‹ Chateaubriand et l'hystérieChapitre 5 sur 24 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Je dois le dire tout cl’abord : l’impression générale rapportée par moi des collections et des laboratoires que j’ai visités en Allemagne est toute à l’avantage de Paris, sinon de la France, car il faut bien se garder ici d’une confusion. Paris est sans conteste, pour les sciences biologiques, le centre le plus actif de l’Europe, bien plus actif que Vienne, Leipzig ou Berlin. Mais, d’autre part, nous n’avons en France rien qui ressemble à ces universités de second ordre répandues sur le territoire germanique, non moins vivantes que les grandes, et par lesquelles ont passé tous les hommes marquants dans les sciences, au temps de leur jeunesse et de leur plus grande activité intellectuelle. Et si Paris (nous le répétons) est à tous les points de vue la première ville universitaire du monde, l’Allemagne l’emporte de beaucoup à son tour par ses ressources d’enseignement supérieur sur la France prise dans son ensemble. Pour ce qui touche le Muséum en particulier, le professeur d’anatomie comparée, avec le personnel, les laboratoires et les ressources dont il dispose, serait mal venu à se plaindre ou à envier qui que ce soit. Certes, la collection

que lui ont laissée ses prédécesseurs est en assez triste état par différentes causes, mais elle n’en demeure pas moins une des plus riches, et nous n’avons guère vu que la collection de 1 université de Berlin (M. Reichert) qui puisse lui être comparée. Encore celle-ci est-elle dans un état d’entretien beaucoup moins satisfaisant que la notre. Sans doute , les laboratoires dépendant de la chaire d’anatomie comparée du Muséum pourraient être mieux agencés et de façon plus conforme aux exigences de, la science actuelle, mais ces laboratoires sont vastes, bien éclairés, et suffisants pour de nombreux élèves; les fonds d’entretien représentent une somme plus élevée que n’en possèdent la plupart des services à peu près similaires dans les universités allemandes; le personnel

est plus nombreux 1.

1 On consultera avec intérêt le tableau suivant des crédits des instituts des universités prussiennes de Berlin , Breslau et Goettingue, que nous avons visites, d’après le budget prussien pour 1877-1878. ( üebersicht der Einnahmen und Auscjaben der Universitâts-Institute , nach den Etats pro licn Apnl 1877-1878 .)

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