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ans do J. u. mômc (lans les églises, les autres images, et détestèrent les iconoclastes, (^c qui resta de diversité ne fit aucun schisme. Les François connurent enfin que les Pères de Nicée ne demandoient pour les images que le inéme genre de culte, toutes proportions gardées, qu'ils rendoient eax-mSmes au.t reliques, au livre de l'Évangile, et à la croix, et ce concile fut honoré par toute la chrétienté sous le nom de septième concile général.
Ainsi nous avons vu les sept conciles généraux, que l'Orient et l'Occident, l'Église grecque et l'Église latine reçoivent avec une égale révérence. Les empereurs convoquoient ces grandes assemblées par l'autorité souveraine qu'ils avoient sur tous les évoques, ou du moins sur les principaux, d'où dépendoient tous les autres, et qui étoient alors sujets de l'empire. Les voitures publiques leur étoient fournies par l'ordre des princes. Ils assembloient des conciles en Orient, , où ils faisoient leur résidence, et y envoyoient ordinaire-
, aient des commissaires pour maintenir l'ordre. Les évèques uinsi assemblés portoient avec eux l'autorité du Saint-Esprit, et la tradition des églises. Dès l'origine du christianisme, il y avoit trois sièges principaux, qui précédoient tous les autres : celui de Rome, celui d'Alexandrie et celui d'Antiochosr Le concile de Nicée avoit approuvé que l'évêque de la cité sainte eût le même rang'* Le second et le quatrième concile élevèrent le siège de Gonstantinople, et youlurent qu'il fût le second -. Ainsi il se fit cinq sièges, que dans la suite des temps on appela patriarcaux. La préséance leur étoit donnée dans le concile. Entre ces sièges, le siège de Rome étoit toujours regardé comme le premier, et le concile de Nicée régla les autres sur celui-là. Il y avoit aussi des évêques métropolitains qui étoient les chefs des provinces, et qui précédoient les autres évêques. On commença assez tard à les appeler archevêques ; mais leur autorité n'en étoit pas moins reconnue. Quand le concile étoit formé, on proposoit l'Écriture sainte; on lisoit les passages des anciens Pères témoins de la tradition : c'étoit la tradition
» Conc. C. P. I. Can m; ibid. col. 948. Conc. CliaJced. CaBXXViu; tom. 1, col. 769.— 3 Couc. Kic. Can. yj; ubi sop.
SUR l'histoire universelle. 103
qnîmterpfétoit l'Écriture : on croyoit que son vrai sens ansdeJ.-C, étoit celui dont les siècles passés étoient convenus, et nul no croyoit avoir droit de l'expliquer autrement. Ceux qui refusoient de se soumettre aux décisions du concile étoient frappés d'anatiième. Après avoir expliqué la foi, on régloit la discipline ecclésiastique, et on dressoit les canons, c'est-àdire les règles de l'Église. On croyoit que la foi ne cliangeoit jamais, et qu'encore que la discipline pût recevoir divers changements, selon les temps et selon les lieux, il fal-< loi! tendre, autant qu'on pouvoit, à une parfaite imitation de l'antiquité. Au reste, les papes n'assistèrent que par leurs légats aux premiers conciles généraux; mais ils en approuvèrent expressément la doctrine, et il n'y eut dans l'Église qu'une seule foi.
Constantin et Irène firent religieusement exécuter les dé- 787 crets du septième concile; mais le reste de leur conduite ne . se soutint pas. Le jeune prince, à qui sa mère fit épouser une femme qu'il n'aimoit point, s'eraportoit à des amours déshonnêtes ; et, las d'obéir aveuglément à une mère si impérieuse, il tâchoit de l'éloigner des affaires, ovi elle se maintenoit malgré lui. Alphonse-le-Chaste régnoit en Espagne. 793 La continence perpétuelle que garda ce prince lui mérita ce beau titre, et le rendit digne d'affranciiir l'Espagne de l'infâme tribut de cent filles que son oncle Mauregat avoit ac^-' corde aux Maures. Soixante et dix mille de ces infidèles tués dans une bataille, avec Mugait leur général, firent voir la valeur d'Alphonse. Constantin tâchoit aussi de se signaler contre les Bulgares ; mais les succès ne répondoient pas à son attente. Il détruisit à la fin tout le pouvoir d'Irène; et, inca- 795 pable de se gouverner lui-même autant que de souffrir l'empire d'autrui, il répudia sa femme Marie, pour épouser Théodote, qui étoit à elle. Sa mère irritée fomenta les trou- "^SS Lies que causa un si grand scandale. Constantin périt par ses artifices. EUe gagna le peuple en modérant les impôts, et mit dans sei mtérêts les moines avec le clergé par une piété apparente. Enfin elle fut reconnue seule impératrice. Les Romains méprisèrent ce gouvernement, et se tournèrent à Charlemagne, qui subjuguoit les Saxons, réprimoitles
Sarrasins, détruisoit les hérésies, protcgoit les papes, attiroit ansdei-<i au christianisme les nations infidèles, rétablissoit les sciences et la ûiscipline ecclésiasllquc, asscmbloit de fameux conciles où sa profonde doctrine éloit admirée, et faisoit ressentir non seulement à la France et à l'Italie, mais encore à- l'Espagne, à l'Angleterre, à la Germanie, et partout, les effets de sa piété et de sa justice.