‹ Chefd'œuvres de P. CorneilleChapitre 81 sur 92 · SCENE SIXIEME · texte numérisé non relu

SCENE SIXIEME

Je Vai^ de votre part, long-tenu entretenu»

On dit bien s Je lui ai parle\ de votre part ; on bien : /r

l'ai entretenu de ce que vous m'ave^ commandé de lui dire^ de ^itotre parti maison ne peut dire; jeVai entretenu de votre fart.

Qn Va pris tout iouillant encor de sa qiUrélle»

On fit peut dire : bouillant d'me querelle ^ comme on

dit : bouillant de eoîeref

J*obéis et me tais g maisdegraet encor, Sire PiU^ mots en sa déftiue^ •«••«••

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Apr^ avoir dits yohdis et me tais, ii ne devoit point continuer de parler: car ce n*est pas se vouloir taîre 9

que de demander à dire deux mou .en sa d(f fense.

Et c*est contre ce mot fu'a rùisté le Comte*

Résister contre un mot n'est pas parier fiançois > il eût j^u dire : s*obstimrsuT un mot.

Il trouve en son devoir un peu trop de rigueur. Et vous ohéiroit , s*il avoit moins de cœur.

Don Sanche pèche fort contre le jugement en cet endroit 9 d'oser dire au Koi que le Comte trouve trop de rigueur à lui rendre le respect qu*il lui doit ; et encore plus quand il ajoute 1 qu'il y auroit de la lâdiecà à lui obdîr.

Commande^ fue son iras ^ nourri dans les alarmes.

On ne peut dire : un Iras nourri dans Usnléntiisf et il a mal pris en çe lieu la partie pour le tout. -

Vous perde^ le respect t mais je pardonne à Vâge , Et j 'estime Varéeur en un jeune eeumge*

le Kol estime, sans raison, ceue ardeur qui fidt perdre le respect à Don Sanche > c'étoit beaucoup de lui par« donner.

A quel fie sentiment fue son orpieil m*ohUge,

Sa perte m'affoihUt, et son trépas m'ajpige»

Toutes les parties de ce raisonnement sont mal ran« car il faiioic dirc;^ guel^ue zessemmeat guc son

•ijfiwil m'd(f oilig^, sonuigas m'ajfiig/tiiaatfetiusipetct

m'a^ffoiblit,

SC£N£ S£PTIëM£.

Par ente triste bouche elle empruntait ma voix,

Chimene paroft trop subtile en tout cet endroit poui

une affligée.

Moi , dont les longs travaux ont acquis tant de gloire / Moi, que jadis par^tout a suivi la victoire»

Don Diegue devoit exprimer ses seatimens devant soa Soi avec plus de modestie.

L*orpieil dans votre Cour l'a fait presqu'à vos yeux ^ Et souiîU sans respect Vhonsuur de ma vieillesse*

Il faUoit dire : et a smUlU, car Va fait ne peut pat tégir souille.

Du crime glorieux qui cause not déhatr , Sire , j'en suis la tête, il n'en est que U Iras»

On peut bien donner une tête et des bvas à quelques corps figurés , comme, par exeisqfde>i unearmde ; maia non pas à des actions comme des ccimes i qui ne pci** vent avoir ni têtes 9 ni bras*

Et loin de murmurer d'un injuste décret , Mourant sans déshonneur , je mourrai sans regret,

11 oflense le Koi , le croyant capable de faire un décret infuste ; mais il pouvoit dire : loin d'accuser d'injustice le decnt de ma mort» ^

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Qahm mttrtriirféritst.

Ce mot de meurtrier, qu'U répète souvent, le faisan» de uois syllabes , n'ejst que de deux.

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