Var. Id., ibid., p. 50 : « Le soir, au logis
guère plus heureux. J'avois le malheur d'avoir pour certains mets une répugnance invincible*, on me forçoit d'en manger. J'implorois les yeux de La France ^''^ pour qu'il m'enlevât mon assiette lorsque
mon père par hazard tournoit la tète ^; car si je
laissois [ne mangeois pas] ce qu'on m'avoit servi, j'aime lois coucher sans souper. J'ai ^^^ souvent ainsi souffert de la faim. Pour le feu, même rigueur. On ne souffroit pas que j'approchasse de la cheminée ^ Il y a loin de là aux soins que l'on donne -^^ aux . enfants d'aujourd'hui*.
Mais si j'avois des peines qui ne sont plus connues^'^ de l'enfance, j'avois aussi des plaisirs qu'elle ignore presqu'entièrement^ On ne sent^**^ plus^''^ ce
(A). Ici doux ou trois lettros barrées et indéchiffrables.
(B). J'ai cru liro « sent » dans le manuscrit; mais je garantis d'autant moins ma lecture que la leçon « sait » fournie par les deux autres textes (do 18*26 et do 1850) offre un sens bien plus satisfaisant, que le mot, quel qu'il soit, est en surcharge, assez mal écrit par conséquent, et que je n'ai pu déchiffrer les deux ou trois lettres que Chateaubriand avait primitivement écrites.
(a). Var. Manuscrit de 4826, p. 31 : « J'implorais des yeux Lafrance... »
(6). Var. /rf., ibid, : « ... aux soins ^i/'ow donne... >• (c). Var. Id.j ibid, : « ... qui ne sonipas connues... » {d). Var. Id., ibid, : « On ne sait plus... «.Voir plus haut note B.
1. Var. Texte de 48o0, id,, p. 50 : « J'avais une répugnance pour certains mets... »
2. Var. îd., ibid. : « J'implorais des yeux La France qui m'enlevait adroitement mon assiette, quand mon père tournait la tête. Pour le feu, même rigueur... »
3. \aLT,Id.,ibid. : « il ne m'était pas permis d'approcher de la cheminée... »
4. Var. Id.y ibid, : « II y a loin de ces parents sévères aux ^d^e-enfants d'aujourd'hui... »