‹ Chefs-d'œuvre de BossuetChapitre 39 sur 70 · DI6€0URB · texte numérisé non relu

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pas qu'ils fussent surpris dans Jérusalem lorsqu'elle seroit saccagée (car il voulait qu'il y eût dans le sac de cette ville un e image de la dernière séparation des bons et des mauvais), commença à leur raconter tous les malheurs comme ils dévoient arriver l'un après l'autre.

Premièrement, il leur marque a des pestes, des famines, et des tremblements de terre , » et les histoires font foi que jamais ces choses n'avoient été plus fréquentes ni plus remarquables qu'elles le furent durant ces temps. Il y ajoute qu'il y aurait pat tout l'univers « des troubles, des bruits de guerre , des guerres a sanglantes ; que toutes les nations se souleveroient les unes con- « tre les autres, » et qu'on verroit toute la terre dans l'agitation. Pouvolt-il mieux nous représenter les dernières années de Néron, lorsque tout l'empire romain, c'est-à-dire tout l'univers, si paisible depuis la victoire d'Auguste et sous la puissance des empereurs, commença à s'ébranler, et qu'on vit les Gaules, les Espagnes, tous les royaumes dont l'empire étoit composé, s'émouvoir tout-à-coup; quatre empereurs s'élever presque en même temps contre Néron et les uns contre les autres ; les cohortes prétoriennes, les armées de Syrie, de Germanie, et toutes les autres qui étoient répandues en Orient et en Occident, s'entre-choquer, et traverser, sous la conduite de leurs empereurs , d'une extrémité du monde à l'autre, pour décider leur querelle par de sanglantes batailles? Voilà de grands maux, dit le fils de Dieu ; « mais ce ne sera pas encore « la fin.» Les Juifs souffriront comme les autres dans cette commotion universelle du monde ; mais il leur viendra bientôt après des maux plus particuliers, « et ce ne sera ici que le commencement « de leurs douleurs. »

Il ajoute que son Église, toujours affligée depuis son premier établissement, verroit la persécution s'allum^er contre elle plus violente que jamais durant ces temps. Vous avez vu que Néron, dans ses dernières années , entreprit la perte des chrétiens , et fit mourir saint Pierre et saint Paul. Cette persécution, excitée par les jalousies et les violences des Juifs, avançoit leur perte, mais elle n'en marquoit pas encore le terme précis.

La venue des faux Christs et des faux prophètes sembloit être un plus prochain acheminement à la dernière ruine : car la destinée ordinaire do ceux qui refusent de prêter l'oreille à la vérité est d'être entsaînés à leur perte par des prophètes trompeurs. Jésus- Christ ne cache pas à ses apôtres que ce malheur arriveroit aux Juifs, a II s'élèvera, dit-il , un grand nombre de feux prophètes

son i'histoire universelle,'' 2!B

<t qn\ sécfmfrtnt beaucoup de monde.» Et encore : «Donnez-vous a de garde des faux Christs et des faux prophètes.»

Qu'on ne dise pas que c'étoit une chose aisée à deviner à qui connoissoit l'humeur de la nation : car, au contraire, je vous ai fait voir que les Juifs, rebutés de ces séducteurs qui avoient si souvent causé leur ruine, et surtout dans le temps de Sédécias, s'enétoient tellement désabusés, qu'ils cessèrent de les écouter. Plus de cinq cents ans se passèrent sans qu'il parût aucun faux prophète en Israël. Mais l'enfer, qui les inspire, se réveilla à la venue de Jésus- Christ ; et Dieu, qui tient en bride autant qu'il lui plaît les esprits trompeurs, leur lâcha la main, afin d'envoyer dans le même temps ce supplice aux Juifs, et cette épreuve à ses fidèles. Jamais il ne parut tant de faux prophètes que dans les temps qui suivirent la mort de notre Seigneur. Surtout vers le temps de la guerre judaïque, et sous le règne de Néron qui la commença, Josèphe nous fait voir une infinité de ces imposteurs qui attiroient le peuple au désert par de vains prestiges et des secrets de magie, leur promettant une prompte et miraculeuse délivrance. C'est aussi pour cette raison que le désert est marqjié dans les prédictions de notre Seigneur comme un des lieux où seroient cachés ces faux libérateurs que vous avez vus à la fin entraîner le peuple dans sa dernière ruine. Vous pouvez croire que le nom du Christ, sans lequel il n'y avoit point de délivrance parfaite pour les Juifs, ctoit mêlé dans ces promesses imaginaires ; et vous verrez dans h suite de quoi vous en convçiincre.

La Judée ne fut pas la seule province exposée à ces illusions. Elles furent communes dans tout l'empire. Il n'y a aucun temps où toutes les histoires nous fassent paroîtr-î un plus grand nombre de ces imposteurs qui se vantent de prédire l'avenir, et trompent les peuples parleurs presfiges. Un Simon le Magicien, un Élymas, un Apollonius Tyanéus, un nombre infini d'autres enchanteurs, marqués dans les histoires saintes et profanes, s'élevèrent durant ce siècle, où l'enfer sembloit faire ses derniers efforts pour soutenir son empire ébranlé. C'est pourquoi Jésus-Christ remarque en ce temps, principalement parmi les Juifs, ce nombre prodigieux de faux prophètes. Qui considérera de prés ses paroles verra qu'ils dévoient se multiplier devant et après la ruine de Jérusalem, mais vers ces temps ; et que ce seroit alors que la séduction, fortifiée par de faux miracleset par de fausses doctrines, seroit tout ensemble si subtile et si puissante, que «les élus mêmes, s'il étoit possible, y seroient trompés, p,

Je ne dis pas qu'à la fin des siècles il ne doive encore arriver quelque chose de semblable et de plus dangereux, puisque même nous venons de voir que ce qui se passe dans Jérusalem est la figure manifeste de ces derniers temps : mais il est certain que Jésus-Christ nous a donné celte séduction comme un des eflets sensibles de lu colère de Dieu sur les Juifs, et comme un des signes de leur perte. L'événement a justifié sa prophétie : tout est ici attesté par des témoignages irréprochables. Nous lisons la prédiction de leurs erreurs dans l'Évangile ; nous en voyons l'accomplissement dans leurs histoires, et surtout dans celle de Josèphe.

Après que Jésus-Christ a prédit ces choses, dans le dessein qu'il avoit de tirer les siens des malheurs dont Jérusalem étoit menacé, il vient aux signes prochains de la dernière désolation de cette ville.

Dieu ne donne pas toujours à ses élus de semblables marques. Dans ces terribles châtiments qui font sentir sa puissance à des nations entières, il frappe souvent le juste avec le coupable ; car il a de meilleurs moyens de les séparer que ceux qui paroissent à nos sens. Les mêmes coups qui brisent la paille séparent le bon grain ; l'or s'épure dans le même feu où la paille est consumée ; et sous les mêmes châtiments par lesquels les méchants sont exterminés, les fidèles se purifient ; mais dans la désolaUon de Jérusalem, afin que l'image du jugement dernier fût plus expresse, et la vengeance divine plus marquée sur les incrédules, il ne voulut pas que les Juifs qui avoient reçu l'Évangile fussent confondus avec les autres ; et Jésus-Christ donna à ses disciples des signes certains auxquels ils pussent connoître quand il seroit temps de sorfir de cette ville réprouvée. U se fonda, selon sa coutume, sur les anciennes prophéties dont il étoit l'interprète aussi bien que la fin ; et, repassant sur l'endroit où la dernière ruine de Jérusalem fut montrée si clairement à Daniel, il dit ces paroles : « Quand « Yous verrez l'abominafion de la désolation que Daniel a proc( phéfisée, que celui qui lit entende ; quand vous la verrez éta- « blie dans le lieu saint, » ou, comme il est porté dans saint Llarc, « dans le lieu où elle ne doit pas être, alors que ceux qui c( sont dans la Judée s'enfuient dans les montagnes. » Saint Luc raconte la même chose en d'autres termes : « Quand vous vera rez les armées entourer Jérusalem, sachez que sa désolafion est « proche ; alors ^ue ceux qui sont dans la Judée se retirent dan» c( les montagnes. »

Un des évangélistes explique Tautre, et, en coç^férant ces passft-

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ges, il nous est aisé d'entendre que cette abomination prédite par Daniel est la même chose que les armées autour de Jérusalem. Les saints Pères l'ont ainsi entendu , et la raison nous en convainc.

Le mot d'abomination, dans l'usage de la langue sainte, signifie idole : et qui ne sait que les armés romaines portoient dans leurs enseignes les images de leurs dieux, et de leurs césars, qui étoient les plus respectés de tous leurs Dieux ! Ges enseignes étoient aux soldats un objet de culte ; et parce que les idoles, selon les ordres de Dieu, ne dévoient jamais paroître dans la Terre-Sainte, les enseignes romaines en étoient bannies. Aussi voyons-nous, dans les histoires ,que tant qu'il a resté aux Romains tant soit peu de considération pour les Juifs, jamais ils n'on fait paroître les enseignes romaines dans la Judée. C'est pour cela que Vitellius, quand il passa dans cède province pour porter la guerre en Arabie , fit marcher ses troupes sans enseignes ; car on révérait encore alors la religion judaïque, et on ne vouloit point forcer ce peuple à souffrir des choses si contraires à sa loi. Mais, au temps de la dernière guerre judaïque, on peut bien croire que les Romains n'épargnèrent pas un peuple qu'ils vouloient exterminer. Ainsi, quand Jérusalem fut assiégée, elle éloit environnée d'autant d'idoles qu'il y avoit d'enseignes romaines ; et l'abomination ne parut jamais tant où elle ne devait pas être, c'est-à-dire dans la Terre- Sainte, et autour du temple.

Est-ce donc là, dira-t-on, ce grand signe que Jésus-Christ devoit donner? Étoit-il temps de s'enfuir quand Tile assiégea Jérusalem, et qu'il en ferma de si près les avenues, qu'il n'y avoit plus moyen de s'échapper? C'est ici qu'est la merveille de la prophétie. Jérusalem a été assiégée deux fois en ces temps : la première, par Cestius, gouverneur de Syrie, l'an 68 de notre Seigneur; la seconde par Tite, quatre ans après, c'est-à-dire l'an 72. Au dernier siège, il n'y avoit plus moyen de se sauver. Tite faisoit cette guerre avec trop d'ardeur : il surprit toute la nation renfermée dans Jérusalem durant la fête de Pàque, sans que personne échappât ; et cette effroyable circonvallation qu'il fil autour de la ville ne laissoit plus d'espérance à ses habitants. Mais il n'y avoit rien de semblable dans le siège de Cestius : il étoit campé à cinquante stades, c'est-à-dire à six milles de Jérusalem. Son arméo se répandoit fout autour, mais sans y faire de tranchées ; et il faisoit la guerre si négligemment, qu'il manqua l'occasion de prendre la ville, dont

la terreur, les séditions , et m^me :;es intellic^ences , lui ouvroient les portes. Dans ce temps, loin ([i.e la retraite fût impossible, l'histoire marque expressément que plusieurs Juifs se retirèrent. G'ctoit donc alors qu'il falloit sortir, c'étoit le signal que le Fils de Dieu donnoit aux siens. Aussi a-t-il distingué très nettement les deux sièges : l'un, où la ville serait entourée ds josscs et de forts; alors il n'y auroit plus que la mort pour tous ceux qui y étoient enfermes : l'autre, où elle seroit seulement enceinte de l'armée ^ et plutôtinvestie qu'assiégée dans les formes : c'est alors qu'il falloit Juir, et se retirer dans les montaç^nes.

Les chrétiens obéirent à la parole de leur maître. Quoiqu'il y en eût des milliers dans Jérusalem et dans la Judée, nous ne lisons ni dans Josèphe, ni dans les autres histoires, qu'il s'en soit trouvé aucun dans la ville quand elle fut prise. Au contraire, il est constant par l'histoire ecclésiastique, et par tous les monuments de nos ancêtres, qu'il se retirèrent à la petite ville de Pella, dans un pays de montagnes auprès du désert, aux confins de la Judée et de l'Arabie.

On peut connoître par-là combien précisément ils avoient été avertis; et il n'y a rien de plus remarquable que cette séparation, ' des Juifs incrédules d'avec les Juifs convertis au christianisme ; les uns éfanî demeurés dans Jérusalem pour y subir la peine de leur infidélité, et les autres s'étant retirés, comme Lot sortit de Sodome, dans une petite ville où ils considéroient avec tremblement les effets de la vengeance divine, dont Dieu avoit bien voulu les mettre à couvert.

Outre les prédictions de Jésus-Christ, il y eut des prédictions de plusieurs de ses disciples, entre autres celles de saint Pierre et de saint Paul. Gomme on traînoit au supplice ces deux fidèles témoins de Jésus-Christ ressuscité, ils dénoncèrent aux Juifs, qui les livroient aux Gentils, leur perte prochaine. Ils leur dirent que « Jérusalem alloit être renversée de fond en comble ; qu'ils péri- « roientdefaim et de désespoir ; qu'ils seroient bannis à jamais de a la terre de leurs pères et envoyés en captivité par toute la terre ; « que le terme n'étoit pas loin, et que tous ces maux leur arrive- « roient pour avoir insulté avec tant de cruelles railleries au a bien aimé Fils de Dieu, qui s'étoit déclaré à eux par tant de a miracles. » La pieuse antiquité nous a conservé cette prédiction des apôtres, qui devoit être suivie d'un si prompt accompUssement. Saint Pierre en avoit tait beaucoup d'autres, soit par une

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inspiration particulière, soit en expliquant les paroles de son maître ; et Phlégon, auteur païen, dont Origène produit le témoignai^e, a écrit que tout ce que cet apôtre avoit prédit s'étoit ac' compli de point en point.

Ainsi rien n'arrive aux Juifs qui ne leur ait été prophétisé. La cause de leur malheur nous est clairement marquée dans le mépris qu'ils ont fait de Jésus-Christ et de ses disciples. Le temps des grâces étoit passé, et leur perte étoit inévitable.

C'éloit donc en vain, Monseigneur, que Tite vouloit sauver Jérusalem et le temple. La sentence étoit partie d'en haut : il ne devoit plus y rester pierre sur pierre. Que si un empereur romain tenta vainement d'empêcher la ruine du temple, un autre empereur romain tenta encore plus vainement de le rétablir. Julien l'Apostat, après avoir déclaré la guerre à Jésus-Christ, se crut assez puissant pour anéantir ses prédictions. Dans le dessein qu'il avoit de susciter de tous côtés des ennemis aux chrétiens, il s'abaissa jusqu'à rechercher les Juifs, qui étoient le rebut du monde. Il les excita à rebâtir leur temple ; il leur donna des sommes immenses, et les assista de toute la force de l'empire. Ecoutez quel en fut l'événement, et voyez comme Dieu confond les prmces superbes. Les saints pères et les historiens ecclésiastiques le rapportent d'un commun accord, et le justifient par des monuments qui festoient encore de leur temps. Mais il failoit que la chose fût attestée par les païens mêmes. Ammien Marcellin, Gentil de religion, et zélé défenseur de Julien, l'a racontée en ces termes : a Pendant qu'^Jypius, aidé du gouverneur de la province, avance çoit l'ouvrage autant qu'il pouvoit, de terribles globes de feu « sortirent des fondements qu'ils avoient auparavant ébranlés par « des secousses violentes ; les ouvriers, qui recommencèrent sou- « vent l'ouvrage, furent brûlés à diverses reprises , le lieu de- « vint inaccessible, et l'entreprise cessa. »

Les auteurs ecclésiastiques, plus exacts à représenter an événement si mémorable, joignent le feu du ciel au feu de la terre. Mais enfin la parole de Jésns-Chist demeura ferme. Saint Jean Cbrysostome s'écrie ■: « Il a bâti son église sur La pierre, rien ne a l'a pu renverser ; il a renversé le temple , rien ne l'a pu relea ver ; nul ne peut abattre ce que Dieu élève; nul ne peut rele- « ver ce que Dieu abat. »

Ne parlons plus de Jérusalem ni du temple. Jetons les yeux sur le peuple même, autrefois le temple vivant de Dieu, et mainte-

nant l'objet de sa haine. Les Juifs sont plus abattus que leur temple et que leur ville. L'esprit de vérité n'est plus parmi eux : la prophétie y est éteinte ; les promesses sur lesquelles ils appuyoient leur espérance se sont évanouies : toui est renversé dans ce peuple, et il n'y reste plus pierre sur pierre.

Et voyez jusques à quel point ils sont livrés à l'erreur. Jésus- Christ leur avoit dit : a Je suis venu à vous au nom de mon Père, a et vous ne m'avez pas reçu ; un autre viendra en son nom, et a vous le recevrez. » Depuis ce temps, l'esprit de séduction règne tellement parmi eux, qu'ils sont prêts encore à chaque moment à s'y laisser emporter. Ce n'éloit pas assez que les faux prophètes eussent livré Jérusalem entre les mains de Tite ; les Juifs n'étoient pas encore bannis de la Judée, et l'amour qu'ils avoient pour Jérusalem en avoit obligé plusieurs à choisir leur demeure parmi ses ruines. Voici un faux Christ qui va achever de les perdre. Cinquante ans après la prise de Jérusalem, dans le siècle de la mort de notre Seigneur, l'infùme Barchochébas, un voleur, un scélérat, parce que son nom signifioit le fils de l'étoile, se disoit l'étoile de Jacob prédite au livre des Nombres, et se porta pour le Christ. Akibas, le plus autorisé de tous les rabbins, et à sou exemple tous ceux que les Juifs appeloient leurs sages, entrèrent dans son parti, sans que l'imposteur leur donnât aucune autre marque de sa mission, sinon qu'Akibas disoit que le Christ ne pouvoitpas beaucoup tarder. Les Juifs se révoltèrent par tout l'empire romain, sous la conduite de Barchochébas, qui leur promettoit l'empire du monde. Adrien en tua six cent raille : le joug de ces malheureux s'appesantit, et ils furent bannis pour jamais de la Judée.

Qui ne voit que l'esprit de séduction s'est saisi de leur cœur? « L'amour de la vérité, qui leur apportoit le salut, s'est éteint en a eux : Dieu leur a envoyé une efficace erreur, qui les fait croire « au mensonge. » Il n'y a point d'imposture si grossière qui ne les séduise, De nos jours, un imposteur s'est dit le Christ ea Orient : tous les Juifs commençoient à s'attrouper autour de lui : nous les avons vus en Italie, en Hollande, en Allemagne, et à Metz, se préparer à tout vendre et à tout quitter pour le suivre. Ils s'imaginoient déjà qu'ils alloient devenir les maîtres du monde, quand ils apprirent que Ifiur Christ s'étoit fait Turc, et «ivoit abandonné la loi de Rîoïse.

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