8GC
6 étant la suface de grilles, et C la combustion de charbon par heure et par mètre carré de grilles; M. Brosser estime ainsi la vaporisation à 8 kilogrammes d*eau par kilogramme de charbon, chiffre assez exact, bien qu'un peu faible aujourd'hui.
L'équation :
û(170+144,6po) = |~^ donne, pour le diamètre exprimé en mètres, la valeur :
^ V 8600^ Vl
M. Brosser prend pour C une valeur constante, égale à 80 kilogrammes, en supposant que le tirage forcé peut être arrêté instantanément, quand on doit se débarrasser de la vapeur. En donnant à C cette valeur et en remplaçant la pression effective po en atmosphères par la pression p^ en kilogrammes par centimètre carré, la formule devient :
Des expériences faites à Indret ont vérifié que la formule (2) donne des sections capables de débiter le double de la vapeur produite dans une chauffe active au tirage naturel. On a déterminé, à l'aide de cette formule, les diamètres d'une série de soupapes qui suffisent pour tous les appareils évaporatoires à construire.
Gomme il importe, pour avoir un bon portage, de réduire le diamètre D, on fait les soupapes doubles, c'est-à-dire que l'on met deux soupape? juxtaposées pour une seule prise de vapeur et un seul tuyau d'échappement.
168. — Soupapes de sûreté à grande levée, — Les formules précédentes supposent que la levée h de la soupape donne une section d'échappement
au moins égale à la section
c'est-à-dire que Ton a
Quand la levée de la soupape a été déterminée de manière à satisfaire à cette condition, un problème assez délicat consiste à obtenir la levée complète, sans que la pression s'élève sensiblement au-dessus de po ; en effet, les ressorts étant toujours assez courts, leur tension s'accroît très notablement avec la levée de la soupape. La solution consiste à utiliser la réaction du jet de vapeur, animé d'une grande vitesse, contre un obstacle qui le force à s'infléchir. La figure 191 représente la forme de soupapes adoptée à Indret ; en outre de la réaction dynamique exercée contre la soupape et son rebord, un certain effort statique est exercé sur le rebord, dès que la vapeur commence à s'échapper. L'excès de tension du ressort se trouve ainsi contre-balancé, et la soupape se soulève en grand.
Fig, 191
Fig.îfl92
Fig. 193
Les figures 192 et 193 représentent d'autres formes de soupapes, avec lesquelles la réaction dynamique est seule utilisée, pour conduire au même résultat.
La surface de portage ne subit pas la pression quand la soupape est appliquée sur son siège, et la supporte quand la soupape est levée ; de là deux pressions différentes. Tune d'ouverture, l'autre de fermeture. Autrefois, les sièges étaient coniques, la pression se calculait sur la grande base ; le timbre était donc la pression de fermeture ; le rapport des deux surfaces était égal à 1,17, et, par suite, les chaudières timbrées à 2'',25 ne devaient laisser échapper Ja vapeur qu'à 21^,63 ; en réalité les
soupapes se levaient vers 2k^45, se mettaient à battre et se refermaient à peine à 2k,25. Actuellement, la charge des ressorts se calcule d'après les petits diamètres; on la fait égale à 1,05 Spo, c'est-à-dire supérieure d'un vingtième au timbre nominal. Le siège est plan. La largeur du portage est réduite à l,ou à 2 millimètres au plus, ce qui rend le rodage facile, réduit l'écart entre les deux pressions d'ouverture et de fermeture, et diminue par suite les battements.
Le rodage des soupapes a besoin d'être fait avec grand soin. Autrefois, avec les grandes soupapes coniques, il fallait le faire à chaud, à cause des déformations de la boite dues aux dilatations ; on n'obtenait presque jamais une parfaite étanchéité.
Les soupapes de sûreté doivent être l'objet d'une attention constante; elles doivant être soulagées de temps à autre, pour éviter les adhérences, qui pourraient laisser dépasser la pression de timbre de plusieurs kilogrammes.
Les soupapes, ainsi que leur siège, sont en bronze, pour éviter l'oxydation. La boîte elle-même est en fonte, ou, de préférence maintenant, en acier moulé.
169. — Soupapes d'arrêt. Robinets-vannes. — Les soupapes d'arrêt sont placées sur la chaudière même, et destinées à ouvrir et à fermer, à l'origine même du tuyautage, les communications de vapeur. Des soupapes semblables sont établies sur les tuyaux de communication qui vont d'une chaudière à l'autre.
Les soupapes d'arrêt sont, avant tout, des appareils d'une grande simplicité, d'un fonctionnement sûr et rapide. La soupape est folle sur
sa tige, et la tige, filetée au - passage dans un guide placé en dehors de la vapeur, reçoit un mouvement de rotation, qui la fait avancer ou reculer, et qui lui est imprimé par un volant . et par une chaîne sans fin placée sous la main des chauffeurs. La soupape d'arrêt devrait se ferifig. 194 mer automatiquement en cas de
chute de pression dans la chaudière desservie. Cette disposition est réalisée dans la Marine anglaise ; la vis de manœuvre déplace le butoir seul, dont la soupape est indépendante.
La soupape d'arrêt sur la chaudière, le registre à l'entrée des cylindres, ont été longtemps les seuls moyens de fermeture, sur le tuyautage
de vapeur. Les soupapes d*arrèt, infiniment plus étanches que les registres, suffisaient à peu près pour prévenir tout mouvement învolontaire de la machine ; mais elles laissaient passage à des fuites encore sensibles, qui devenaient gênantes en cas de démontages à faire dans le tuyautage ou la machine. Depuis une dizaine d'années, on a doublé les soupapes d'arrêt d'un obturateur tout à fait étanche, consistant en une vanne à coulisse, pouvant être appliquée par un coincement énergique sur l'orifice qu'elle doit fermer.
Il existe des modèles nombreux de soupapes-vannes ou robinetsvannes. Leur fonctionnement offre un caractère commun : l'action de la vis qui les actionne produit d'abord la translation complète de l'opercule, puis son serrage, quand on ferme; elle produit d'abord le décoinçage et ensuite la translation, quand on ouvre. Tout cela n'est pas sans exiger des soins de construction et de montage ; il est arrivé que des vannes Ciron (fig. 195), subissaient un supplément de coinçage par le fait du premier mouvement de rappel en arrière, ce qui rendait l'ouverture impossible ou du moins très difficile ; la vanne Muller (fig. 196) est d'un fonctionnement plus sûr. En raison de leur complication, on n'emploie jamais les robinets-vannes sur les tuyaux de 60 millimètres de diamètre et au-dessous.
Fig. 195 1
Fig. 196
En raison des grandes surfaces planes que présentent les robinetsvannes pour le portage et le glissement de l'opercule, la fatigue des matériaux, due à la pression de la vapeur et aux poussées exercées par le tuyautage, est très grande. Les premiers appareils, construits avec des boîtes en fonte de fer, à l'exemple des soupapes d'arrêt, ont donné des ruptures entraînant parfois mort d'homme. Maintenant les boîtes sont en bronze ou en acier moulé, l'acier devant être adopté quand la
température s'approche de 200 degrés ; de plus on a adopté des formes bombées ; enfin, on a pris des soins particuliers pour permettre la libre dilatation du tuyautage dans des joints glissants, à proximité des robinets-vannes. Les accidents ont disparu. Malgré ces améliorations, tout n'est pas bénéfice, dans la multiplication des appareils de fermeture, acceptée pour parer à toutes les avaries à prévoir dans un tuyautage de vapeur très complexe. Les appareils do sûreté, en raison des avaries particulières auxquelles ils sont exposés, restent toujours euxmêmes une cause de danger. Il y a plutôt tendance maintenant vers une certaine simplification ; on réduit quelquefois à deux, les trois tuyautages de vapeur complets qui s'installaient récemment sur les chaudières, l'un pour les machines principales, le second pour leurs appareils auxiliaires, le troisième pour les machines de service du
bord, dynamos, treuils, pompes, etc.
Régulateur-détendeur (système Bellevillë)
Fig. 197
Une soupape automatique, qui fermerait l'arrivée de vapeur en cas de chute de pression dans le tuyautage, serait un appareil de sûreté d'une très grande importance.
170. — Détendeurs de vapeur ou soupapes régulatrices. — On désigne sous ce nom des appareils d'un usage assez répandu, en dehors des machines à vapeur, qui permettent de débiter, à une pression constante et déterminée, le gaz ou la vapeur fournis par un réservoir à une pression supérieure quelconque.
Le principe de l'appareil est le suivant. La soupape régulatrice est pressée, en dessous, par la vapeur de la machine, en dessus par un ressort antagoniste, dont la tension est réglée selon la pression de marche adoptée; elle ne subit nulle part la pression au réservoir. Les orifices sont disposés sur une lanterne, de manière à s'ouvrir quand
Faction des ressorts est prépondérante. Par suite, dès que la pression baisse du côté de la machine, l'admission augmente et la ramène à sa valeur normale.
Le détendeur travaille donc comme une sorte de registre automatique, mais avec l'avantage de rendre l'allure plus régulière que ne le fait un registre ordinaire. Considérons, en effet, un moteur marchant a 12 kilogrammes de pression, et recevant, par un détendeur, la vapeur d*une chaudière marchant normalement à 17 kilogrammes ; supposons que la production de vapeur s'abaisse accidentellement ; l'allure de la machine ne sera pas influencée, tant que la pression à la chaudière ne sera pas descendue au-dessous de 12 kilogrammes, c'est-à-dire tant que l'on n'aura pas consommé 5/17 de la vapeur en réserve ; or les irrégularités de marche sont en général de faible durée, et ne peuvent produire un aussi fort déficit dans la production de vapeur.
Le détendeur est un organe particulièrement nécessaire aux chaudières Belleville qui tiennent précisément la pression de 17 kilogrammes, tandis que la pression à la machine, déterminée selon Tallure, ne doit pas dépasser 12 kilogrammes. 11 a été adopté, depuis vingt ans sur ces chaudières, à cause de la valeur extrêmement faible du volume de réservoir de vapeur, qui rendrait la machine sensible aux moindres oscillations dans la produciion de vapeur. Son effet est de neutraliser totalement l'influence des variations de pression de S kilogrammes, qui correspondraient à des variations de 0^,5 seulement, dans les chaudières sans détendeurs ayant un coffre à vapeur dix fois plus grand, pour le même incident de marche des feux. Le détendeur, en empêchant la machine d'accélérer son allure, quand la pression remonte, combat très efficacement les entraînements d'eau, auxquels les chaudières Belleville ont été longtemps sujettes.
Le détendeur des chaudières Belleville se place, sur le tuyau de vapeur, à la suite de Tépurateur.
Le détendeur, comme tous les appareils étranglant un courant de vapeur, produit une légère surchauffe, égale environ à la moitié de la chute de température qui correspond au passage d'une pression à l'autre , pour la vapeur saturée.
Le détendeur est impropre à donner instantanément les changements d'allure que l'on demande souvent aux appareils moteurs des bâtiments de guerre. 11 n'est pas indispensable aux autres chaudières tubuleuses, munies de coffres à vapeur beaucoup plus grands que le séparateur Belleville ; mais son emploi tend à se générahser.
171. — Tuyautage de vapeur. Joints glissants. Purges. - Le tuyautage de vapeur en cuivre rouge, qui a succédé aux premiers tuyaux en fonte de fer, a, pendant longtemps, parfaitement répondu aux besoins de la marine. La matière était d'un façonnage facile et d'une conservation parfaite. La résistance était suffisante. Les déchirures des gros tuyaux étaient cependant toujours à craindre,nonpasà la brasure même, mais près de la brasure, sur la ligne qui limitait la partie chauffée pendant l'opération du soudage, à peu près comme sur les foyers de chaudières cylindriques en tôle soudés.
L'adoption des hautes pressions a rendu la résistance des tuyaux en cuivre insuffisante, moins en raison de l'accroissement de la charge qu'à cause de l'altération des qualités du métal à la température de 200 degrés. On a cherché d'abord un remède à la nouvelle situation en renforçant les tuyaux en cuivre, soit à l'aide de cercles en fer très rapprochés, soit à l'aide d'un revêtement complet en fil de fer ou d'acier, présentant, sur chaque spire, un nœud étudié de façon que la rupture d'une spire ne compromit pas la tenue des spires adjacentes.
Actuellement, le gros tuyautage se fait en acier, à soudures recouvertes de couvre-joints rivés ; les pièces d'assemblage sont moulées en acier. La résistance est ainsi assurée, mais l'entretien exigera des soins délicats; la durée ne dépassera sans doute pas celle des collecteurs de chaudières, de diamètre et d'épaisseur analogues.
La cause principale de fatigue, toujours à craindre pour le tuyautage, quelle que soit la matière employée, provient de la dilatation, qui entraîne fatalement la rupture du tuyau, quand elle ne peut pas s'opérer librement entre deux parties fixes.
Joint glissant
Fig. 198 Fig. 199
Avec le cuivre rouge, on comptait beaucoup sur la flexibilité du métaL On façonnait souvent, sur les tuyaux d'émission au condenseur, des renflements formant soufflet (fig. 198) ; aux tuyaux de vapeur, on s'appliquait à faire suivre une forme contournée, favorable aux déformations, sans leur faire former toutefois la boucle complète en queue de porc.
qui eut donné peut-être la sécurité. On faisait aussi une large application des joints glissants, dans les parties rectilignes. Les coudes des tuyaux n'empêchaient pas les ruptures au joint des collerettes d'aboutissement sur les pièces fixes. Les joints glissants se sont quelquefois coincés, et ils n'ont pas toujours empêché la fatigue des tuyaux rendus cassants par la haute température.
Avec les tuyaux en acier actuels, les joints glissants constituent Tunique moyen de prévenir l'effet des dilatations. Ce moyen est d'une efficacité assurée, sous la condition expresse que les deux parties du tuyau soient exactement guidées et ne puissent courir qu^en ligne droite, l'une par rapport à l'autre. 11 faut donc que le tuyautage de vapeur ne soit composé que de parties rectilignes, réunies entre elles par des raccords absolument fixes en position et en direction.
Une précaution très importante, pour la sécurité du tuyautage, est la distribution de purges capables d'extraire la totalité de l'eau, que la vapeur peut déposer dans toutes ses parties, et surtout dans les poches formées par les montées et les descentes des tuyaux. Les précautions prises, pour n'envoyer aux moteurs que de la vapeur sèche ou même surchauffée, n^empëchent nullement l'eau de se condenser dans les tuyaux, en quantité parfois considérable, surtout pendant les stoppages, et pendant la longue opération du réchauffage de la machine avant le départ. Quand la vapeur, subitement lancée avec une très grande vitesse dans le tuyautage au moment de la mise en route, y rencontre une masse d'eau relativement froide, elle se condense ellemême en communiquant à Teau réchauffée la totalité de sa quantité de mouvement. La masse liquide ainsi lancée et entraînée par le courant de vapeur, va frapper les parois coudées, et peut leur faire subir des efforts locaux très supérieurs à la charge d'épreuve du tuyautage. Cette explication fait comprendre comment les déchirures de tuyaux, qui ont eu parfois des conséquences graves, se sont presque toujours produites au moment même du départ, et comment la paroi du tuyau déchiré s'est souvent reployée violemment à l'extérieur, d'une manière qui montre bien l'effet d'un choc et d'une vitesse imprimée au métal.
Le mécanicien doit donc toujours purger avec grand soin tout son tuyautage, avant démettre en marche.
172. — Séparateurs et épurateurs, Sécheurs et surchauffeurs de vapeur.
Les accessoires de chaudières destinés à transformer en vapeur sèche la vapeur plus ou moins chargée d'eau, qui se dégage de la surface liquide, sont de deux sortes. Les uns fonctionnent mécanique-
ment, les autres opèrent par échauffement en donnant un supplément de vaporisation.
Les appareils agissant par action mécanique reposent tous sur le même principe, qui consiste à faire suivreau courantde vapeur des coudes brusques, dans lesquels l'eau entraînée est projetée, en raison de son inertie, sur la paroi extérieure. Les deux noms de séparateurs et d'épurâleurs différencient ces appareils, d'après la quantité d'eau qu'il s'agit d'extraire.
Les séparateurs, qui sont particuliers aux chaudières BelleviUe, dont ils forment une partie intégrante plutôt qu'un accessoire, ont pour but d'extraire l'eau, en proportion importante, qui ne doit pas s'engager
dans le tuyau de vapeur. Us sont décrits au numéro 100 et représentés figures 116 et 117.
Les épurateurs se placent dans le tuyautage de vapeur, avant l'arrivée à la machine, pour extraire de petites quantités d'eau, venues de la chaudièrq ou condensées dans le trajet. On en place presque toujours sur le tuyautage de vapeur des chaudières tubuleuses de tout modèle, et souvent sur celui des chaudières cylindriques. Ils se composent ordinairement d'un simple réservoir cylindrique vertical, muni d'une cloison médiane, que la vapeur contourne comme l'indique la figure 200. L'eau séparée, y compris celle déposée sur l'écran et ramenée vers les parois, s'amasse à la ^«- 200 partie inférieure du réservoir, d'où on l'ex-
trait par un tuyau de purge. Un tube de niveau complète l'appareil.
Comme une négligence dans la manœuvre de la purge produirait un entraînement d'eau dangereux, si le niveau de l'eau venait à s'élever jusqu'à l'écran de séparation, il est prudent de rendre automatique la manœuvre du robinet de purge, en la faisant commander par un flotteur. Les épurateurs des chaudières Belleville, en particulier, sont munis du purgeur automatique représenté figure 201, dans lequel le flotteur, au lieu d'agir directement sur la valve de purge, commande un petit piston à vapeur qui conduit cette valve.
Les appareils qui opèrent par échauffement portent le nom de sécbeurs ou de surchauffeurs, selon qu'on se propose d'obtenir de la vapeur sèche saturée ou de la vapeur surchauffée au-dessus du point
Purgeur automatique sur un épuraieur de vapeur
Fig. 201
A Purgear aatomatiqae.
B Piston du purgeur.
G Clapet du purgeur.
D Communication du purgeur aiee i'âpurateur.
£E' Soupapes de commande du purgeur.
P Levier de manœuvre des soupapes.
G Flotteur.
H Arrivée de vapeur sur la face supérieure du piston B.
i Prise de vapeur au sommet de répurateur.
K Tuyau de purge des soupapes.
L Purgeur à main.
de saturation ; ils ne diffèrent les uns des autres que par l'étendue delà surface de chauffe, et constituent toujours une sorte de petite chaudière supplémentaire placée à la base de la cheminée.
Provence
Surchauffeur à lames Coupe AB
Fig 202 a Conduits de fumée. | b Portes de visite.
Les chaudières des frégates cuirassées de M. Dupuy de Lôme étaient munies d'un sécheur à lames ou à carneaux, dont la figure 202 repré-
Jérôme-Napoléon
Surchauffeur Lafond Coape AB
Fig. 203
circulation ne s'établit pas ; les inscrustations se forment par suite facilement dans la partie inférieure des pendentifs.
Chaudière Field
Fig. 139 Fig. 138
118. — Chaudière Collet. — Chaudière Niclausse. — La chaudière Collet perfectionnée par MM. Niclausse (fig. 141 et 141 bis) est une combinaison delà chaudière D'Allest, ou mieux encore de la chaudière américaine Babcock et Wilcox, et de la chaudière Field. Chaque tube se com-
Fig. 140
pose, comme dans celle dernière, de deux parties concentriques; un tuyau central amène Teau jusqu'au fond du tube, puis Teau revient par la partie annulaire, où elle se vaporise en partie, et fait retour dans une lame verticale appliquée à l'extérieur de la lame de distribution. Les
tubes débouchant ainsi dans deux lames d'eau séparées» rien ne fait obstacle à l'entrée de l'eau. L'analogie avec la chaudière Babcock con-
Tnbuture giêDéFnJe de pfiio dû vapâur.
VbItb principale dA prJs« dfl vapeur.
Va: TA «lïthbire de prise de vapètir,
PH&e de Ttp«ur des pt)fiip«9 «iiraeDtiirM.
Clapets dt retenue d^alirnènUtloD,
RoMtiat d'extraetioD de sur&e«.
Soupape de sûreté,
Soupa^te sTertisamifie.
HobineU di^ aîTeait d'eau.
Pobinfïta di^ jauge.
Bégulakur d^alimcnUtiOù*
Robinets de vidaogt*
Tubo de Tapeur.
DétarLreura,
ttagnéi.
Fig. 141
siste en ce que les lames têtières se composent de conduits verticaux juxtaposés, à section rectangulaire.
La chaudière Collet ayant été ainsi établie sur un principe rationnel,
M. Niclausse a perfectionné tous les détails de construction^ et a réalisé des facilités de démontage et de nettoyage tout à fait remarquables. La chaudière Niclausse est la seule que nous décrirons, l'appareil Collet ayant à peine été appliqué dans la marine.
Fig. 141 bis
Dans sa forme actuelle, la chaudière Niclausse se compose d'un faisceau de tubes légèrement inclinés sur l'horizontale, comme ceux des chaudières Belleville, que les flammes traversent verticalement.
Chaque élément rectangulaire des lames de tèle dessert deux files verticales de tubes disposés en quinconce. Entre deux éléments voisins, il y a un petit espace libre, par lequel on introduit les buses pour le ramonage à la vapeur.
La cloison de séparation des deux lames d'eau, de même que les tubes intérieurs, sont de simples diaphragmes ; Tétanchéité y est Inutile.
Un réservoir cylindrique, dans lequel est le niveau de Teau, surmonte les deux lames de tète; une cloison partielle y sépare les deux courants, courant ascendant d*eau et de vapeur qui y aboutit, courant descendant d'eau qui y prend naissance. Ce réservoir renferma l'arrivée d'eau d'alimentation, et porte les soupapes et les tubes de niveau.
La facilité avec laquelle les tubes, tubes extérieurs et tubes intérieurs peuvent se dilater, indépendamment les uns des autres, sans fatiguer aucun joint a permis d'adopter pour leur jonction sur la lame de tète une dispositioii très simple, rendant les démontages très faciles, qui est représentée sur la figure 142.
Détails cTuno lanterne.
Pig. 142
Les tubes se prolongent par des parties ajourées appelées lanternes . La partie antérieure de la lanterne du tube intérieur est vissée dans la lanterne du tube extérieur, dont elle ferme l'extrémité, ce qui permet de retirer les deux tubes, soit ensemble, soit séparément. Les tubes, une fois en place, sont fixés par une griflfe qui n'a aucune fatigue à supporter; chaque griflfe tient en place deux tubes doubles. L'étanchéité dans les deux cloisons extérieures de la lame d'eau est obtenue par le portage entre surfaces légèrement coniques; le serrage, très faible, n'atteint pas la limite d'élasticité du métal. Il y a là une disposition très ingénieuse, qui parait pouvoir être appliquée dans diverses autres circonstances, et dont les bons résultats tiennent uniquement à la perfection de l'ajustage.
Cette disposition de lanternes, entraînant la suppression d'un long tirant établi par M. Collet à Tintérieur des tubes pour les tenir appliqués sur la façade, est, en particulier, l'œuvre de MM. Niclausse.
Comme détails de construction, signalons que les réservoirs de tête et les lanternes sont en fonte spéciale, et subissent plusieurs recuits avant la mise en place: les tubes extérieurs sont en fer avec soudure, en attendant que les tubes sans soudure soient descendus à des prix plus bas ; leur disposition en quinconce oblige les gaz à circuler en zigzag; enfin les tubes intérieurs sont formés de deux pièces de tôle mince embouties et agrafées l'une sur l'autre à la filière.
Le réservoir supérieur, dans lequel aboutissent les divers collecteurs verticaux, est fortement affaibli par les ouvertures pratiquées dans ces collecteurs; il y a là une partie de la construction exigeant une attention spéciale.
L'arrivée d'eau d'alimentation dans le coffre de vapeur; est entourée d'une enveloppe en tôlerie légère qui forme déjecteur. On fait extraction dans le fond de ce déjecteur au moyen du tuyau /", qui sert également à faire l'extraction de surface.
L'extraction de fond est installée sur la face avant de la chaudière, au bas des lames d'eau descendantes ; des tubulures, partant de chaque groupe d'éléments, débouchent dans un collecteur qui permet de faire une extraction de fond simultanément dans tous les groupes.
La chaudière Niclausse a été essayée sur un navire de guerre seulement, le Friant; elle va être installée sur VElan.
L'essai du Priant a présenté un intérêt particulier, parce qu'il s'agissait de comparer les trois modèles Belleville, D'AUest, Niclausse, sur trois bâtiments pareils: le Chasseloup-Laubat^ le Bugeaudy le Friant (Voir n» 157). Au début, on a rencontré de très sérieuses difficultés, que l'on n'a surmontées qu'à la suite d'études minutieuses. Les premiers essais du Friant donnaient une très mauvaise utilisation de la chaleur ; la fumée était intense; la culotte et toute la base de la cheminée rougissaient, à tel point qu'il s'est produit des affaissements complets de la cheminée. Puis l'expérience a appris à tenir sur les grilles une couche de charbon très mince de 10 centimètres d'épaisseur seulement, en employant à cet effet la chauffe méthodique indiqué au n°46, qui est un curieux retour à un ancien procédé de chauffe rendu réglementaire dans la flotte en 1866 par l'influence du C.-Amiral Labrousse. On chargeait chaque foyer de deux en deux minutes, en introduisant chaque fois 13 kilogrammes de charbon. Dans ces conditions, les résultats obtenus ont été les suivants :