‹ Chateaubriand: études littérairesChapitre 77 sur 154 · r% 2® et 4» éd. : Une philosophie sage, une morale · texte numérisé non relu

r% 2® et 4» éd. : Une philosophie sage, une morale

le livre nous tombe des mains.

Un jioème épique oii l'on invoque la Vérité! Cet ouvrage qui

Se soutient par la fable et vil de fiction.

Est-il possible qu'on ait loué cette sottise philosophique comme une chose qui annonçait la supériorité de notre siècle sur ceux d'Homère, d'Aristote et d'Horace? Comment n'a-t-on pas été frappé au premier coup d'œil de la bévue du poète? N'était-ce pas pour avoir été des conteurs trop fidèles que Stace et Silius Italicus sont restés

De froids historiens d'une fable insipidr.

Le Tasse qui traitait, [comme M. de Voltaire,] un sujet chrétien, [s'y est pris d'une tout autre façon dans l'invocation de son poème , lorsqu'il] a fait ces vers

une morale froide et sérieuse * conviennent à la Muse ' de l'histoire ; mais cet ^ esprit de sévérité, transporté à V Épopée, est peut-être un contre-sens.

Ainsi, lorsque Voltaire s'écrie, dans l'invocation de son poème :

Descends du haut des cienx, aagusle Vérité,

il est tombé, ce nous semble, dans une méprise *. La poésie épique

Se soutient par la fable et vit de fiction.

Le Tasse, qui traitait * un sujet chrétien a fait ces vers cliarinants, d'après Platon et Lucrèce ^ :

Sai, che !à corre il mondo, ove pin verei Di suc dolcezze il lusingbier Parnasso, «le.

1. !'• éd. : une morale froide et sévère conviennent... 2 1"" éd. : conviennent au génie de l'histoire...

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