éd. : de couler à travers
— 3% 4% 5% 6% V, 8% 9% 11" éd. : de couler tristement à travers...
point [comme vous,] emporté emporté les os de ûies pères.
les os de mes pères (Af«/a.R.né,parFr.-Aug.
(F. 33y-34U.) Je Chateaubriand, Pa-
ris, Le Norman t, 1805, in-12, p. 227-228).
« Tout le monde, ajoutait Fontanes, sentira rintérêt de ce morceau. On dit que l'auteur, qui s'annonce par un talent si rare, est un jeune' homme que le vertueux Malesherbes aimait particulièrement. Forcé de fuir pendant la Terreur, après avoir vu massacrer une partie de sa famille, il traîne encore des jours malheureux. Espérons que le premier acte du gouvernement le rendra bientôt à sa terre natale. On est digne d'avoir une patrie, quand on en parle avec tant de sensibilité et de talent. Aussitôt que son ouvrage sera publié on s'empressera de l'annoncer au lecteur. »
Le fragment qui suit * a été publié dans le Mer-cure de France du 1*''' prairial an IX (11 mai 1801),
1. Je n'ai pas cru, en rassemblant ces divers fragments épars des éditions avortées du Génie du Christianisme, devoir reproduire les extraits, plus ou moins arrangés d'ailleurs, que Chateaubriand a, de son propre aveu, faits de son futur livre dans sa fameuse Lettre au citoyen Fontanes sur la 5" édition de l'ouvrage de Mme de Staël {Mercure de France du 1" nivôse an IX, 22 décembre 1800). Je n'ai pas non plus tenu compte d'un article signé Un Canadien, paru dans le Mercure ^u 16 vendémiaire an X (8 octobre 1801), et qui est intitulé Discussion historique sur les ruines trouvées au bord de VOhio, dans VAménque septentrionale, et dont il est parlé dans le voyage en Pensylvanie de M. Crèvecœur. Cet article, démembré et un peu corrigé, a formé plus
SOUS ce titre : Variétés : Fragment sur les mœurs et les instincts des oiseaux, tiré (Tun ouvrage manuscrit sur l'Histoire naturelle. Il n'est pas signé, et à la place habituelle de la signature, on lit la simpji^ note que voici : « On donnera quelques autr^ fragments de cette Histoire naturelle daiif les numéros prochains. » Mais Peltier, en reproduisant le morceau dans son Paris du 15 août 4801, lui donnait son véritable sous-titre ; Extrait de Fouvrage inédit de Chateaubriand sur Us Beautés morales et poétiques du Christianisme*.
tard, d'abord quelques lignes d'ao chapitre du Génie (édition princeps, 1. 1, p. 143, depuis « Ont découvert...» jusqu'à « pareilles traces. »), et puis, la longue oote VI qui est relative à ce passage (édition princeps, t. V, p. M).
\. Peltier accompagnait cet extrait d'une note qu'on ne lira pas ici sans intérêt. La voîcî :
« Nous sommes tteliés d'apprendre que la publication de là Poétique du ChrUtianisme, par M. de Chateaubriand, dont nous avons déjà doané plusieurs extraits, se trouve retardée par le désir qu'a l'auteur de donner à son ouvrage toute la perfection dont il eêi susceptible. La moitié de l'édition en était imprimée, mai4 elle a été annulée à cause des changements que Tauteur a Jagé à propos d'y faire. Nous n'aurons pas cet ouvrage avant la fin de l'année : il formera trois forts volumes in-S".
« Mme de Genlis, qui vient de publier un ouvrage de piété intitulé : les Heures, sur lequel les plaisants ont déjà commencé à s'exercer, prépare en ce moment un autre ouvrage du genre de celui de M. de Chateaubriand; il aura pour titre : Dictionnaire poétique de la Bible à Vuaaqe des Artistes^ deux volumes in-8"*.
« C'est pour contrarier d'avance l'elTet que ces deux ouvrages pourraient produire en faveur des principes, que le chef actuel des Athées de Paris, Sylvain Maréchal, vient de publier un livre intitulé Pour et contre la Bible, un volume in'8'\ à Jérusalem ^ elc. Nous ne pensons pas que la rage de l'impiété et du fanatisme anti-religieux ait jamais été portée au point où elle l'est dans ce livre blasphématoire... » (P. 347.)
« MERCURE DE FRANCE
(r' prairial an ix).
Les oiseaux marins ont des lieux de rendez-vous, où ils délibèrenl en commun des affaires de leur république; c'est ordinairement un écueil au milieu des flots.
Nous allions souvent nous asseoir, dans l'ile Saint- Pierre, sur la côte opposée à une petite île que les habitants ont appelé le Colombier, à cause qu'elle en a la forme, et qu'on y vient chercher des œufs au printemps. [Nous passions les jours et les îiuits à étudier les mœurs des oiseaux qui se rassemblaient sur ce rocher; les nuits sont pleines des secrets de la Providence]. La multitude de ces oiseaux était si grande, que souvent nous distinguions leurs cris, pendant le mugissement des [plus furieiises] tempêtes :
[C'était alors que nous entendions des sons qu aucune autre oreille humaine na ouïs].
Tous ces oiseaux ont des
Les oiseaux de mer ont des lieux de rendez-vous, où ils semblent délibérer en commun des affaires de leur république : c'est ordinairement un écueil au milieu des Ilots. Nous allions souvent nous asseoir, dans l'île Saint-Pierre *, sur la côte opposée à une petite île que les habitants ont appelée le Colombier, parce qu'elle ^ en a la forme, et qu'on y vient chercher des œufs au printemps ^.
La multitude des oiseaux rassemblés sur ce rocher était si grande, que souvent nous distinguions leurs cris pendant le mugissement des tempêtes*. Ces oiseaux avaient^ des voix extraordinaires, comme celles qui sortaient * des mers; si l'Océan a sa flore, il a aussi sa Philo-
1. La l^éd. etsuiv. mettent ici en noie :« lie à l'entrée du golfe Saint-Laurent, sur la côte de Terre-Neuve. »