‹ Chefd'œuvres de P. CorneilleChapitre 80 sur 92 · SCENE CINQUIEME · texte numérisé non relu

SCENE CINQUIEME

Volu laisse^ choir ainsi ce glorieux courage»

Contre ropinicn de TObservateur, ce mot de choir n*tst point si fort impropre en ce lieu qu*il ne se puisse supporter : celui d'abattre eût <£t<î sans doute meilleur, et plus dans Tus^*

Si dissout sa valeur ce grand pterrier s'aiaa

L'Obsenratctiî a mai reprit s^abae , et H n*y a pcnnt d'équivoque vicieuse avec Sàbhat ; mais il devoir rcmar-» quer qu*il failoit dire est abauu , et non pas s*ahat9

£/ ses nobles journ/es ,

Porter delà les mers ses lumtês destinées»

L'Observateur a bien repris ses nobles joumfes ; car on ne dit point les fournies d*un homme , pour exprimer les combats qu*il a faits > mais on dit bien : la journée d'un tel lieu , pow <lise la bataille qui s*y est donnée : «t il devroît encore ajouter que les nobles fournées qui portant les hautes destinées au-<icl^ des mers» font une confusion de belles paroles qui n^ont aucun sens rai^ sonnable.

Arborer ses XaurUrs, Est bien repris par TObservateur , pour ce que l'on ne

peut pas dire : arborer un arbre ; le mot d*aHforer ne se prend que pour des choses que Ton plante figur<^ent » en façon d'arbres , comme des étendards.

jtfoiJ , itadame ^ yoyei oU vous gortex son (m

TiU

. Alt s E N T 1 M E N s

Cette façon de parler .est si hardie » qu'elle en est obscure.

Je yeux que ee combat demeure pour certain*

Outre que cette phrase est basse , elle est mauvaise » et l'Auteur n'exprime pas bien par-là : ;e veux que ce

conibat se soit fait.

Votre esprit va-t-il point bien Vite pour sa main f

Cette pointe est mauvaise.

Que veux-tu^ je suis folle , et mon esprit s*/gare f Mais c*est le moindre mal que Vamour nu pr/pare,

Jl y a de la contradiction dans le sens de ces vers i car, comment T^our lui peut-il préparer un mai qu'elle

cnt ddja ? Elle pouvoit bien dire : Cest un petitjnal , en comparaison de ceux que l'amour mepr/pare^

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