‹ Chasses dans l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 67 sur 79 · LES · texte numérisé non relu

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n'en produisait pas moins à l'oreille des Sioux une harmonie tellement insolite, que ce chaudron d'Épinal recevait les hon: neurs de la soirée. Je raconte rai l’histoire de cet instrument avant de terminer cet article; mais revenons d'abord à nos bisons.

Je ne crois point qu'il soit utile de décrire à mes lecteurs la forme, la taille et les mœurs de ce genre de la race bovine. Buffon et surtout Audubon ont tracé de main de maitre le tableau complet de la vie de ces animaux. Je me bornerai à

raconter les traits saillants qui doivent être connus de tout chasseur. Il n’est pas d’être animé qui soit aussi tenace à la vie qu'un bison: à moins d’être frappé juste à travers les poumons, ou d’avoir l’épine dorsale fracassée, il échappe presque toujours à la poursuite du trappeur. Bien souvent même, atteint mortellement au cœur, l'animal possède encore une force vitale assez grande pour aller tomber à une distance immense, et c’est ce qui arrive toujours lorsqu'il voit le chasseur suivre sa piste. Si, au contraire, le chasseur s'arrête et se cache à la vue du gibier, celui-ci cesse de courir, et bientôt se laisse choir pour ne plus se relever. Rien n’est plus horrible à voir que les efforts suprêmes d’un bison qui va mourir : la noble bête paraît comprendre qu'elle ne

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