ACTE II, SCÈNE lY. 8S
LE QUAKER
Leur brait t'a importanée bien vivement, ma chère fille?
KITTY BELL
Ah ! leur bruit et leurs intentions ! monsieur n'est- il pas dans leurs secrets?
CHATTERTON, à part.
Elle les a entendus ! elle est affligée ! Ce n'est plus la même femme.
KITTY BELL, au Quaker, avec une émotion mal contenue.
Je n'ai pas vécu encore assez solitaire, mon ami; je le sens bien.
LE QUAKER, à Kitty Bell.
Ne S0Î8 pas trop sensible à des folles.
Voici un livre que j'ai trouvé dans les mains de ma fille. Demandez à monsieur s'il ne lui appartient pas.
En effet , il était à moi ; et à présent , je serais bien aise qu'il revint dans mes mains.
KITTY BELL , à part.
Il a Tair d'y attacher da prix. mon Dien!
je n'oserai plus le rendre à présent ni le garder.
LE QUAKEK, à part.
Ah ! la Toilà bien embarrassée.
N II met la Bible dans sa pocbe, après
avoir examiné k droite et à gauche leur embarras.
à. Chatterton.
Tais -toi , je t'en prie ; elle est prête à pleurer.
KITTY BELL, se remettant.
Monsieur a des amis bien gais et sans doute aussi très-bons.
LE QUAKER
Ah! ne les lui reprochons point; il ne' les cherchait pas.
WTTY BELL.
Je sais bien que monsieur Chatterton ne les attendait pas ici.
GHÀTTBETON.
La présence d'an ennemi mortel ne m'eût pas fait tant de mal; croyei*-le Uien, madame.