r", 2' et 4" éd. : harmonie [que] de voir
3. 1", 2* et 4" éd. : que lui-même. [Les vents sonnaient les heures de sa vie, et les nuages portaient ses destinées.] Sous les tentes...
travaux. De là Tart de la divination chez certains peuples : on supposa que des animaux qui prédisaient les saisons et les tempêtes ne pouvaient être que les interprètes de la Divinité.
Les anciens naturalistes et les poètes (à qui nous sommes redevables du peu de simplicité qui reste encore parmi nous) nous montirent * combien était merveilleuse cette manière de compter par les fastes de la nature, et quel charme elle répandait sur la vie. Dieu est un profond secret; l'homme, créé à son image, est pareillement incompréhensible; c'était donc une ineffable harmonie ^ de voir les périodes de ses jours réglées par des horloges aussi mystérieuses que lui-même ^.
saient la consolation des hommes.] Sous les tentes de Jacob ou de Booz, l'arrivée d'un oiseau mettait tout en mouvement. Le patriarche faisait le tour de son champ, à la tête de ses serviteurs, armés de faucilles. Si le bruit se répandait que les petits de l'alouette avaient été vus voltigeants, à cette grande nouvelle, tout un peuple, sur la foi de Dieu [qui ne trompe jam,ais]j commençaitavecjoie la moisson.
Ces aimables signes, en dirigeant les soins de la saison présente, avaient l'avantage de prédire les vicissitudes de la saison prochaine. Les oies et les sarcelles arrivaientelles en abondance ? On savait quel'hiverseraitlong. La corneille commençait -elle à bdtir son nid (/es janvier? Les pasteurs espéraient en avril les fleuris de mai. [Que dis-je?
On avait jusque dans son jardin d'excellents thermomètres^ clVécorceplus ou moins épaisse d'une liliaci^e prédisait toutes lesvarialions de r atmosphère.] Le mariage d'une jeune fille, au bord d'une fontaine, avait
Sous les tentes de Jacob ou de Booz, l'arrivée d'un oiseau mettait tout en mouvement; le patriarche faisait le tour de son champ, à la tête de ses serviteurs armés de faucilles. Si le bruit se répandait que les petits de l'alouette avaient été vus voltigeant, à cette grande nouvelle, tout un peuple, sur la foi de Dieu *, com* mençaitavecjoie la moisson.
Ces aimables signes, en dirigeant les soins de la saison présente , avaient l'avantage de prédire les vicissitudes de la saison prochaine. Les oies et les sarcelles arrivaient- elles en abondance, on savait que l'hiver serait long. La corneille commençait-elle à bâtir son nid au mois de janvier"^, les pasteurs espéraient en avril les roses ^ de mai. Le mariage d'une jeune fille, au bord d'une fontaine, avait tel rapport * avec l'épanouissement d'une plante^, et les vieillards, qui meurent ordinairement en automne, tombaient avec les glands