‹ Chateaubriand: études littérairesChapitre 59 sur 154 · i«'p, 2" et 4' éd. : celles qui sortent · texte numérisé non relu

i«'p, 2" et 4' éd. : celles qui sortent

mêle * lorsqu'un coucher du soleil, le courlis siffle sur la pointe d'un rocher, et que le bruit sourd des vagues V accompagne ', c'est une des harmonies les plus plaintives 3 qu'on puisse enten* dre; jamais l'épouse de Céix n'a rempli de tant de douleurs les rivages témoins de ses infortunes.

voix extraordinaires, comme celles qui sortent des mers.

L'Océan, [avec ses forêts de coroily où le varech attache ses mousses, et le fucus ses lianes, l'Océan qui] cache une Flore [dans ses déserts et des zéphirs dans ses grottes,] possède aussi des Philomèles. Au coucher du soleil, le courlis siffle sur la pointe d'un rocher; lès vagues accompagnant [ses chants expirent tour à tour sur les grèoes;] c'est une des harmonies les plus mélancoliques qu'on puisse entendre; jamais l'épouse de Céix n'a rempli de tant de douleurs les rivages témoins de ses infortunes.

Une parfaite intelligence régnait dans la capitale de nos oiseaux [marins]. Aussitôt qu'un citoyen était né, sa mère le précipitait dans les vagues, comme les Gaulois plongeaient leurs enfants dans les fleuves, pour les endurcir contre les fatigues de la vie. Des courriers partaient sans cesse de cette Tyr [,pour porter des dépêches au bout du monde]; c'est de là que sortaient aussi les gardes nombreuses qui, par

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