‹ Chaudières marines: cours de machines à vapeur professé à l'École dChapitre 70 sur 80 · RENDEMENT ÉCONOMIQUE DES CHAUDIÈRES DE LOCOMOTIVES · texte numérisé non relu

RENDEMENT ÉCONOMIQUE DES CHAUDIÈRES DE LOCOMOTIVES

190. — Expériences de M. Henry sur Vinfluence de la longueur des tubes. — Les chaudières dites locomotives, décrites au chapitre IX, n'ont fait dans la Marine qu'une simple apparition, sur des bâtiments d'une destination spéciale, pour lesquels on peut aujourd'hui les regarder comme abandonnées.

Sur les chemins de fer, les véritables chaudières de locomotives, à tubes longs et à grilles abaissées, font un service satisfaisant, qui s'améliore encore chaque jour. Nous n'avons pas à les considérer ici au point de vue de la sécurité, de l'entretien ou de la durée, les conditions de fonctionnement étant trop différentes, dans les navires et à la tète des trains. 11 est très instructif, au contraire, d'étudier leur rendement économique, tant sous le rapport de la combustion que sous celui de l'utilisation de la chaleur produite ; le rendement dépend en effet des mêmes considérations sur toutes les chaudières, et les moyens de l'améliorer sont toujours analogues.

L'étude expérimentale de la vaporisation dans les chaudières de locomotives a été faite avec beaucoup de soin et de méthode, à la Compagnie P.-L.-M., par M. Henry, ingénieur en chef de la traction ; il sera commode de prendre ses résultats pour les rapprocher de ceux donnés pour les chaudières marines, dans le cours du chapitre VI.

M. Henry a pris comme variables, dans ses expériences, la longueur des tubes et l'intensité du tirage. Sa chaudière, de même que la chaudière d'essai de M. Geoffroy citée au numéro 69, se composait d'un foyer suivi de viroles démontables ; elle pouvait ainsi recevoir des tubes de neuf longueurs allant de 2 mètres à 7 mètres. Les tirages employés étaient de 25, de 45, et de 75 millimètres d'eau.

La surface de grilles (S était de 9^\B environ, sa projeotion horizontale étant de V^^U. La surface de chauffe du foyer était delâ"^^12 ; la surface de chauffe intérieure des tubes variait de 53'*',47 à IST^SIB, ce qui donne, pour le rapport de S à 6, des valeurs allant de 25 à 79. Les autres données étaient :

Nombre de tabès

Diamètre extérieur des tubes Section totale intérieure des

46+2 X2 = 50miUimètres.

Comme détail des expériences, l'épaisseur de la couche de charbon est indiquée comme ayant varié avec l'intensité du tirage, afin de donner toujours le meilleur rendement possible; elle parait être restée généralement voisine de 25 centimètres. Le signal des chargements de charbon était donné par un thermomètre actionnant une sonnerie électrique, quand la température baissait dans la boite à fumée.

Le tirage, produit par un jet de vapeur, était mesuré par l^ dépression entre la boîte à fumée et le cendrier. La dépense de vapeur du jet n'a pas été indiquée.

La fumée était analysée à l'appareil Orsat.

Les principaux résultats, au point de vue des comparaisons à établir, sont résumés dans le tableau suivant .

LoQgœar de« tubes . .

Surface de chauffe totale S

Rapport j

Combustion par mètre carré de grilles aux |ira(^es de

25 çnm.

Eau Taporisée par kilos, de charbouN ^- * aux tirages oé / 75

Reodefoçut ^onomique total, aux tirages de

Température des gax dans la boite à| fumée, aux tirages de

25 mm.

25 mm*

Perte de chaleur par la cheminée, aux tirages de

( 26 mm.

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