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cog cns leur liberté. Quatre balaiïles perdues font croire que Rome
«omo j -c. alloit tomber. La Sicile prend le parti du vainqueur. Hiéro-
537 an "ï*"^ ' ^°^ ^^ Syracuse, se déclare contre les Romains : pres-
JJ38 216 que toute l'Italie les abandonns ; et la dernière ressource de
639 215 la république semble périr en Espagne avec les deux Sci-
54* 212 pions. Dans de telles extrémités, Rome dut son salut a trois
grands bommes. La constance de Fabius Maximus , qui , se
mettant au-dessus des bruits populaires , faisoit la guerre en
retraite , fut un rempart à sa patrie ; Marcellus , qui fit lever
5*u il 4 le siège de Noie et prit Syracuse , donnoit vigueur aux trou-
542 212 pes par ses actions. Mais Rome, qui admiroit ces deux
grands hommes , crut voir dans le jeune Scipion quelque chose de plus grand. Les merveilleux succès de ses conseils confirmèrent l'opinion qu'on avoit qu'il étoit de race divine, et qu'il conversoit avec les dieux. A l'âge de vingt-
543 211 quatre ans il entreprend d'aller en Espagne , où son père et
son oncle venoient de périr : il attaque Carthage la Neuve ,
544 210 comme s'il eût agi par inspiration , et ses soldats l'emportent
d'abord. Tous ceux qui le voient sont gagnés au peuple romain : les Carthaginois lui quittent l'Espagne : à son abord 548 «06 en Afrique , les rois se donnent à lui : Carthage tremble à
551 203 son tour , et voit ses armées défaites : Annibal victorieux
durant seize ans est vainement rappelé , et ne peut défen-
552 202 dre sa patrie : Scipion y donne la loi ; le nom d'Africain est
sa récompense : le peuple romain , ayant abattu les Gaulois et les Africains , ne voit plus rien à craindre , et combat dorénavant sans péril.
Au milieu de la première guerre punique, Théodote, gou- 604 250 verneur de la Bactrienne, enleva mille villes à Antiochus, appelé le Dieu, fils d'Antiochus Soter, roi de Syrie. Presque tout l'Orient suivit cet exemple. Les Parthes se révoltèrent sous la conduite d'Arsace, chef de la maison des Àrsacides , et fondateur d'un empire qui s'étendit peu à peu dans toute la haute Asie.
Les rois de Syrie et ceux d'Égpyte, acharnés les uns contre les autres, ne songeoient qu'à se ruiner mutuellemeat, ou parla force, ou par la fraude. Damas et son territoire, qu'on appeloit la Coelé-Syrie, ou la Syrie basse , et qui conlioinl
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aux deux royaumes, fut le sujet de leurs guerres; et les af- a'^s ^a"» faires de l'Asie étoient entièrement séparées de celles de Rome, J-c
l'Europe.
Durant tous ces temps, la philosophie florissoit dans la Grèce. La secte des philosophes Italiques, et celle des Ioniques, la remplissoient de grands hommes, parmi lesquels il se mêla beaucoup d'extravagants, à qui la Grèce curieuse ne laissa pas de donner le nom de philosophes. Du temps de Cyrus et de Cambyse , Pythagore commença la secte Italique dans la Grande-Grèce, aux environs de Naples. A peu près dans le même temps, Thaïes Milésien forma la secte Ionique. De là sont sortis ces grands philosophes, HéracUte, Démocrite, Empédocle, Parménides; Anaxagore, qui un peu avant la guerre du Péloponnèse fit voir le monde construit par un esprit éternel ; Socrate , qui un peu après ramena la philosophie à l'étude des bonnes mœurs, et fut le père de la phitesophie morale ; Platon , son disciple , chef de l'Académie ; Aristote, disciple de Platon, et précepteur d'Alexandre, chef des péripatéticiens ; sous les successeurs d'Alexandre, Zenon, nommé Cittien, d'une ville de l'île de Chypre où il étoit né , chef des stoïciens ; et Épicure Athénien , chef des philosophes qui portent son nom , si toutefois on peut nommer philosophes ceux qui nioient ouvertement la Providence , et qui , ignorant ce que c'est que le devoir, défînissoient la vertu par le plaisir. On peut compter parmi les plus grands philosophes Hippocrule, le père de la médecine, qui éclata au milieu des autres dans ces heureux temps de la Grèce. Les Romains avoient dans le même temps une autre espèce de philosophie, qui ne consistoit point en disputes ni en discours, mais dans la frugalité , dans la pauvreté , dans les travaux de la vie rustique, et dans ceux de la guerre, où ils faisoient leur gloire de celle de leur patrie et du nom romain : ce oui les rendit enfin maîtres de l'Italie et de Car' thage.
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NEUVIÈME ÉPOÇjJjJÇ:.