DES PIECES
* IMIaRiamne , Tragédie, donnée en 1636 , sur le Théâtre du Marais , dédiée au Duc
d’Orlcans , avec une Ode j imprimée à. Paris l’année suivante , in- 4°. , avec fig. de Bosse ,
chez Antoine Courbé.
La même , revue et corrigée j Paris , 1*37 , 1639 et 1644, quatrième édition, chez le même,
La même; Troycs, 1644, in-iz , chez Jacques Oudot. *
La même , augmentée de la Vie de l’Auteur j Paris , 1714, chez François Flahault , in- 8 e .
La même , revue et corrigée par J. B. Rousseau ; Paris , Didot, 1731 , in- 11.
La même , dans le second volume du Recueil
des meilleures Pièces du Théâtre François j Paris, 1737 »
La même , dans le Recueil des meilleure»
Pièces Dramatiques faites en France j Lyon , 1780 in- 8 °t
Il y a encore plusieurs autres éditions de Maxiamne , dans le format in- 8 °. et in- iz , imprimées à Paris , Rouen , Troyes , et ailleurs.
Il existe dans la Bibliothèque du Roi un Manuscrit de la Tragédie de Mariamne. Ce Manuscrit est de format in- 4 0 . , écrit sur vélin , relié en maroquin avec compartimens , et orné de fleurs-de-lis. L’écriture en est fort belle , et est d’un nommé Petit D. T. Il y a toute apparence que ce Manuscrit a été copié d’après l’original de la main de Tristan , et par ses ordres ; et que c’est l’exemplaire qui a été présenté au Duc d’Orléans, à qui cette Tragédie est dédiée. Elle est précédée d’un Avis ^u Lecteur.
Panthéc , Tragédie , avec un Avertissement et des Argumens , dédiée à Henri de Lorraine , Archevêque et Duc de Reims ; représentée en 1637 , et imprimée à Paris en 1639 , in- 4 0 . , chez Augustin Courbé,
La
La même, réimprimée dans le troisième volume du Théâtre François , in-n.
Quoique cette Tragédie ne soit pas sans mérite et qu'elle ait quelques beaux vers , elle n’eut qu’un médiocre succès. Il est vrai que le fond n’en est pas heureux. Le personnage d’Araspe , qui est le principal de
la Pièce , est trop subordonné aux autres personnages qui paroissent à côté de lui. I’anthéc suivit de près Mariamne. Tristan avoue que l’aînée a plus de beautés que la cadette ; mais il s’en excuse sur ce qu’il l’avoit composée dans les intervalles d’une maladie , et qu’il «'est pas étrange que l’ouvrage d’un homme languissant ait moins de vigueur que celui d’un homme qui se porte bien: il dit de plus , qu’elle se sentit de la disgrâce arrivée à la troupe du Marais , par l’apoplexie dont fut attaqué le célébré Mondory , qui , sans cet accident , auroit fait valoir Araspe dans cette Tragédie , comme il avoir fait valoir Hérode, dans la Tragédie de Mariamnc.
Parmi les vers heureux qui se trouvent comme noyés dans cette Pièce , nous en avons distingué deux, tirés du récit de la mort d’Abradate :
» Et lorsqu’il est tombé sanglant sur la poussière ,
Les mains de la victoire ont fermé sa paupière.