ACTE n, 8CÈ1IB IT
KITTY BELL
. Us o|at l'air de conoaitre si bien monsieur Chatterton^ et nous, nous le connaissons si peu!
LE QUAKER , à demi-voix à Chatterton.
Ah ! les misérables ! ils Fout blessée an cœur.
CHATTERTON , au Quaker.
£t moi, monsieur!
KlTTY BELL.
Monsieur Chatterton sait leur conduite comme ils savent ses projets. Mais sa retraite ici , comment l'ont-ils interprétée !
LE QUAKER se lève.
Que le cîel confonde à jamais cette race de sauterelles qui s'abat à travers champs,^ et qu'on appelle les hommes aimables I Voilà bien du mal en un moment.
CHATTERTON , faisant asseoir le Quaker.
Au nom de Dieu ! ne sortez pas que je ne sache ce qu'elle a contre moi. Cela me trouble afifreusement.
RITTY BELL.
Monsieur Bell m*a cbargé d'offrir à monsieur Chatterton une chambre plus conyenable.
Ah ! rien ne convient piieux que la mienne à mes projets.
KITTY BELL
Mais quand on ne parle pas de ses projets, on peut inspirer , à la longue , plus de crainte que Ton n'inspirait d'abord d'intérêt, et je...
Et?...
KITTY BELL
Il me semble...
LE QUAKER
Que yeux-tu dire?
KITTY BELL
Que ces jeunes lords ont en quelque sorte le droit d'être surpris que leur ami les ait quittés pour cacher son nom et sa vie dans une famille aussi simple que la nôtre.