ELVIRE
SiES , il n*est plus besoin de vous dissimuler » Ce que tous mes efforts ne vous ont pu c^ler*
J'aimois : vous Tavex su i mais , pour venger mon pere> J'ai bien voula proscrire une tête si chère»
Votre Majesté , Sire » elle-même a pu voir Comme j'ai fait céder mon amour au devoir. • ^
99 'L E C I Dt
Ènfin Kodrigue est mort , et ta mort m'a changée
D'implacable ennemie en amante afHigde,
rai du cette vengeaptce à qui m'a mise au jour •
Et je dpk makiteaant ces pleurs i mon amour.
Don Sanche m*a perdue en prenant ma défense;
Et du -bras qui me perd je suis la récompensfî I
Sire , si la pitié peut émouvoir un Roi «
De grâce , révoquez une si dure loi ;
Pour prix d' une victoire où je perds ce que j*aimç >
Je lui laisse mon bien, qu*il me laisse à mot-même ;
Qu'en un cloître sâici(^ je pleure incessamment
lusqu*au dernier soupir mon pere et mon amant.
' D. DiEGVB.
Enfin elle aime» Sire , et ne croit plus un crime D*aTOtter par sa bouche un amour légitime.
Chimene , sors d'erreur, , ton amant n*est pas mort » Et Don Sanche vaincu t*a fait un faux rapport.
D. Sanche.
Sire , un peu trop d'ardeur malgré moi Ta déçue ;
Je vcnoîs du combat lui raconter l'issue.
Ce généreux guerrier dont son cœur est charmé :
Ne crains rien , m*a-t-ll dit , quand il m*a désarmé ;
Je laisserois plutôt la victoire incertaine >
Que de répandre un sang hasardé pour Chimene i Mais , puisque mon devoir m'appelle auprès du Roi » Va de notre combat l'entretenir pour moi ; De la part du vainqmur lui porter ton dpée* Sîre , j'y suis venu : cet objet l*a trompée ; EUe m'a cru vainqueur, me voyant de retour^
TiH A G É D 1 >i
Et MQidftiti sâ colerea frahl son amour ,
Avec tant de transport et tant d'impatience , Que je n'ai pu gagner un moment d'audience.
Pour mol , bien que vaincu « iome réputé heuiei»; i Et » malgré l'intérêt de mon coeur amoureux , . Perdant infiniment, )*iûoieencor ma défaite QxA bit le beausuccès d*une amour si patfitite.
D. F X AN AMD.
Ma fille j il ne £uit point rougir d'un si beau feu , Ki chet cher les moyens d'en faire un désaveu^ i Une louable honte en vain t'en sollicite v Ta gloire est dégagée » et ton devoir est quitte ; Ton pere est satisfait îetc'étoit le venger.
Que mettre tant de fois ton Kodrigue en danger.. Tu vois comme le ciel autrement en dispose :
Ayant tout fait pour lui , fais pour toi quelque chose t St ne sois point rebelle à mon commandement
Qui te donne un <pottX alm< li chèrement,. ^
.LE C l D ;