‹ Chatterton: drameChapitre 36 sur 80 · ACTE II, SCÈ9S IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈ9S IV

serti mes deux enfans , toujours à mes côtés , comme des anges gardiens? A quoi m'a servi la gravité de ma retraite? Quelle femme sera honorée , grand Dieu! si je n'ai pu l'être , et s'il suffit aux jeunes gens de la Toir passer dans la rue , pour s'emparer de son nom , et s'en jouer comme d'une balle qu'ils se jettent l'un à l'autre?

La TOÎK lai roasque. Elle jdeare.

Oh ! mon ami , mon ami ! obtenez qu'ils ne reviennent jamais dans ma maison.

LE QUAKER

Qui donc?

KJTTY BELL.

Mais enx... eux tous... tout le monde.

LE QUAKER

Comment?

KITTY BELL

£t lui aussi;... oui lui.

Elle foad en larmes.

LE QUAKER

Mais tu veux donc le tuer? Après tout , qu'at-il fait?

KITTY, avec agitation.

Oh ! mon Dieu ! moi, le tuer ! — moi qui voudrais.. • Oh! Seigneur! mon Dieu! Vous que je prie sans cesse, tous savez si j'ai voulu le tuer? mais je vous parle et je ne sais si vous m'entendez. Je vous ouvre mon cœur et vous ne me dites pas que vous y lisez. — Et si votre regard y a lu, comment savoir si vous n*êtes pas mécontent? Ah! mon ami... J'ai là quelque chose que je voudrais dire... Ah! si mon père vivait encore !

Elle preod la main du Quaker.

Oui , il y a des momens où je voudrais être catholique, à cause de leur confession. Enfin ! Ce n'est autre' chose que la confidence ; mais la confidence divinisée... j'en aurais besoin!

Ma fille, si ta conscience e^ la contemplation ne te soutiennent pas assez, que ne viens -tu donc à moi ?

KITTY BELL

Eh bien ! expliquez - moi le trouble où me

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