‹ Chateaubriand: études littérairesChapitre 30 sur 154 · Var. W., ibid, : « Mais si j'avais des peines qui sont · texte numérisé non relu

Var. W., ibid, : « Mais si j'avais des peines qui sont

que c'est que ces ^^^ fêtes de religion et de famille où la patrie entière et le Dieu de cette patrie avoient l'air de se réjouir avec vous S [où le paysan dans sa cabane mangeait le même gâteau que le Roi dans son palais, Vesj)érance d'un pareil jour qui revenoit tous les ans fesoit supporter aux misérables 364 de privations et de travaux], Noël, le premier jour de l'an, les Rois, [le Carnaval,^ Pâques, la Pentecôte, la Saint-Jean grâces ^''^ à la Religion étoient pour moi des jours de bonheur ^ Il n'y a que la

qu'on ne chommoit on

S -François [que je ^"^] point : [personne] n'a jamais

célébré ma fête, [et comme Job fai maudit le jour

oie je suis né] car je n'ai jamais apporté de joie à

personne : et^^^ comme Job, j'ai maudit le jour où

(A). J'avais cru lire « les » ; mais si je ne me trompe, on pouvait lire tout aussi bien « ces » ; et sans doute, c'est la leçon qu'il convient d'adopter. (B). Ici, quelques lettres barrées et indéchiifrables.

{a). Var. Manuscrit de 1826, p. 31 : « ... grâce k la religion... » (b), Var. /rf., p. 32 : « ... de joie à personne. Comme Job... »

inconnues de l'enfance nouvelle, j'avais quelques plaisirs qu'elle ignore. On ne sait... »

1. Var. Texte de 4850^ éd. Biré, I, p. 50 : « On ne sait plus ce que c'est que ces solennités de religion et de famille où la patrie entière et le Dieu de cette patrie avaient l'air de se réjouir : Noël... »

2. Var. Id., ibid. : « Noël, le premier de Tan, les Rois, Pâques, la Pentecôte, la Saint-Jean, étaient pour moi des jours de prospérité... » Tout le développement qui suit dans le fragment autographe et le Manuscrit de ^826 : « Il n'y a que la Saint- François... se distinguait par sa piété », a été entièrement supprimé et remplacé par un autre tout différent : « Peut-être l'influence de mon rocher natal... autre religion que la catholique », qui ne se retrouve nulle part ailleurs dans le Manuscrit de 1826,

je suis né. Cette petite ville de S'-Malo remplie

de hardis navigateurs et d'hommes habitués aux

[temps] périls, se distinguoit par sa piété. Elle

avoit de plus quelque chose d*étranger, [ne ressemblait à aucune ville de France, elle avoit

singulièrement quelque chose d'étranger] ; et rappelloit par ^^^ ses

l'Espagne

mœurs, et même par le costume des^"^ habitants*.

Plusieurs familles malouines^^^ étoient établies à Cadix, et plusieurs familles de Cadix résidoient à S'-Malo^. S'-Malo lui-même par sa position dans une presqu'île, par le caractère de son architecture, par sa chaussée, ses citernes, ses murs et^"^^ ses forts avancés dans la mer, a beaucoup de ressemblance avec Cadix; et quand j'ai vu cette der-

(A). tt Par » est écrit en sarchargo : jo n'ai pu déchiffrer le mot, ou le commencement do mot que Chateaubriand avait d'abord écrit.

(a). Var. Manuscrit de i8i6, p. 32 : « ... le costume de $es habitants. »

(b). Var. Id., ibid. : « Plusieurs familles en étaient élablies... • (c). Var. /rf., ibid. : « ... ses murs, ses forts... «•

1. Var. Texte de 4830, id., p. 48 : « Mes compatriotes avaient quelque chose d'étranger, çui rappelait TEspagne... » — Le développement qui commence ici dans le fragment autographe et \e Manuscrit de 4826 se trouve placé plus haut dans le texte courant des Mémoires d' Outre-Tombe, et suit immédiatement le paragraphe qui se termine par ces mots : «... des enfants, fiers de leurs habits neufs et de leur braverie. » (cf. ci-dessus, p. 67, note 1.)

2. Var. Id., ibid. : « Des familles malouines étaient établies à Cadix; des familles de Cadix résidaient à Saint- Malo... »

je me suis ('^^ nière ville, [fai sur le cha] [songé sur le champ] de

la première ^''^(*).

La cathédrale de S'-Malo placée au centre de d'un assez mauvais la ville [est assez grande et\ d'un ^®^ gothique [assez

mauvais^ mais elle] est grande, sombre, religieuse ^^^ et [singulièrement] la multitude ^^^ autels des saints ■'' et des chapelles la rend extrêmement dévote. Deux couvents de filles dont l'un [avoit vue sur la] ^^^ colé aux remparts avoit ^^^ vue sur la mer, un couvent de Cordeliers et un

(A). ÉvidemmeDt Chateaubriand a laissé tomber en route le mot « souvenu » qu'il voulait écrire.

(15). Chateaubriand a sans doute oublié d'effacer « d'un ».

(C). Le mot « autels » est très mal écrit dans l'autographe, et peut-être faudrait-il lire quelque chose comme : « d'autels ».

(D). Ici un mot barré et illisible. Et même je n'aurais pu deviner ou conjecturer les quatre mots barrés qui précédent : « avait vue sur la », si je n'avais été mis sur la voie par ce qui suit.

(Ë). J'avais cru lire d'abord : « a droit vue sur la mer » ; mais je m'étais trompé sans doute, et il faut lire, je pense, comme dans le Manuscrit de iSU,

(a). Var. Md^miscrit de 1826, id., p. 32 : « ... je me suis souvenu de la première. »

(b). Var. Id., ibid. : « ... d'un assez mauvais gothique, est grande, sombre et religieuse... »

(c). Var. Id., ibid. : « ... la multitude des autels, des saints et des chapelles... >• J'inclinerais à croire que la virgule placée après « autels » est une faute de lecture.

1. Var. Texte de 1850 (éd. Biré, I, p. 48) : « La position insulaire, ta chaussée, /^architecture, les maisons, les citernes, tes murailles de granit de Saint-Malo, lui donnent un air de ressemblance avec Cadix : quand j'ai vu cette dernière ville, je me suis souvenu de la première. » — Tout le développement qui suit dans le fragment autographe et le Manuscrit de 1826 : « La cathédrale de Saint-Malo... à Tembouchure de la Rance », ne figure pas dans le texte courant et définitif des Mémoires d'Outre-Tombe.

autre de Bénédictins, l'église d'un très bel hôpital appelle S'-Sauveur, quelques petites chapelles isolées où les matelots accomplissoient des vœux après des naufrages, composoient les édifices religieux de la ville. Il y en avoit d'autres dans un faubourg charmant appelle S'-Servan, situé

en terre ferme

entre le port marchand et le port militaire à l'embouchure de la Rance. Aux fêtes dont j'ai parlé plus haut, on me conduisoit avec mes sœurs à

au(B) ces^^Miverses églises*. Quelquefois c'étoit [à la Victoire] ce couvent d'Ursulines ^'^^ bâti [au bord] sous les murs de la ville au bord de la mer : [et] mon

quelques oreille étoit frappée par la douce voix ^^^ de [quelques]

femmes invisibles dont les paisibles cantiques se mêloient aux [înurmures] mugissements des vagues pour louer Celui qui creuse le gouffre de la mer et [forme] l'abyme du cœur de l'homme. Le plus souvent on nous menoit à la cathédrale ^ ^^^ lorsque ^'^

(A). « Ces » est écrit en surcharge : je n'ai pu lire le mot, ou le commencement de mot qu'il remplace.

(B). Chateaubriand a sans doute voulu écrire en dernier lieu : « au couvent d'Ursulines », et il a oublié de barrer « ce ».

(G). Ici, il n'y a pas de signe de ponctuation pour séparer les deux phrases, et « lorsque » a l'air d'être écrit avec une minuscule. Simple négligence sans doute.

(a). Var. Manuscrit de 1826, p. 33 : « Quelquefois c'était le couvent des Ursulines... »

{h), Var. Id,, ibid. : « ... par les douces voix... » (c). Var. /rf., ifjid. : «... à la cathédrale. Lorsque... »

1. Var. Texte de 4850, id., p. 51 : « Durant les jours de fête que je viens de rappeler, j'étais conduit en station avec mes sœurs aux divers sanctuaires de la ville.., »

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