POÉSIE ARABE DE NOS JOURS
be La littérature proprement dite n'est plus en honneur he les Arabes de r RAA Quelques talebs (*), en
le religion; mais ces écrits peu connus n'entrent même À dans la circulation.
- La poésie, chez les Arabes de l'Algérie, est aussi à
-1 ee Qc omoplate.
(*) Taleb, qui demande, sous-entendu la science, — léttré,
son déclin, quoique l'on puisse dire qu'elle leur soit restée familière et qu'ils aient l'imagination chaude et facile à l’exaltation.
L’Aræbe sent les beautés de la nature, mais ses sensations et sa verve s’exercent plus particulièrement sur la beauté, les charmes de la femme, l'excellence des chevaux, la bonté et le luxe des armes, les faits de guerre, Chasse, elc.
Cette poésie se manifeste par des Gals et Ghrazels, sortes de lais.
Quelques-uns s’écrivent, la plupart se chantent dans l'inspiration, se répètent de mémoire, et vont ainsi de tribu en tribu à travers l'Algérie, colportés par les Diseurs, derniers vestiges des anciens bardes et trouvères d'autrefois.
Ces diseurs se divisent en Gouals, Aiats et Meddah's.
Les Gouals, ou poëtes ambulants, doués du don de l'improvisation, vont de douar en douar, au foyer hospitalier des grands et des riches, chanter, en s'accompagnant de la flûte primitive et du tambourin, les exploits des guerriers en renom, les amours d'amants célèbres.
Ils fréquentent les marchés, les réunions, les noces et les fêtes.
Mais comme tout passe en ce monde, ils vont tous les jours s’éclipsant, et, moins heureux que leurs devanciers de l’ancienne Grèce ou des régions du Nord, les derniers diseurs arabes voient finir avec eux leurs chants et leurs récits héroïques. J'en excepte toutefois ceux qui ont été tirés de l'oubli par plusieurs ouvrages sur l'Algérie, entre autres par les livres du général Daumas.
“HiUe 01 UD VA #7
ete AN, u »