‹ Chateaubriand: études littérairesChapitre 64 sur 154 · et 4' éd. : celui des roses, et ne ferait · texte numérisé non relu

et 4' éd. : celui des roses, et ne ferait

3. 1", 2" et 4* éd. : aussi [tous] les soins, [tous] les jeux,[/0M.v] les plaisirs de rhomme...

4. i*"*, 2" et 4* éd. : étaient écHts non au calendrier incertain...

dans...

2'' et 4" éd. : mais à la méridienne infaillible...

2' et 4*^ éd. : empruntées des plantes et des oiseaux; et

le cadran d'or du soleil. Ce souverain régulateur voulut lui-même que les fêtes de son culte fussent assujetties aux simples époques empruntées du temps et des oiseaux; et dans ces jours d'innocence, c'étaiC la voix des colombes qui appelait l'homme au temple du Dieu de la nature.

Nos paysans se servaient encore quelquefois de ces tables charmantes où sont gravés les temps des travaux rustiques. Les peuples de rinde en font le même usage, et les nègres et les sauvages américains gardent cette manière de compter.

Un habitant de la Floride vous dit : « La fille s'est mariée à l'arrivée du colibri.

— L'enfan t est mort, quand la non-pareille a mué. — Cette mère a autant de petits guerriers qu'il y a d'œufs dans le nid du pélican. » ,

saisons et les travaux, c'était la voix du zéphyr ou de la tempête j de Vaigle ou de la CO' lombe *, qui appelait l'homme au temple du Dieu de la nature.

Nos paysans se servent encore quelquefois de ces tables charmantes, où sont gravés les temps des travaux rustiques. Les peuples de l'Inde en font le même usage, et les nègres et les sauvages américains gardent cette manière de compter.

Un Siminole de la Floride vous dit : « La fille s'est mariée à l'arrivée du colibri.

— L'enfant est mort quand la non-pareille a mué. — Cette mère a autant de fils * qu'il y a d'œufs dans le nid du pélican. »

{Génie du Christianisme, 1" partie, liv. V, chap. VIII ; éd. Pourrat, t. I, p. 166-172.)

1. l""", 2' et 4® éd. : et dans ces jours d'innocence, c'était la voix des colombes qui appelait...

2. r°, 2" et 4*' éd. : autant de petits guerriers qu'il y a...

Le morceau qu'on va lire a été publié dans le Mercure du 1" thermidor an IX (20 juillet 1801)* sous le titre Variétés : Éloge des médecins. Il est signé Chateaubriand. Rien n'indiquerait, — sauf pourtant deux ou trois mots dans l'article qui précède, — que ce fragment dût faire partie du Génie du Christianisme; et en effet, à proprement parler, il n'y a pas été recueilli. Mais, outre que Peltier, en reproduisant ces pages dans son Paris du 31 juillet 1801, déclare formellement que cet Éloge des médecins, par Chateaubriand, est un « extrait des Beautés poétiques du Christianisme », nous avons une preuve matérielle qu'il est bien renseigné. Les dernières lignes, la citation de Gallien, se retrouvent dans les éditions diverses du Génie, au chapitre xni du livre V de la première partie. Dans ce chapitre, intitulé VHomme physique^ Chateaubriand a visiblement développé deux ou trois indications ou notes de son Éloge des médecins qui, sans doute, devait être inséré à cette place, et probablement tenir lieu du chapitre sur VHomme physique. Nous sommes donc bien là en présence d'un chapitre sacrifié et autant vaut dire inédit du Génie du Christianisme primitif.

i. La Bibliothèque françaiscy ouvrage périodique rédigé par Ch. Pougens, a aussi publié dans son numéro de messidor an IX (juin-juillet 1801) un fragment du Génie, la Nuit chez les sauvages (V Amérique, qui avait déjà figuré du reste dans VEssaisur les liévoluiions. J'ai détaché cette page pour l'étudier à part dans le chapitre qui suit.

Voici d'ailleurs en quels termes le Mercure en annonçait la publication.

Dans un compte-rendu des Œuvres chirurgicales de Desault, par Bichat, le critique anonyme, qui signe G., conclut ainsi : « Au lieu d'un extrait détaillé que ne comportent ni Touvrage de Desault, ni ce journal, nos lecteurs nous sauront gré de transcrire cet Éloge des médecins y, Extrait d'un ouvrage inédit. L'imagination et le talent leur devaient une réparation. » — Suit immédiatement Farticle Variétés^ que voici :

L'art merveilleux qui vient au secours de la vie remonte à l'origine des sociétés. Il a même devancé le labourage, puisque la femme a porté des enfants avant qu'il y eût des moissons, et que le berceau de l'homme est chargé de douleurs. Le premier médecin qu'ait vu le monde a sans doute été quelque mère qui cherchait à soulager son enfant. La pitié et le génie étendirent ensuite la médecine à tous les hommes : l'unp découvre le malade *, l'autre trouve le remède.

On peut dire aussi qu'elle est fille de l'amitié et des héros. Le sauvage porte, dans les combats, le petit morceau de gomme qu'il doit appliquer sur la blessure d'un compagnon d'armes. Une feuille de nénuphar lui sert de compresse; pour bandages, il a des écorces de bouleau; pour instrument, ses dents et ses doigts. Celui-là est un médecin bien habile, qui tire du fond de son âme tout son enseignement et toute son expérience. Un ami est ta médecine du cœur, a dit la Sagesse.

Nous voyons le môme usage établi chez les patriarches et dans les siècles héroïques de la Grèce. Le nom même de médecin, emprunté du nom des Mèdes, rappelle cet antique Orient, si fameux par ses sages. Homère reconnaît quatre arts principaux, entre lesquels il nomme celui de médecin.

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