‹ Chateaubriand inéditChapitre 2 sur 6 · L<i candidature de Dussault à l'Académie Française · texte numérisé non relu

L<i candidature de Dussault à l'Académie Française

Plus intéressante est la lettre que Chateaubriand écrit le 1 1 juin à Ravnouard, secrétaire perpétuel de l'Académie Française, en faveur de Dussault. Deux places étaient vacantes ù l'Académie, celle de l'abbé Sicard, le célèbre instituteur des sourds-muets, et celle du duc de Richelieu. Pour la double élection, fixée au 1- juin, figurait parmi les candidats Jean-Joseph Dus-

(1) Correspondance générale, t. III, p. 12.

(2) Entièrement de la main d'Hyacinthe Pilorge, le secrétaire de Chateaubriand. — Collection de Mme Victor Egger.

(M) Je remercie Mr Sanzano, secrétaire du Travellers' Club qui, en consultant sur ma demande les procès-verbaux du Club pour l'année 1822, m'a permis de commenter avec quelque précision le billet de Chateaubriand.

l8 CHATEAUBRIAND INÉDIT

sault, connu surtout coin me critique littéraire : de 1800 à 18 1 *J il avail écrit dans le Jour/ml des Débats, à côté de M . de Féletz, de ( reoffroy, d'Hoffman(i); ses articles, réunis en 1818 sous le titre d'Annales littéraires, formaient quatre volumes, et depuis 1820 il était l'un des «Conservateurs» de la Bibliothèque Sainte-Geneviève. Jamais il n'avait, comme Hoffman, attaqué Chateaubriand : il l'avait même défendu avec tant d'énergie et d'habileté que Chateaubriand, en recommandant sa candidature, ne faisait qu'accomplir un acte de juste reconnaissance (2). Celle reconnaissance aurait même

(1) Et non Hoffmann, comme on le voit imprimé presque partout. Je cite dans la note .suivante une lettre inédite de lui, où il signe Hoffman.

(2) Sur la critique des Martyrs et de Y Itinéraire par Hoffman, cf. Sainte-Beuve, Chateaubriand et son groupe littéraire, t. Il, p. 59 et p. 8g; et G. Pailhès, Chateaubriand, sa femme et ses amis, p. 444 et 449- Sur la défense de Chateaubriand par Dussault, cl". G. Pailhès, ibid., p. 532-534- ■ — A propos de Y Itinéraire, Sainte-Beuve el G. Pailhès rappellent quelques-unes des parodies burlesques et basses qui accueillirent cet ouvrage, L'Itinéraire de Lutèce au Mont Valérien par Cadet de Gassicourt, dont Holïman ne rougit pas de rendre compte, bientôt suivi de L'Itinéraire de Pantin au Mont-Calvaire par M. Pierre Perrin. J'ajouterai que l'éditeur de ce dernier libelle, le libraire Dentu, pria Hoffman d'en donner aussi un compte rendu. Mais Hollman refusa; il sentit que les rieurs n'étaient plus de son côté et battit prudemment en retraite dans une lettre à Dentu, 22 août 1812, dont j'ai l'original autographe sous les yeux, et dont voici les lignes essentielles : « ... Quant à V itinéraire de Pantin, je vous ai prié, monsieur, de choisir un autre rédacteur. Celle brochure n'auroit pins rien de piquant aujourd'hui, après celle qui roule sur le même sujet, et dont on ne parle plus quoiqu'elle soit tort. agréable. Celle nouvelle attaque, d'ailleurs, contre l'écrivain qu'on j tourne en ridicule au roit l'air d'une persécution comme celle qui au commencement de cette année a été dirigée contre un homme de lettres estimable sous tous les rapports . J'ai critiqué les Martyrs de M. de Chateaubriand dont j'admire le beau

* Allusion .;i Etieane, le rédacteur en chef du Journal de l'Empire età >;i pièce

pu se manifester plus loi : en effet, dès 1821, Dussaull avait été candidat pour la place de Fontanes, cjui échut à Villemain, mais rien dans la Correspondance de Chateaubriand ne montre <|u il se soit préoccupé du successeur qui prononcerait en séance publique l'éloge de -on grand ami. el qu'il ail appuyé la première candidature de Dussault. Quanl à Raynouard, poète dramatique {Les Templiers, 180.")). linguiste, éditeur et historien des troubadours, il est en outre le modèle des sec] et aires perpétuels de l'Académie et la «loi vivante de l'illustre corps » ( 1 ): aussi jouit-il d'une haute autorité parmi ses confrères, el c est un homme qu il faul ménager. Chateaubriand, par contre, est loin d'être, au

sens professionnel du mot, un bon académicien : il a été nommé, le 120 lévrier 1811, en remplacement de Marie-Joseph Ghénier: son discours de réception n'ayant pas eu l'heur de plaire à Napoléon, il n'a pas

consenti à le corriger, on a renoncé à le prier plus longtemps de taire un second discours, et à la lin de 1811 il se considère « par le lait hors de l'Institut, n'ayant ni droit de séance, ni droit de vote » (2). La chute de l'Empire a lait ouhlier ces incidents, mais Chateaubriand ne s'en tient pas moins éloigné de la

tilleul malgré ses écarts, j'ai rendu compte de la brochure où l'on se moque de lui d'une manière très piquante; vous avouerez que j'aurois fort mauvaise grâce de ramasser toutes les injures qu'on lui adresse pour leur donner une plus grande publicité; on me désignerait comme l'ennemi de M. de Chateaubriand, et une critique littéraire si prolongée ressembleroit à une haine personnelle. »

(1) De Pongerville, notice sur Raynouard dans la Vo Biographie générale, t. \LI. Didot, 1862.

(3) Lettre du 2^ octobre 181 1 à la duchesse de Duras. Correspondance générale, dans le Supplément du t. Il (p. 356 • CI", la lettre du a3 octobre i8ll à la comtesse de Mariirnv. dans |r Supplément du t. III (p. 33<

Compagnie, H jamais il ne L'honore de sa présence, même aux jours d'élection 1 1). De là sans doute le ton étudié el modeste, le manque de chaleur et d'accent dans la recommandation qu'il adresse à Raynouard. De là encore, dans la seconde partie de la loi Ire, ces offres de service, ces protestations de dévouement par lesquelles Chateaubriand se proclame 1' a ambassadeur des gens de lettres» en Angleterre et cherche à se faire pardonner ses infidélités au devoir académique.

Londres, ce 11 juin 1822.

Monsieur le Secrétaire perpétuel, je regrette beaucoup d'être dans ce moment éloigné de Paris, ce qui nie prive ilu plaisir de donner mon suiTrage à M. Dussault pour une des places vacantes à l'Académie françoise : ses titres sont écrits à chaque page des Annales littéraires. Si vous n'avez pas encore disposé de votre voix, mon cher et illustre Collègue, j'oserai vous la demander pour M. Dussault: votre puissant patronage lui obtiendra facilement l'honneur qu'il sollicite.

l'uis-je vous être bon à quelque chose à Londres? Je suis entièrement à votre service. Les gens de lettres doivent me ri 'garder comme leur ambassadeur: ils sont mal représentés par le talent, mais du moins le dévouement et le zèle ne manquent pas, et c'est quelque chose dans le temps où nous vivons.

Agréez, je vous prie, Monsieur le Secrétaire perpétuel,

(1) J'ai lu les listes de présence à l'Académie française pour la période 1818-1822, listes conservées au secrétariat de l'Instiini. sans y trouver nue seule fois la signature de Chateaubriand. Le jour de l'élection du successeur de foui, mes, 26 avril 1821, Chateaubriand arrivail à Paris, de Berlin (Correspondance générale, t. II. [>. a52); nous ne savons pas l'heure de sou arrivée; mais peu importe l'heure, car il n'est pas venu et, même s'il fui arrivé en temps utile, il ne serait pas venu à la séance de I académie.

CHATEAUBRIAND 1NEDI1 2 1

l'assurance de ma considération la plus distinguée et de ma

vieille admiration.

CUATF. VLIUUAM) (l).

i)ii-<;mlt ne fut pas élu et mourut eu 182/1 sans rire devenu académicien : on lui avait préféré Mgr Frayssinous pour le fauteuil de l'abbé Sicard et le baron Dacier pour celui du duc de Richelieu. Quant à Raynouard, il attendit pour répondre à Chateaubriand L'issue de la bataille, évitant ainsi de s'engager par une promesse ternie qui eut pu compromettre son autorité de Secrétaire perpétuel, se mettant aussi par là en position de mieux juger les coups et de donner à son correspondant une courtoise mais ferme leçon. Il n'indique pas expressément qu'il ait voté pour Dussault. et il fait entendre qu'un académicien toujours absent et peu soucieux des travaux de la Compagnie ne saurait avoir sur ses choix aucune influence. La lettre est rédigée avec le plus grand soin, et les expressions en ont été mûrement pesées, comme en font foi les ratures du brouillon d'après lequel je la publie : ce brouillon. non daté él non signé, conservé par Raynouard et joint par lui à La lettre de Chateaubriand, a passé avec elle dans les ventes d'autographes et entra ainsi dans la collection qui me fournit les éléments de cette étude.

M le vicomte et très honoré confrère,

J'ai reçu la lettre que vous m'avez l'ait l'honneur de m'adresser avant (:->) les élections de l'académie.

(1) Original autographe. Collection de Mme Victor Egger. — Dans la Correspondance générale, t. III. p. iaa. M. Louis Thomas a publié, sans commentaire, quelques lignes de cette lettre d après un catalogue Ciiaravav.

(2) Première rédaction : au sujet des.

(Il \ Il VI BR] \M> INÉDIT

Lié, depuis longues années, avec le candidat que vous recommandiez à mon zèle et à mes soins, j'ai eu à regretter (i) que par l'effel de votre absence il ait été(2) privé de votre ;i|iui (sic) direct et de votre suffrage prépondérant.

J'espère que dans une autre circonstance son mérite académique (3) sera mieux aprecié (sic) et plus heureusement accueilli| : | j'en nii^ assuré si (4) vous voulez prendre sur laC*(5) cette j ustc influence que vous donneraient (6) votre nom votre noble caractère et votre grand talent.

Je vous prie d'agréer l'hommage de ma profonde admiration et de mon respectueux attachement (7).

3. — Le contre-amiral du Plessis-Parscau . beaa-Jrère <le Chateaubriand,

Le jour où Chateaubriand recommandait Dussault

à Raynouard, un de ses amis politiques lui écrivait de Paris pour solliciter son appui auprès du comte Corbière, ministre de l'Intérieur. Quel était ce solliciteur? La réponse, datée du 28 juin, laisse voir seulement qu'il entretenait des relations avec le marquis de Clermont-Tonnerre. ministre delà Marine. Chateaubriand, u en échange de service », lui demande de parler à (llermont-Tonnerre en faveur de son beau-frère. Ce dernier ne peut être que le comte du Plessis-Parscau ( I lervé-Louis-Josepb-Marie), capitaine de vaisseau, qui avait épousé le 29 mai 1789 Anne Buisson de la Vigne, sœur aînée de Mme de Chateaubriand; il est nommé au livre VII des Mémoires d Outre-tombe, et

(1) Preniicrc rédaction: j'ai regretté.

(2) id. : il fût.

(3) id. : littéraire.

(!\) ni. : accueilli, surtout si.

."> abréviation pour: la Compagnie.

Première rédaction : assurent.

Brouillon autographe sans signature. Collection de Mme Victor Egger.

CHATEAUBRIAND iNKDIT

Edmond Biré lui a consacré l'un des Appendices de son édition (i). Mieux (pie la mention rapide faite dans les Mémoires, mieux mie la Notice d'Edmond Biré, savante mais un peu sèche, le dossier de du Plessis-Parscau, < j uc j'ai pu étudier dans les archives du .Ministère de la Marine, permet de faire revivre en la replaçant dans son cadre une figure modeste mais sympathique de notre ancienne marine et d'expliquer la lettre écrite par Chateauhriand le 28 juin 1822 (2). Né à Landerneau le 3i mars 1762, « volontaire» à quatorze ans. a garde-marine » à seize ans, « enseigne» peu de mois après, du Plessis-Parscau était « lieutenant de vaisseau » depuis le iermai 1786 lorsqu 'éclata la Révolution et lorsqu'il épousa Mlle de la Vigne. Emigré, il prend part aux. campagnes des Princes; et quand il se relire en Angleterre, c'est pour offrir son zèle aux Bourbons, qui le chargent de missions périlleuses aux îles Saint- Marcouf (3), puis à Jersey. Rentré en France à la première Restauration, il a perdu

(i) Mémoires d'Outre-Tombe, t. II, p. 5 et pp. 547-540,.

(2) Chateaubriand, écrivant en 1822 le livre VII des Mémoires, prend un désir pour une réalité lorsqu'il dit de son beau- frère : « aujourd'hui contre-amiral lui-même ». Du Plessis-Parscau n'obtint ce grade qu'en 182-. — Quant à Edmond Biré, il ne dit pas d'après quels documents il a travaillé. En comparant sa Notice avec les documents officiels qui constituent le dossier de du Plessis-Parscau on relève dans celle-ci quelques lapsus et inexactitudes: du Plessix, au lieu de du Plessis; Kermalun, au lieu de Kermabain; Kergyon, au lieu de Keryvon; c'est bien en 1816, comme le dit Biré,' que du Plessis Parscau reçut le commandement des ('lèves de la Marine à Brest, mais c'est dès le 3 1 décembre l8l4j et non en 1816, qu'il avait été nommé capitaine de vaisseau; enfin sa promotion au grade de contre-amiral. outre qu'elle a été purement honorifique, n'a pas précédé mais accompagné en 182*7 sa mise à la retraite.

(3) Unis peu connus, a une dizaine de kilomètres au large de la côte Est du Gotentin, en face du village du même nom (département de la Manche).

3 | « Il \ n: U BfUAND INÉDIT

sa femme cl sept enfants sur la terre d'exil, six enfants

lui restent à ('lever. e1 il est ruiné. Son devoir est tracé : reprendre Le service sur les vaisseaux du Hoi et donner un foyer à ses enfants. Le 25 octobre 181/i il épouse Jeanne-Gharlotte-Angélique de Kermabain, sou égale par la naissance mais mieux pourvue des dons de la fortune, Bretonne comme lui mais plus jeune sans l'être trop (elle est née à Morlaix le /j juin 177/i); le 3i décembre il est nommé « capitaine de vaisseau >> el attaché aux services du port de Brest (le dossier ne donne aucune précision sur la nature des services). Mais les (lent-Jours lui apportent encore trouble et misère : compromis comme Royaliste militant, pressé par ses ennemis et obligé de s'éloigner, il brûle les titres, les correspondances qui témoignaient de sa fidélité aux Bourbons, et il passe en Belgique où il partage l'exil de la famille royale et contracte des dettes qui pèseront sur le reste de sa vie.

A la seconde Restauration, du Plessis-Parscau semble ou bien n'avoir pas retrouvé immédiatement le poste qu'il occupait avant les Cent-Jours, ou bien en avoir sollicité un plus important, car en août i8i5, de Paris oùilcst l'holc deCbateaubriand, 25, rue de l'Université, il demande au comte de .laucourt, ministre de la Marine, « la direction des mouvements du port de Brest, en attendant qu'il plaise à Sa Majesté de l'employer activement à la mer ». A sa pétition est épingléc la partie supérieure d'une page énigmatique dont la partie inférieure a été découpée et sur laquelle on lit d'abord, de la main de Chateaubriand, au ras du papier: « Le Roi lui avoit dit qu il venoil avec plaisir qu'on lui donnât le brevet de vice-amiral » (sic) (1), puis en dessous, de

(1) Chateaubriand a dû écrire « vice-amiral » par lapsus, au lieu de « contre-amiral ».

i IIATEW BRIAND INEDIT 20

la main de du Plessis-Parscau : « Dans L'audience dont m'honora hier le Roi, Sa Majesté parut approuver la demande que je lais à son Ministre de la Manne de la Direction des mouvements du port de Brest ». A la même période, c'est-à-dire au ministère du comte tic Jaucourt, et à la même aiVairc se rapporte une lettre de Chateaubriand au ministre, lettre médite et conservée dans le dossier de du Plessis-Parscau .

Paris, ce 9 7'"'" [8i5 (1).

Monsieur le Cumlc,

Madame de Chateaubriand s'esl pi éscnlée jeudi au soir (2) à votre porte, comme nous on ('lions convenus: elle n'a pas été assez heureuse pour pouvoir parvenir jusqu'à vous. J'ai l'honneur de vous envoyer, Monsieur le Comte, la pétition que M'" de Chateaubriand vouloit recommander à votre bienveillance: elle est de mon beau-frère, le C"' Du Plessis Parseau : son nom et ses services sont bien connus de votre Excellence; et en accueillant sa demande, vous ne ferez, Monsieur le Comte, rien qui ne soit agréable au Roi et utile au service de la Marine.

(1) Les dates <j et [8i5 sont très lisibles, comme toute la lettre. Seul, le nom du mois, écrit en abrégé et finement, reste obscur; la syllabe bre \ esl à peu près certaine ; deux traits qui la précèdent peuvent être regardés comme un ~ mal formé et incomplet. D'ailleurs le mois de septembre s'impose pour une raison tirée du texte de la lettre : en 181 5 et postérieurement aux Cent-Jours, le titre de Comte donné à un Ministre de la Marine ne convient qu'au Comte de Jaucourt. ministre du 9 juillet au 22 septembre et qui eut pour successeur le Vicomte au Bouchage. Enfin la lettre n'est pas antérieure aux Cent-Jours et ne se rapporte pas au ministère du Comte Beugnot, ministre delà Marine du 2 décembre iNi'j au nj mars i<S|.">, car je n'ai pas trouvé trace de pétition adressée par du Plessis-Parscau à Beugnot, et l'abréviation dont cette discussion est l'origine ne rappelle en aucune façon les trois premiers mois de l'année.

(2) Le jeudi 8 septembre.

GHATBAI HlilAM) INEDIT

Je suis avec respecte! reconnoissance, Monsieur le Comte,

\ otre très humble et très obéissant serviteur le \ '"' de Gh lteai briand.

Du Plessis-Parscau obtint-il la direction des mouvements du port de Brest? On voit seulement dans son dossier, sans plus de détail, qu'il fut (( employé aux services ilu port du Ier janvier i8i5 au 26 juillet 1816» (le temps des Cent-Jours excepté, bien entendu), et à partir du 27 juillet 1 8 1 (i appelé au commandement de la Compagnie des Elèves de la Marine à Brest, poste pour Lequel il avait été désigné dès le Ier mai et qu'il garda onze années durant (1).

Le commandement de la Compagnie des Elèves de la Marine à Brest (c'est aujourd'hui celui de notre Ecole navale) convenait à du Plessis-Parscau, officier de liante valeur morale et de dévoûment absolu, mais il lui fut fort coûteux. Le 28 mai 1822, le marquis de Clermont-Tonncrrc, ministre de la Marine du \l\ décembre 1821 au 3 août 1824, adressait un rapport au Roi, quil'approuva, proposant d'accorder à du Plessis- Parscau une somme de 1 200 francs « à titre d'indemnité et comme témoignage de satisfaction, cet officier s étant cru obligé à des dépenses de représentation

fi) Le Maréchal de Gastries, ministre de la Marine du 7 juin

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