‹ Chef-d'œuvres de MolièreChapitre 102 sur 127 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

ALBERT, MASCARILLl, Albskt, en dedans»

frappe?

Mascàbilli»

Ami.

Albert, ouvrant.

Oh i oh ! qui te peut amener,

Mascarille?

Mascarille.

le viens, ■ Le bon jour.

Monsieur, pour vous donnes Albert.

AhI vraiment, tu prends beaucoup de peine»

De tout mon coeur , bon jour ! i

( It rentre. )

Mascarille, i part.

La r(5plique est soudaine

Quel homme brusque !

( Il heurte, )

Alonsieiir»

Albert, ouvrant.

Encor î

Mascarille.

Vous n’avei pas ouT ,

£ iij

Albert.

Ne m’as-tu pas donné le bon jour ?

■ Mascarille.

, Oui.

Albert.

Eh 1 bien , bon jour , te dis je.

( Il veut encore rentrer. )

MascaRILI-B» l’arrêtant.

Oui ; mais je viens encoro Vous saluer au nom du Seigneur Polidorc.

ALBERT

Ah 1 c’çst un autre fait !... Ton maître t’a chargé De me saluer?

Mascarille,

Oui.

Albert.

Je lui suis obligé}

Va , que je lui souhaite une joie infinie.

( JZ rentre. )

Mascarille, à part.

Cet homme est ennemi de la cérémonie î ( yllbert , en heurtant encore, )

Je n’ai pas achevé, Monsieur, son compliment;

Il vcudioic vous prier d’une chose instamment.

A B E R T , ouvrant.

Eh ! bien , quand il voudra ; je suis à son service.

( Il rentre. )

Mascarille, l'arrêtant.

Attendes , et soufrez qu’en deux mots je finisse,

Il souhaite un moment, pour vous entretenir D’une alFaire importante , et doit ici venir.

Albert.

Hé ! quelle cst-ellc encor l’afFairc qui l’oblige A me vouloir parler ?

, Un grand iccrct , vous dis-jc.

Qu’il vient de découvrir en ce m6mc moment ,

Et qui, sans doute, importe à tous deux grandement. Voilà mon ambassade.

( Il s’ea va. )

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