une foule de joncs piacés sur un monlicule de sable le long de la berge.

Les coqs de bruvère de l'Amérique du Nord se divisent en deux familles distinctes : les partridges, — qui sont d'énormes oiseaux de la grosseur d’une poule, — et les pinnated grouses (faisans aux pieds pattus), pareils à nos lagopèdes d'Europe, dont les mœurs sont en tout semblables à celles des oiseaux du vieux continent. Comme nos faisans de France, les coqs de bruyère américains vivent au milieu des bois, picorent le grain des fermiers riverains, et se font chasser au chien d’arrêt. Il n’est pas rare, dans l'État du Connecticut, et surlout dans ceux du Missouri et du Kentucky, d’être forcé de rentrer au logis, car on ne peut plus porter sa gibecière. Du reste, une douzaine de grouses suffit à la charge d’un chasseur. On est libre de retourner, l'après-midi, à la poursuite de ces admirables oiseaux, dont la chair est le plus délicieux manger qui soit au monde.

Et puisque j'ai effleuré cette question délicate, il m'est impossible de ne point parler d’une espèce

de canards nommés canvass back (dos de toile à

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