DE M O L I E R E
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silence i ses enncn^is. Que ne dévoient pas les Arts à un Monarque puissant qui sc prëtoit ainsi à leurs intérêts ! Si les excès de la louange peuvent être jamais excusés, c’est sous le règne d’un pareil Prince. « t« L’Impromptu de Versailles conçu gaiement , exécuté de même , en imposa, pour jamais, à Boursault, «jui avoir à se reprocher d’avoir été l’agresseur , et qui dut reconnoître qu’il s’étoit, mal-à-propos , attiré sur les bras un ennemi d’autant plus redoutable que sa gloire alloit toujours en augmentant, et qu’un jour la postérité ne feroit point de grâce à ceux qui se scroient obstinés à déchirer vainement ses chefd’ûcuvrcs ... »
Cette Piece , qui n’est qu’une répétition interrompue , dans laquelle tous les principaux Acteurs et Actrices de la Troupe de Molière sont censés se disposer à représenter une Comédie , dont les personnages sont les ridicules du tems , tels que des Marquis , des fausses prudes , des précieuses , des fâcheux , &c. , répond aux ennemis de MoIiere, et critique tous les principaux Acteurs et Actrices de la Troupe de l’HôtcI de Bourgogne.
et Molicre , ami du vrai , trouva l’occasion, en se vengeant , ajoute M. Brct, de révéler à tout Paris qu’en applaudissant aux Montfieury , Beauchâceau , de Villiers , &c. , il s’extasioit , presque toujours , pour des rons exagérés et faux , des gestes apprêtés , des grimaces étudiées , des cris forcenés , et jamais pour la nature. 21 est à remarquer qu’il ne dit rien de Fleridor, en
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qui , sans doute , il reconnoissoit un véritable ta-* knt. »ï
cc Ce qu’on ne sauroic trop observer, c’est que jusques dans les bagatelles de l’cspccc de ccllc-ci , le dialogue esc d’un naturel et d’une vérité qui font la plus grande illusion , et qui mettent la chose meme sous les yeux, et toujours avec un esprit, un sel et un comique absolument particuliers à MoIiere. Il y parle de lui avec ce courage noble qui sied si bien au génie , et sans blesser l’honnêteté dont il fît toujours profession. >»
M. Brct observe encore que « c’est d’après cette pièce que les Comédiens Italiens ont plusieurs fois saisi l’idée de parodier les talcns des Comédiens François leurs rivaux ... «
Montfieury , ie fils , crut devoir venger son pcrc , et la Troupe de l’HÔtel de Bourgogne ; et , dans cette vue , il fit une petite Comédie , sous le titre de L'Impromptu, de l’Hôtel de Conde' , et qui fut jouée pat cette Troupe. De Villiers composa et fit représenter aussi , dans le même dessein, une petite Picce, intitulée Lu yen^ea&ce des Marquis,
Le Mariage forcé i Comédie, en trois actes, en prose , avec des Intermèdes , mêlés de chants et de danses , représentée , pour la première fois , au Louvre , sous le titre de Ballet du Roi , le ly Janvier et, ensuite, réduite à un acte»
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avec quelques changemens et sans Intermèdes > sur le Théâtre du Palais-Royal , le i j Février i66<; i imprimée, à Paris , en i66?> , chez Jean Ribou ,
« C’est une de ces petites farces de Molière, qu’il prit l’habitude de faire jouer après les Pièces en cinq actes , dit Voltaire { jugemens sur les Pièces de Molière ), Tl y a dans celle ci quelques scenes tirées du Théâtre Italien. On y remarque plus de bouffonnerie que d’art et d’agrément. Elle fut accompagnée au Louvre d’un petit Ballet, où louis XIV d.insa. »
CS 11 n’y a point d’étranger qui , d’après cette décision , ne juge Le Mariage fore/ une misér.iblc Picce , qui déshonore le Recueil de Molière, observe M. Brc« { Avertissement mis par lui au-devant de cette Pièce ), Cependant , les représentations fréquentes de cet Ouvrage... ne confirment gucres ce jugentent ... La scene nous y paroît aussi régulière qu’elle peut l’circ dans ces sortes de bagatelles , et les personnages sont tous amenés avec cet art du Théâtre et cette vraisemblance qui suffisent au genre de la farce, s) i« Louis XIV n’accorda que très -peu de tems à Molière pour lui fournir une Comédie à laquelle on pût lier des Intermèdes de chant et de danse , où ce Prince dévoie sc montrer lui -même. Notre Autcut eut besoin des ressources de son esprit et de sa gaieté, pour faire usage , en cette occasion , du sujet le plus simple , et qui , dans les mains d’un autre , eût X
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peine sufH à l’acte le plus court. Il se ressouvint de l’art qu’il avoit employé trois ans auparavant dans la Comédie des Fâcheux , où il avoir lié les Ballets et les divertissemens au corps même de l’intrigue * et ce que nous voyons aujourd’hui ne composer que dix-sepe scènes , fore courtes » fut exécuté en crois actes.
« Molière , dans cette espece d’impromptu » ne perdit point de vue l’utile mission qui l’appeloit à la destruction des obstacles divers qu’on opposoit > de tous côtés t au triomphe du bon>sens et du vrai goût. ÉIcvc du fameux Gassendi , et Traducteur • dans sa jeunesse , du Poème de Lucrèce > on sent de quel oeil il dévoie voir les troubles ridicules qui s*é> toient élevés dans nos écoles. Les efforts sérieux de l’üniversité pour obtenir la confirmation d’un Arrêt de 1624 , qui avoir défendu > sous peine de la vie , d’enseigner aucune maxime contraire aux opinions d’Aristote , et qui , fort heureusement , droit tombé dans l’oubli , donc il étoit si digne > sont assez clairement apperçus dans ce que dit Pancrace à l’oc« casion de la forme ou de la figure d’un chapeau (dans la scene sixième) . Moliere, dans cette meme scène, nous mec au fait des inepties pour le soutien desquelles de graves Docteurs cherchoient à soulever les corps les plus respectables. Il fie rire aux dépens du jargon pédanresque et vuidc de sens de nos écoles. Aussi vigoureux ennemi de la fausse Philosophie que des faux airs et du faux goût , il saisit , avec plai-
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sîr , cette occasion de verser , à pleines mains i le ri diculc sur le procès de l’^norance avec la raison . et Despréaux, avec son arrêt burlesque , ne fit, quelque tems après , que consommer l’ouvrage de notre Auteur. Le Parlement de Paris étoic sur le point de prononcer un Arrêt contre la Philosophie de Descartes, lorsque Coilcau fit présenter le sien au Premier Président de Lamoignon , par son oncle le Cîreffier. Cette bagatelle heureuse , an rapport du M/nagiana , empêcha , peut-être plus qu’aucune autre chose , qu’on ne rendît un Arrêt véritable contre les Cartésiens.
« Une prétendue anecdote sur le mariage du célèbre Comte de Grammont est citée par- tout comme ayant fourni à Moliere le dénouement du Mariage forcé. C’est voir uné ressemblance de trop loin , et U fable qu’avoît inventée notre Auteur a dû le conduire naturellement à la maniéré plaisance dont il la termine. Ces différentes applications qu’on fait vaguement sut telle ou telle sccnc prouvent, tout au plus , que CCS sccries sont puisées dans la nature. Il n’y a que le faux et l’invraisemblable qui ne ressemblent à rien.,., o
Voici l’anecdote, tirée d’un Kecucil Intitulé Aaa , ou Bigarrure Caloiine.
«Le Comte de Grammont, pendant son séjour à la Cour d’Angleterre, avoit beaucoup aimé Mademoiselle Hamilton. Leurs amours même avoient fait du bruit , et il repassoit en France, sans avoir conclu avec elle. Les deux frères de la Demoiselle le joignirent à Douvres »
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dans le dessein de faire arec lui le coup de pistolet. Du plus loin qu’ils l’apperçurent , ils lui crièrent : Comte de Grammoni l Comte de Gramment 1 n’ave^-vout rien oublié à Londres}. Pardonnez-moi , répondit le Comte , qui devinoit leur intention) j’ai oublié d'épouser votre saur , et j’y retourne avec vous , pour finir cette affaire. «
On sait que le sujet du Mariage forcé est aussi simple» Le vieux Sganarelle a demandé en mariage la jeune Dorimène , fille d’Alcantor ; mais il est jaloux, et il craint que les suites du mariage ne soient fâcheuses pout lui , parce qu’il découvre qu’elle a un amant, nommé Ly caste. Il consulte son ami Géronimo , deux Philosophes, ses voisins , nommés Pancrace et Marphurius , deux Bohémiennes, diseuses de bonne aventure , et il n’est rassuré par aucun de ces personnages. Il renonce à se marier , et va retirer sa parole ; mais Alcidas , frère de Dorimène , piqué do cet affront , lui propose de se battre avec lui. Il refuse , et Alcidas lui donne des coups de bâton , jusqu’à ce qu’il ait choisi de se battre ou d’épouser sa sœur. Sganarclle , craignant encore plus la mort que les suites d’un mariage mal assorti , se détermine enfin pour ce dernier parti , et le mariage se fait , à la satisfaction de tout le monde , excepté à la sienne.
Cette Piece fut jouée douze fois de suite , dans sa nouveauté. Son dénouement est regardé comme un des meilleurs de Molière, «c Le silence de Sganarclle qui la termine est un coup de maître , dit Riccobutù, dans ses Observations sur la Comédie 'et sur ta
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g/nie de Jiloliere ; et c’est cette espece de dénouement que j’avois en vue lorsque j’ai dit que 'c froid d’une situation pouvoir quelquefois servir à dénouer une Pièce autant que le feu et la vivacité d’une 'action. 1)
Le Mariage force fut mis en vers , par un anoiiyme , en 1674 > il y a apparence qu’il n’a
jamais été joué de cotte manière.
Lorsque cette l’icce fut icpvéscntée en trois actes « Sganarelle , joué par Molicre , s’endormoit à la cin- ■quieme scène du premier ; la Beauté lui apparoissoit d’abord , en songe cnsui’-c la jalousie , les cliagrins , les soupçons et des plaisars ou goeuentrds ; à la septième scene du second acte , des égyptiens et des Égyptiennes , un Magicien et des Démons ; à la sixième scène du troisième acte, un Maître à danser vcnoic enseigner une courante à Sganarelle ; un concert Espagnol , composé de six exécutans , des deux sexes ! des Danseurs Espagnols ; un charivari grotesque , formé par des personnages de toute espece , et des gai.ans qui venoient caresser la femme de Sganarelle , terminoient les divertissemens , qui étoient exécutés par le Roi , Monsieur le Duc , le Comte d’Armagnac , le Duc de Saint - iVignan , les Marquis de Villeroy et de Rassan , quelques autres Seigneurs de la Cour, et des Danseurs de l’ Opéra.
La Princesse d' Elidé <, Comédie-Ballet, en cinq actes , avec un Prologue et des Intermèdes ,
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représentée , pour la première fois , devant le Roi et les deux Reines , à Versailles , le 8 Mai if ^4, et ensuite , à Paris , sur le Théâtre du Palais- Royal , le J? Octobre de la même année 5 imprimée , après la mort de l’Auteur, à Paris , en 1682 , chez Denis Thierry , In-n,
■ « Les Fêtes que Louis XIV donna , dans sa jeunesse , méritent d’entrer dans l’IIistoire de ce Monarque , dit Voltaire, ( jugemens sur les Pièces de Molière ) non-seulement par les magnificences singulières , mais encore par le bonheur qu’il eut d’avoir des hommes célèbres , en tous genres , qui contribuoient, en mcmc-tems, à s?s plaisirs, à la politesse et à la gloire de la nation. Ce fut à cctro Fête , connue sous le nom de L’Lle enchant/e , que jMolicre fit jouer La Princesse d’EUde.,.1 II n’y a que Ic premier acte et la moitié de la première sccnc qui soient en vers. Molière, pressé par le tems^ écrivit le reste en prose. Cette Picce réussit beaucoup dans une Cour qui ne respiroit que la joie , et qui , au milieu de tant de plaisiis, ne pouvoir critiquer avec sévérité un Ouvrage, fait à la bâté , pour embellir la Fête. »
ce On a depuis représenté La Princesse d'Elide k Paris ; mais elle ne put avoir le même succès , dépouillée de tous scs ornemens et des circonstances iieuteuses qui l’avoiçnt soutenue. On joua la meme
année la Comédie de La Mere coquette , dû célébré Qninault. C’étoit presque la seule bonne Comédie «ju’on eût vue en France , hors les Pièces de Molière y et elle dut lui donner de l’émulation. Rarement les ouvrages faits pour des Fêtes réussissent- ils au Théâtre de Paris. Ceux i qui la Icte est donnée sont toujours indulgens ■, mais le Public, libre, est toujours sévere. Le genre sérieux et galant n’étoie pas le genre de Molière ; et cette espece de Poème n’ayant ni le plaisant de la Comédie , ni les grandes passions de la Tragédie , tombe , ptesquo toujours , dans l’insipidité. « w La superbe Fête que Louis XIV , dans son nouveau Palais de Versailles , donna à la Reine , sa incrc , et à Maric-Thérese , son épouse , sous le titre des Plaisirs de î'IJle enchante'e , offrit , pendant sept jours , tout ce que la magnificence et le bon goût du Prince , le génie et les talens de tous ceux quî le servoient pouvoient enfanter de plus merveilleux et de plus varié , observe M. Bref. ( .■Svertissement mis par lui au-devant de Tu L’Italien
Vigatini , un des plus ingénieux Décotatcurs et des plus surprenans Machinistes qu’on ait vus v le célébré I.ully , qui annonça dans cette fête les charmes de sa mélodie ; le Président de Périgny , chargé des vers consacrés aux éloges des Reines i Benscrade , si connu par son double talent de lier la louange du personnage Dramatique avec celle de l’Actcurj Moliere enün , le célébré Molière, qui ût les honneurs.
de la seconde journée par Princesse d'Elide , et ceur de la sixième par un essai des trois premiers actes «le Ttirtirffe , tout cela rendit cette fête une des plus étonnantes que l’Europe ait jamais vues. «
« Louis XIV n’avoit donne à Molière que très-peu de tems pour le Spectacle qu’il lui demandoit , et tous les sujets n’étant pas propres à des fêtes aussi augustes , notre Auteur chercha des secours ailleurs que dans ses propres idées. Ce fut d’>fg;o/rino Moreioy Auteur Espagnol, très-estimé, qu’il emprunta la Fable de La Princesse d'Elide ; et ce fut une galanterie fine de la part de Molière de présenter à deux Keines , Espagnoles de naissance , l’imitation d’un des meilleurs ouvrages du Théâtre de leur nation, j»
<« Molière étoit incapable d’une imitation servile, et ce fut en homme de génie qu’il évita les fautes et qu’il augmenta les beautés de son original.... La Pièce Epagnolc qui a pour titre , El Desden con el Desieny dédain pour dédain , est en trois actes , et Molière porta la sienne à cinq , pour en multiplier les divertissemens.... «
Le Prologue est formé par l’Aurore, qui, à son lever, invite toutes les jeunes personnes à aimer, et par des valets de chiens qui s’éveillent pour aller à la chasse.
La Princesse d’Elide esc recherchée en mariage, par Euryalc , Prince d’Ithaque., par Aiistomènc, Prince de Missène et par Théocle, Prince de Pylc. jEllc Us dédaigne tous les trois. Euryalc , lassé de ce
dédain , de concert avec Iphitas , pere de la Ptinccssc , feint d’aimer Aglante , sa parente. Le dépit ^ s'empare de la Princesse , et elle se montre jalouse du choix d’Euryalc, qui revient à elle. Aristomène épouse Aglante «et Théoclc épouse Cinthic, autre parente de la Princesse. Les Intermèdes sont remplis par un lîoufton de la Princesse , nommé Moron , et que joua Molière î par des Chasseurs , par des Bergers , des Berger es et des Satyres , chantans et dansans.
c(. Quelqu’un a mis en vers les quatre actes en prose de La Princesse d'Elide ; mais les ouvrages les plus foibles des grands hommes gagnent bien rare> ment à passer par d’autres mains , » observe AI. Brct. '<
Riccoboni traduisit au commencement de ce siecle La Princesse d'Elide , qu’il fit jouer en Italie , avant de venir en France: et au mois de Juillet on joua au Théâtre Italien une Picce de Coypel , intitulée , Les Amours à la chasse / qui /toit une mauvaise imitation de La Princesse d'Elide, dirent ^.én 1719, les Lettres historiques sur les Spectacles de Paris,
* Tartuffe , ou LTmposteur , Comédie , en cinq actes , en vers , représentée , pour la première fois , en trois actes , devant le Roi , à Versailles, dans la sixième journée des Plaisirs de L'tsU enchantée , le 11 Mai ; chez MON-,
SIEUR , ftere du Roi , à Vilicrs-Cottcrcts , le 14 Septembre suivant j en cinq actes , chez le grand Condé, au Raincy , le xÿ Novembre de la meme année , et le y Novembre x 66 ^ , et à Paris, au Théâtre du Palais-Royal , le ? Août i 66 yi imprimée, à Paris, en 167* , avec une Préface et trois Placets adressés au Roi , chez Claude Barbin, in- 11.
D. Juan y ou Le Festin de Pierre , Comédie , en cinq actes , en prose , représentée , pour la première fois , au Théâtre du Palais-Royal , le IJ Février i 6 cs i imprimée, après la mort de l’Auteur, en 1682 , chez Denis Thierry, in-ix.
« Molière , en traitant,lc sujet du Festin de Pierre , obéit encore moins i l’impulsion de son gdnic , qu’il ne l’avoit fait en composant La Princesse d'Elide , dit M. Bret , dans l’averrisscmcnt qu’il a mis audevant du Festin de Pierre, Sa reconnoissance et son attachement pour I.ouis XIV avoient élevé le courage dont il avoit eu besoin dans une action héroïque et grave » mais rien ne pouvoir le soutenir dans le choix d un Drame tout-à-fait hors de la nature. Il fallut cependant qvi’il cédât aux pressantes sollicitations de sa Troupe , qu’il aimoit comme un pere tendre , et qui ne cessoit de lui demander une imitation
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tation Françoise de la Pièce Espagnole qui venoit d'enrichir quelques Th<!atrcs de Paris.... { Voyci le Tome VU des Comédies du Théâtre François de notre Collection , lugcmens et Anecdotes sur le Festin, de Pierre, mis eti vers p.ir Thomas Corneille. ) Lorsque Molicre , pour servir l’avidité de ses Camarades , eut consenti à uaiter cette Farce , on ne lui pardonna point de s’etre si fort écarté du vrai, lui-même patoît ne s’être pas fait plus de grâce , puisqu’il ne livra point son ouvrage à l’impression, et qu’il est un de ceux qui grossirent l’édition postume de i68i.... On ne lui permit pas apres avoir purgé le Théâtre de tant de folies, d’y reporter lutniême un tissu d’extravagances. «
<c Ce n’est pas qu’il ne plaisante quelquefois agréablement, dans les rôles de Sganarclle et de M. Dimanche , et qu’il n’élevc sa voix avec assez do force dans le personnage de ü. Louis ; mais le tout ensemble n’étoic pas digne de passer sous la plume de notre Auteur , et l’on ne peut qu’applaudir au mot ingénieux d’une femme qui dit i Molicre ; Votre figure de D. Pedre laisse la tête , et moi je la secoue. y>
et Moliere , en réussissant peu , n’eut cette fois rien à craindre de ses ennemis ordinaires > mais 11 s’en éleva contre le Festin de Pierre d’une nouvelle espece, et mille fois plus dangereux.... La scene d’un Pauvre avec I). Juan dans laquelle Moücic avoîc peine avec trop d’énergie , peut - être , U
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„<lératcsse «honnde de son Hdros , «eva les cl*-
meurs de ces nouveaux ennemis »
voici cette scène, que Voltaire a rapportée dans ses iugemens sur les Pièces de Molière , après l’avoir vue écrite de la main de cet Auteut , et qui lui fut commuuiquée par le fils de Pierre de Marcassus, arm
de Molicte. r e »
D. Juan rencontre un pauvre dans la or t ( s
seconde du troisième acte ) et lui demande a quot il passe sa vie i
Le Pauvrb.
A prier Dieu pour Ici honnStes gens qui me donnent l’aumône.