SENTIMENS
servatcur en puisse ailleurs conclure , il n*eil Mfietat tien ici qui lui soit avanugeuz.
La prtititfett Seent éa troisième Acte doit ittt extmi^ nde avec plus d'attention , conune celle qui est attaquée avec plus d*apparenc€ de justice. Et ^ certes , il n'est pas peu étrange que Rodrigue , après avoir tué le Comte , aille dans sa maison , de propos délibéré 9 pour voit 3a fille , ne pouvant douter que désormais sa rue né lui dut 6tre en horreur , et que se présenter volon-* tatrement à elle en tet lieu , ne fttt comme tuer son pcrc une seconde fois. Ce dessein, néanmoins, n*est pas ce que nous 7 trouvons de moins vraisemblable. Cae tm amant peut être agité d'une passion si violente 9 qu'encore qu'il ait fort offensé sa mattresse , il no pourra pas s*emp8cher de la voir , ou pour se contenter lui-mcme , ou pour essayer de lui faire satis« faction de la faute qu'il aura commise contre elle. Ce €^\ù nous y semble plus difficile à croire, est que co même amant 9 sans 6tre accompagné de personne 9 et sans avoir alors inteUigence avec la suivante , entro dans le logis de celui qu'il vient de tuer 9 passe jus* qu'à la chambre de sa fille 9 et ne rencontre aucun de se» domestiques qui l'arrSte en chemin. Cela totitcfois se pourroit encore excuser sur le trouble où <tolt la famille après la mort du Comte , sut robsco-' rité de la nuit , qui cmpcchoit de connoître ceux
qui 9 vraiscmblablemei^t 9 venoient chex Chimene pont l'asfiitet dans son affliction , et sur l'Imprudence na-
turelle aux amans qui suivent aveuglément leurs pas^ «•ions , lans vouloir regarder les inçonvémens qui on
SUR L E C I !>• i^r
peuvent erriver ; et , en eflfet, nous serions aucunement
satisfaire f Si le Pôctc > pour sa décharge » avoir faïc -couler dans 4e discours que Rodrigue dent i £Ivice quelques-unes de ces considérations, sans les laisser devinex au Spectateur. Mais ce qui nous en semble inexcusable , est que Bodrigue vient chex sa Mattresse , non pas pour lui demander pardon de ce qu'il a été contraint de faire pour son honneur^ mais pour ]ui en demander la punition de sa main. Car s'il croyoït l'avoir mérité, et qu'en eHet il fût venu en ce lieu , à dessein de mourir pour la satisfaire , puisqu*il n*y avoit point d'apparence de s'imaginer sérieuscmci^t que Chimçne se résolût i faire cette vengeance avec ses mains propres, il ne devoit point différer à se donner lui-même le coup qu'elle lui aurait si raisonnablement refusé* Ctftoit montrer évidemment qu'il ne vpuloit pas mourir, de prendre un ei nuuvais expédient pour mourir , et de ne s*aviser pas que la mort qu'il se fût donnée lui-même dans les termes d'amant de Théâtre , conune elle lui eût été plus facile , lui eût été aussi plus glorieuse. Il pouvoit lui demander la mort; mais il ne la pouvoir pas espérer î et se la voyant déniée , il ne sie devoit point retirer de devant elle , sans faire au moins quelque démgnstution de se la vouloir donner , et prévenir AU moins en apparence celle qu*il dit assez lâchement qu'il va attendre de la main du bourre;^u. Nous esiimons donc^que ceue Scène , et la quatrième du m6me Acte , qui eh est une suite , sont principalement défectueuses , en ce que Kodrigue va chex Chimene , dans
a9« SENTIMENS.
la créance déraisonnable de recevoir par sa ftwffti îl punition de son cArtc , et en te que ne Payant pu obtenir d^elIe , il aime mieux fat reast^if * 1* du ministtie de ta |ust2ce, que de la sienne même. S'il fût allé vers Chîrtiene , dans laYés6hïtîôW dctnmnSt cii sa présence » de quelque sorte que ce pût ctrc , nous croyons que non-seulement ces deux Scènes seroient fort belles pour tout ce qu'elles contiennent 3é patliétique y mais encore que ce qui manque à la conduite, 'Seroit sînôn foft régulier , au tftôins (otf Stippôrtablê.
Quant à ce qui suit, nous tombons d'accord qu'il eût été bienséant que Chimene , en cette occasion » eût eu quelques Dames de ses amies auprès d^elIe pour la consoler. Mais Comme cette assistance eût empêché te qui Se ptesB dMS les Sctna suivantes , nous rie croyons pas aussi qu'elle fût nécessaire absolument; car une petdonné autant affligée qué l^étôit Chithene , pouvoir aussi-tôt désirer la solitude , que souffrir \k compagnie. Et ce qu'£tvire dit : qu*elle reviendra du,
Pàlals bien accompagnée , ne donne point de lieu i la contradiction que prétend TObservateur , pour ce que ^enir àccimifiagnic , H^est pas demutet aceùn^agnéct et supposé qu'elle voulût demeurer seule , il n'y a pas d'apparence que ceux qui l'aurolcnt reconduite du Pa- His chtt elle, 7 vdulussent passer la nûit contre sâ tdlonté. Mais c'est encore une de ces choses que le Pocte . clevoit adroitement faire entendre , afin de lever tout scrupule de ce côté-là , et de ne donner pats la peine au Spectateur de la suppléer pour lui. Ce que nous estiitaons de plus rép réhcnsibie > et que l'Observateur n'a*
ttmia- Tépfendt» ^ iKt qu*Elrko n'aie point suivi Chimene au logis du Roi , et que Chimcnc en soit rev«ntteâV€cD« Swchet sans aucunes &mmes« »
La tcoisiemo et quatrième Scènes nous semblent fort l>çUcs , si Ton e»;q^ta «a que nous^ y avons remarqué touchant la condttke« Les pointes et les traits dont cUcs sont «em4e6 , pouc la plupart , ont leur source dansU natuce de la diosey et nous tsouvons quaKo^ drigue n'y fait qu'une faute notable, lorsqu'il dit à Chiœene avec tant 4e rudesse 9 fu*U ne se sepenk point d'avoir tui son pere, au lieu de s*en < excuser avec humilité $ur l'obligation qu'il avoit de venger rhonneuc du.sâesu^Kous ttouvons aussi que Ctumems^ n'y en fait qu'une ; mais qui est grande , de ne tenir pas ferme dans la beUe r&olution de perdre Rodrigue^ et de mauHr aptè» lui, et de se rel&cher |usqu*à dire que dans la poursuite qu'elle fait de sa mort » elle «ouliaîte de ne rien pouroîr. Elle eût pu confiesset à Elvire et à Rodrigue même qu'elle avoit «une vioiehte ^astioil pour lui % tnai^ elle leur devoit dire en même tems qu'elle lui <tdt moins obligée qu^i son honmwi que dans la plus grande véhémence de son amour éHe agkdit contre M sprec plus d'ardeui: , et qti*après qu'elle auroit satisfait à son devoir , elle satisfiercfit i son affection » et trouveroit bien le moyen de le suivre. Sa passion n^eût pas été mcûns tendre ^ et eAt été plus généreuse.
VCfbsenrattur teprend dans la cinquième Scène «
que D» Di€^ sorte seul de nuit pour oUêt thet^Mt son
fis par ia filU^ lausm^m GeaUlshammes chei li^>