TROISIÈME MÉMOIRE
fort : voyez donc qu'on ne vous y demande point les cent louis et la montre que j'ai bien rendus devant témoins, mais seulement les quinze louis dont M. de Beaumarchais veut être éclairci, parce qu'il sait que le secrétaire ne les a pas reçus; qu'alors, confrontant la copie avec la lettre, et reconnaissant qu'il n'y est en effet question que des quinze louis, votre fureur s'apaise et que tout finit là.
Si ce détail , que je n'aurais pu raccourcir sans le rendre obscur, si vos réponses, vos fuites, vos aveux, vos contradictions combinées avec les dires de Lejay, ne prouvent pas clair comuMî le jour que vous avez les quinze louis, il faut jeter la plume au feu, et renoncer à rien prouver aux hommes..
Dans la seconde partie de ce mémoire, intitulée ; Monsieur Goëzman, et divisée en preuves morales et en preuves physiques, Beaumarchais s'évertue à démontrer, d'abord par des conjectures , puis par des faits, que la déclaration du libraire Lejay, qui se rétracte et l'accuse de mensonge et de calomnie, est l'œuvre de M. Goëzman ; que le magistrat l'a composée ; que le libraire n'a fait que la transcrire. Il y a trop d'acerbité dans le ton.