‹ Chateaubriand: Essai Médico-PsychologiqueChapitre 8 sur 27 · ETUDE MEDICALE · texte numérisé non relu

ETUDE MEDICALE

« Les maladies nous gâtent le jugement et le sens, et si les grandes l’altèrent sensiblement, je ne doute pas que les pelites n’y fassent impression à leur proportion. »

(PASCAr..)

Etat physique et état psychique s’intriquent et retentissent mutuellement l’un sur l’autre. Ce n’est que pour la commo- ‘dité de l’étude qu'il me faudra les séparer, et que j'étudierai dans un’premier chapitre la santé de Chateaubriand et dans

un second son état intellectuel.

« Du caractère de mes parents sont nés les premiers sentiments de ma vie. » (1), Quels étaient donc ces parents, qui eurent tant d'influence sur sa santé physique et morale ?

Parmi ses ancêtres, Chateaubriand signale au xvim siècle Alexis de Chateaubriand : « Ivrogne décidé, il passait ses jours à boire, vivait dans le désordre avec ses servantes, et mettait les plus beaux titres de sa maison à couvrir des pots de beurre. » (),.

Son père, René-Auguste de Chateaubriand, après une vie mouvementée de marin et de cadet pauvre, passée à courir après la fortune qui lui permettrait de rétablir une situation

digne de son nom, s'était marié sur le tard. « Grand et sec,

FAURE, 9

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