‹ Chateaubriand: Essai Médico-PsychologiqueChapitre 11 sur 27 · VER · texte numérisé non relu

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qu'il Jui faut prendre son mal én patience. Que devons-nous en penser ? Poussées tuberculeuses évolutives ? Cela en présente bien les symptômes et le tableau clinique. Il en guérit en fout cas, ou, s'il en meurt, ce sera cinquante ans plus tard,

Il semble qu'après toutes ces crises qui traversent sa jeunesse, Sa santé se stabilise à mesure qu'approche l’âge mur. Mme de Chateaubriand note pourtant dans ses souvenirs : «Au mois d'avril 4808, M. de Chateaubriand fut atteint d’une fièvre lente, avant-coureur d’une grave maladie qu'il fit pendant l'été. » (6), Nouvelle poussée évolutive ? Maladie infectieuse banale ?

En 1811, raconte encore sa femme, il se croit pendant plus d'un an atteint d'un anévrysme de l'aorte, parce qu'il connaît quelqu'un qui en est atteint : «Il commença à se sentir fort souffrant de palpitations et de douleurs au cœur. » (7). IH a la chance de consulter Laënnec, qui le comprend au premier coup d'œil et se garde bien de lui prescrire des médicaments : «IF n'avait qu'une douleur rhumatismale, et l'imagination s’en étant mêlé, une douleur, à laquelle M. de Chateaubriand n'aurait pas fait attention dans un autre moment, pensa lui causer une maladie réelle. » 49). Retenons ce pithiatisme qui entrait certainement pour une grande part dans sa nature.

Quoique rassuré, il continuera néanmoins à s'occuper de sa santé : peut-être se rappelle-t-elle à lui par divers petits malaises qui ne font pas une maladie, mais qui le tracassent bien plus : palpitations, boullées de chaleur, émotivité, douleurs rhumatismales, oppression : «J'ai pensé étouller cette” nuit, écrit-il à Mme Récamier; je vais me mettre les pieds dans la moutarde » (9, et encore : «J'ai peur maintenant des sensations... mon sang se précipite dans mon cœur avec

(16) Mémoires de Mme de Chateaubriand.

(17) Mémoires de Mme de Chateaubriand.

(18) Mémoires de Mme de Chateaubriand.

(19) Madame Récamier et ses amis.

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