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BDR l'uistoi!^ Universelle. 63
iflusKre noblesse de Rome. Ce redoutable parti fut fuiné ^|' ' |'^'| par réloqueace de Cicéron, plulôt que par les armes de C. à' - •• ^-^' Antonius son collègue. La liberté du peuple romain n'en ïut pas plus assurée. Pompée régnoit dans le sénat, et son grand nom le rendoit maître absolu de toutes les délibérations. Jules César , en domptant les Gaules, fit à sa patrie la 596 et s. 58 ■plus utile conquête qu'elle eût jamais faite. Un si grand service le mit en état d'établir sa domination dans son pays. n Voulut premièrement égaler et ensuite sui^passer Pompée. Les immenses richesses de Crassus lui firent croire qu1l pourroit partager la gloire de ces deux grands hommes, comme il partageoitleur autorité. D entreprit témérairement 700 54
là guerre contre les Parthes, funeste à lui et à sa patrie. 701 53
Lfes Arsacides Vainqueurs insultèrent par de cruelles railleries à l'ambition des Romains, et à l'avarice insatiable de leur général. Mais la honte du nom romain ne fut pas le plus mauvais effet de la défaite de Grassus. Sa puissance conti-e-balançoit celle de Pompée et de César, qu'il tenoit unis comme malgré eux. Par sa mort, la digue qui les ret'enoit fut rompue. Les deux rivaux, qui avoient en main 705 49
toutes les forces de la république, décidèrent leur querelle, à iPtarsaie, par une bataille sanglante. César victorieux 706 49
parut en un moment partout l'univers, en Egypte, en Asie, en Mauritanie, en Espagne : vainqueur de tous côtés, il fut reconnu comme maître à Rome et dans tout l'empire. Brulus et Cassius crurent affranchir leurs citoyens en le tuant 707 47
comme un tyran, malgré sa clémence. Rome retomba en- 703 46
tfeles mains de Marc-Antoine, de Lépide, et du jeune Ce- 709 45
S3.r Octavien, petit neveu de Jules César, et son fils par 710 44
adoption ; trois insupportables tyrans, dont le triumvirat et 71 1 43
lefè proscriptions font encore horreur en les lisant. Mais elles 712 42
furent trop violentes pour durer longtemps. Ces trois bomnàes partagent l'empire. Césa? garde l'Italie ; et changeant iôtontinent en douceur ses premières cruautés, il fait croire qli'il y à été entraîné par ses collègues. Les restes de la république périssent avec Brutus et Cassius. Antoine et César, vis 36 aj^i:'ès avoir ruiné Lépide, se tournent l'un contre l'autre. 712 3$ "Toute la puissance romaine se met sur la mer. César gagne 723 n
6i DISCOURS
uns ans la bataille Actiaque : les forces de l'Egypte et de l'Orient, Rome. J.-c. qu'Antoine meuoit avec lui, sont dissipées : tous ses amis 7Ï4 30 l'abandonnent et même sa Gléopâtre, pour laquelle il s'étoit
perdu. Hérode Iduméen, qui lui de voit tout, est contraint de se donner au vainqueur, et se maintient par ce moyen dans la possession du royaume de Judée, que la foiblesse du vieux Hyrcan avoit fait perdre entièrement aux Asmonéens. Tout cède à la fortune de César : Alexandrie lui ouvre ses portes; l'Egypte devient une province romaine; Cléopâtre, qui se désespère de la pouvoir conserver, se tue 7Ï7 27 elle-même après Antoine : Rome tend les bras à César, qui
730 24 demeure, sous le nom d'Auguste et sous le titre d'empe-
732 22 reur, seul maître de tout l'empire. Il dompte, vers les
784 80 Pyrénées, les Cantabres et les Asturiens révoltés : l'Ethio-
pie lui demande la paix; les Parthes épouvantés lui renvoient les étendards pris sur Crassus, avec tous les prisonniers rçmains ; les Indes recherchent son alliance ; ses ar- 739 15 mes se font sentir aux Rhètes ou Grisons, que leurs mon-
742 , 12 tagnes ne peuvent défendre ; la Pannonie le reconnoît, la 747 17 Germanie le redoute, et le Veser reçoit ses lois. Victorieux
^'^ 75a par mer et par terre, il ferme le temple de Janus. Tout ■J** l'univers vit en paix sous sa puissance, et Jésns-Christ vient ail monde.