AVANT-PROPOS
ses diverses qualités était impossible, quand on voulait apprécier Chateaubriand : que c'était toujours lui qui était en spectacle; que son âme était la trame de toutes ses conceptions et de toutes ses productions; et nous avons cru que la clarté de notre étude gagnerait à un examen particulier de chacune des œuvres de cet homme de génie 9 ensuivant la date de la publication. Il n'y avait qu'un péril à éviter } celui des répétitions.
Nous avons dû faire beaucoup de citations ; notre but esttn effet d'arriver à donner une idée complète de l'écrivain, alors même que le lecteur n aurait pas dans sa bibliothèque la collection des œuvres de Chateaubriand. Nous ne pensons pas cependant avoir abusé de ce procédé. Nous n'avons pas cité quand ce n'était pas utile pour mieux faire comprendre ou justifier notre jugement.
Qui pourrait se plaindre, au surplus ?
C'est comme si, à la Tribune de Florence, ou dans le Salon carré du Louvre, on craignait d'offusquer les regards d'un visiteur attentif et ami du beau, en augmentant d'un plus grand nombre d'admirables toiles, l'exposition d'un des plus illustres maîtres.
Mars 1893.