CHAPITRE XXIÎI
(il sujJe des erreurs des Juifs, et la maoïôre dont ils expliquent les prophéties.
n ne faut pas s'étomier qu'ils soient tombés dans de tels égarements, ni que la tempête les ait dissipés après qu'ils ont eu quitté ieur route. Cette route leur étoit marquée dans leurs prophéties, principalement dans celles qui désignoient le temps du Christ. Ils ont laissé passer ces précieux moments sans en profiter : c'est pourquoi on les voit ensuite livrés au mensonge, et ils ne savent plus à quoi se prendre.
Donnez-moi encore un moment pour vous raconter la suite de leurs erreurs, et tous les pas qu'ils ont faits pour s'enfoncer dans l'abîme. Les routes par où on s'égare tiennent toujours au grand chemin ; et en considérant où l'égarement a commencé, on marche plus sûrement dans la droite voie.
Nous avons \u, Monseigneur, que deux prophéties marquoient aux Juifs le temps du Christ : celle de Jacob et celle de Daniel. Elles marquoient toutes deux la ruine du royaume de Juda au temps que le Christ viendroit. Mais Daniel expliquoit que la tolak destruction de ce royaume devoit être une suite de la mort du Christ ; et Jacob disoit clairement que, dans la décadence du royaume de Juda, le Christ qui viendroit alors seroit l'attente des peuples : c'est-à-dire qu'il en seroit le Ubérateur, et qu'il se feroit un nouveau royaume composé non plus d'un seul peuple, mais de tous les peuples du monde. Les paroles de la prophétie ne peuvent avoir d'autre sens, et c'étoit la tradition constante des Juits, qu'elles dévoient s'entendre de cette sorte.
De là cette opinion répandue parmi les anciens rabbins, et qu'on voit encore dans leur Talmud, que dans le temps que le Christ viendroit, il n'y auroit plus de magistrature : de sorte qu'il n'y avoit rien de plus important, pour connoîlre le temps de leur Messie, que d'observer quand ils tomberoient dans cet état malheureux.
En elfet, ils avoicnt bien commencé ; et s'ils n'avoient eu l'esprit occupé des grandeurs mondaines qu'ils vouloient trouver dans le Messie, afm d'y avoir part sous son empire, ils n'auroient pu mcconnoîlre Jésus-Christ. Le fondement qu'ils avoient posé étoit certain; cap aussitôt que la tyrannie du premier Hérode, et le
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changement de la république judaïque qui arriva de son temps, leur eut fait voir le moment de la décadence marquée dans la prophétie, ils ne doutèrent point que le Christ ne dût venip, et qu'on ne vît bientôt ce nouveau royaume où dévoient se réunir tous les peuples.
Une des choses qu'ils remarquèrent, c'est que la puissance de vie et de mort leur fut ôtce. G'étoit un grand changement, puis^ qu'elle leur avoit toujours été crnservée jusqu'alors, à quelque domination qu'ils fussent soumis, et même dansBabylone pendant leur captivité. L'histoire de Susanne le fait assez voir, et c'est une tradition constante parmi eux. Les rois de Perse, qui les rétablirent, leur laissèrent celte puissance par un décret exprès, que nous avons remarqué en son lieu ; et nous avons vu aussi que les premiers Séleucidcs avoient plutôt augmenté que restreint leurs pri\iléges. Je n'ai pas besoin de parler ici encore une fois du règne des MachabéeS; dû ils furent non seulement affranchis, mais puissants et redoutables à leurs ennemis. Pompée, qui les affoiblit, à la manière que nous avons vue, content du tribut qu'il leur imposa, et de les mettre en état aue le peuple romain en pût disposer dans le besoin, leur laissa leur prince avec toute la juridiction. On sait assez que les Romains en usoient ainsi, et ne touchoient point au gouvernement du dedans dans les pays à qui ils laissoient leurs rois naturels.
Enfin, les Juifs sont d'accord qu'ils perdirent cette puissance de vie et de mort seulement quarante ans avant la désolation du second temple ; et on ne peut douter que ce ne soit le premier Hérode qui ait commencé à faire cette plaie à leur liberté. Car depuis que, pour se venger du sanhédrin, où il avoit été obhgé de comparoître lui-même avant qu'il fût roi, et ensuite, pour s'attirer toute l'autorité à lui seul, il eut attaqué cette assemblée, qui étoit comme le sénat fondé par Moïse, et le conseil perpétuel de la nation où la suprême juridiction étoit exercée, peu à peu ce grand corps perdit son pouvoir, et il lui en restoit bien peu quand Jésus-Christ vint au monde. Les affaires empirèrent sous les enfants d'Hérode, lorsque le royaume d'Archelaùs, dont Jérusalem étoit la capitale, réduit en province romaine, fut gouverné par des présidents que les empereurs envoyoient. Dans ce malheureux étal, les Juifs goi* dèrent si peu la puissance de vie et de mort, que pour faire mourii Jésus-Christ, qu'à quelque prix que ce fût ils vouloient perdre, il leur fallut avoir recours à Pilate ; et co foible gouverneur leur
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ayant dit qu'ils le fissent mourir eux-mêmes, ils répondirent tout d'une voix • a Nous n'avf»ns pas le pouvoir de faire mourir per- (i sonne. » Aussi fut<e par les mains d'Hérode qu'ils firent mourir saint Jacques, frère de saint Jean, et qu'ils mirent saint Pierre en prison. Quand ils eurent résolu la mort de saint Paul, ils le livrèrent entre les mains des Romains, comme ils avoient fait de Jésus-Christ; et le vœu sacrilège de leurs faux zélés, qui jurèrent de ne boire ni ne manger jusqu'à ce qu'ils eussent tué ce saint apôlre, montre assez qu'ils se croyoient déchus du pouvoir de le faire mourir juridiquement. Que s'ils lapidèrent saint Etienne, ce fut tumultuairement, et par un effet de ces emportements séditieux que les Romains ne pouvoient pas toujours réprimer dans ceux qui se disoient alors les zélateurs. On doit donc tenir pour certain, tant par ces histoires que par le consentement des Juifs, et par l'état de leurs affaires, que vers les temps de notre Seigneur, et surtout dans ceux où il commença d'exercer son ministère, ils perdirent entièrement l'autorité temporelle. Ils ne purent voir cette perte sans se souvenir de l'ancien oracle de Jacob, qui leur prédisoit que dans le temps du Messie il n'y auroit plus parmi eux ni puissance, ni autorité, ni magistrature. Un de leurs plus anciens auteurs le remarque ; et il a raison d'avouer que le sceptre n'étoit plus alors dans Juda, ni l'autorité dans les chefs du peuple, puisque la puissance publique leur étoit ôtée, et que le sanhédrin étant dégradé, les membres de ce grand corps n'étoient plus considérés comme juges, mais comme simples docteurs. Ainsi, selon eux-mêmes, il éloit temps que le Christ parût. Comme ils voyoient ce signe certain de la prochaine arrivée de ce nouveau roi, dont l'empire devoit s'étendre sur tous les peuples, ils crurent qu'en effet il alloit paroître. Le bruit s'en répandit aux environs, et on fut persuadé dans tout l'Orient qu'on ne seroit pas longtemps sans voir sortir de Judée ceux qui régneroient sur toute la terre.
Tacite et Suétone rapportent ce bruit comme établi par uue opinion constante, et par un ancien oracle qu'on trouvoit dans les livres sacrés du peuple juif. Josèphe récite cette prophétie dans les mêmes termes, et dit comme eux qu'elle se trouvoit dans les saints livres. L'autorité de ces livres, dont ou avoit vu les prédictions si visiblement accomplies en tant de rencontres, étoit grande dans tout l'Orient ; et les Juifs, plus attentifs que les autres à observer des conjonctures qui étoient principalement écrites pour
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leur instruction, reconnurent le temps du Messie que Jacob avoil marqué dans leur décadence. Ainsi les réllexions qu'ils firent sur leur état furent justes; et, sans se tromper sur les temps du Christ, ils conmircnt qu'il devoit venir dans le temps qu'il vint en effet. Mais, ô foiblesse de l'esprit humain, et vanité, source inévitable d'aveuglement ! l'humilité du Sauveur cacha à ces orgueilleux les véritables grandeurs qu'ils dévoient chercher dans leur Messie. Ils vouloient que ce lut un roi semblable aux rois de la terre. C'est pourquoi les flatteurs du premier Hérode, éblouis de la grandeur et de la magniOcence de ce prince, qui, tout tyran qu'il ctoit, ne laissa pas d'enrichir la Judée, dirent qu'il étoit lui-même ce roi tant promis. C'est aussi ce qui donna lieu à la secte des hérodiens, dont il est tant parlé dans l'Évangile, et que les païens ont connue, puisque Perse et son scholiaste nous apprennent qu'encore du temps de Néron, la naissance du roi Hérode étoit célébrée par ses sectateurs avec la môme solennité que le sabbat. Josèphe tomba dans une semblable erreur. «Cet homme, instruit, « comme il dit lui-même, dans les prophéties judaïques, comme a étant prêtre et sorti de leur race sacerdotale, » reconnut à la vérité que la venue de ce roi promis par Jacob convenoit aux temps d'Hérode, oii il nous montre lui-même avec tant de soin un commencement manifeste de la ruine des Juifs ; mais comme il ne vit rien dans sa nation qui remplît ces ambitieuses idées qu'elle avoit conçues de son Christ, il poussa un peu plus avant le temps de la prophétie ; et l'appliquant à Vespasien, il assure que « cet oracle de l'Écriture signiûoit ce prince déclaré empereur « dans la Judée. »
C'est ainsi qu'il détournoit l'Écriture sainte pour autoriser sa flatterie : aveugle , qui transportoit aux étrangers l'espérance de Jacob et de Juda ; qui cherchoit en Vespasien le fils d'Abraham et de David , et attribuoit à un prince idolâtre le titre de celui dont les lumières dévoient retirer le Gentils de l'idolâtrie.
La conjoncture des temps le favorisoit. Mais pendant qu'il attribuoit à Vespasien ce que Jacob avoit dit du Christ, les zélés qui défendoicnt Jérusalem se l'attribuoient à eux-mêmes. C'est sur ce seul fondement qu'ils se promettoient l'empire du monde, comme Josèphe le raconte ; plus raisomiables que lui, en ce que du moins ils ne sortoient pas de la nation pour chercher l'accomplissement aes promesses faites à leurs pères.
Cpmmcntn'ou\roieat-'lspas les yeux au grand bruit que faisoit
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dès-lor? parmi les Gentils la prédication de l'Évatigiie , et à ce nouvel empire que Jésus-Christ établissoit par toute la terre? Qu'y avoit-il de plus beau qu'un empire où la piété régnoit, cù le vrai Dieu triomphpit de l'idolâtrie, où la vie éternelle étoit annoncée aux nations infidèles? et l'empire même des Césars n'étoit-il pas une vaine pompe en comparaison de celui-ci? Mais cet empire n'étoit pas assez éclatant aux yeux du monde.
Qu'il faut être désabusé des grandeurs humaines pour connaître Jésus-Christ ! les Juifs connurent les temps ; les Juifs voyoient les peuples appelés au Dieu d'Abraham, selon l'oracle de Jacob, par Jésus-Christ et par ses disciples; et, toutefois, ils le méconnurent, ce Jésus qui leur étoit déclaré par tant de marques. Et encore que durant sa vie et après sa mort il confirmât sa mission par tant de miracles, ces aveugles le rejetèrent, parce qu'il n'avoit en lui que la solide grandeur destituée de tout l'appareil qui frappe les sens, et qu'il venoit plutôt pour condamner que pour couronner leur ambition aveugle.
Et toutefois , forcés par les conjonctures et les circonstances du temps , malgré leur aveuglement ils sembloient quelquefois sortir de leurs préventions. Tout se disposoit tellement, du temps de notre Seigneur, à la manifestation du Messie , qu'ils soupçonnèrent que saint Jean-Baptiste îe pouvait bien être. Sa manière de vie austère, extraordinaire, étonnante, les frappa; et, au défaut des grandeurs du monde, ils parurent vouloir d'abord se contenter de l'éclat d'une vie si prodigieuse. La vie simple et commune de Jésus-Christ rebuta ces esprits grossiers autant que superbes , qui ne pouvoient être pris que par les sens, et qui d'ailleurs, éloignés d'une conversion sincère, ne vouloient rien admirer que ce qu'ils regardaient comme inimitable. De celte sorte, saint Jean-Baptiste, qu'on jugea digne d'être le Christ, n'en fut pas cru quand il montra le Christ véritable; et Jésus-Christ, qu'il falloit imiter quand on y croyoit, parut trop humble aux Juifs pour être suivi.
Cependant l'impression qu'ils avaient conçue que le Christ devoit paroître en ce temps étoit si forte, qu'elle demeura près d'un siècle parmi eux. Ils crurent que l'accomplissement des prophéties pouvoit avoir une certaine étendue, et n'étoit pas toujours toute renferroAes dans un point précis ; de sorte que près de cent ans il ne se parloit parmi eux que des faux Christs qui se faisoient suivre, et des faux prophètes qui les annonçoient. Les siècles précédents n'avoient rien vu de semblable, et les Juifs ne prodiguèrent
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le nom de Christ, nî quand Judas le Machabée remporla sur leur tyran tant de Ticloires, ni quand son frère Simon les affranchit du joug def^ Gt-nlils, ni quand le premier Ilircan lit tant de conquêtes. Les temps o: les autres marques ne convenoient pas , et ce n'est que dans le siècle de Jésus-Christ qu'on a commencé ù parler de tous ces Messies. Les Samaritains, qui lisoient dans le Pentateuque la prophétie de Jacob, se firent des Christs aussi bien que les Juifs, et un peu après Jésus-Christ ils reconnurent leur Dosilhce. Simon le Magicien, de même pays, se vantoit aussi d'être le Fils de Dieu, et Ménandre, son disciple, sedisoit le Sauveur du monde. Dès le vivant de Jésus-Christ la Samaritaine avoit cru que le Messie allait venir : tant il étoit constant dans la nation, et parmi tous ceux qui lisoient l'ancien oracle de Jacob , que le Christ devoit paroître dans ces conjonctures.
Quand le terme fut tellement passé qu'il n'y eut plus rien à attendre, et que les Juis eurent vu par expérience que tous les Messies qu'ils avoient suivis, loin de les tirer de leurs maux, n'avoient fait que les y enfoncer davantage, alors ils furent longtemps sans qu'il parût parmi eux de nouveaux Messies ; et Barchochébas est ide dernier qu'ils aient reconnu pour tel dans ces premiers temps du christianisme. Mais l'ancienne impression ne peut être entièrement effacée. Au lieu de croire que le Christ avoit paru, comme ils avoient fait encore au temps d'Adrien , sous les Antonins ses successeurs, ils s'avisèrent de dire que leur Messie étoit au monde, hien qu'il ne parût pas encore, parce qu'il altendoit le prophète Elie, qui devoit venir le sacrer. Ce discours étoit commun parmi eux dans le temps de saint Justin ; et nous trouvons aussi dans leur Talmud la doctrine d'un de leurs maîtres des plus anciens , qui disoit que « le Christ étoit venu, selon qu'il étoit marqué dans « les prophètes ; mais qu'il se tenoit caché quelque part à Rome, ^ parmi les pauvres mendiants. »
Une telle rêverie ne put pas entrer dans les esprits ; et les Juif?^ contraints enfin d'avouer que le Messie n'étoit pas venu dans le temps qu'ils avoient raison de l'attendre selon leurs anciennes pro» phéties, tombèrent dans un autre nlv---. Peu s'en fallut qu'ils ne renonçassent à l'espérance de leur .„cssie, qui leur manquoit dan» le temps; et plusieurs suM.wUi un fameux rabbin^' dont les pa-» rôles se trouvent enc^ro conservées dans îe Talmud. Celui-ci voyant le terme passé de ci loin, qu'il conclut que « les Israélites c n'avoient plus de Messie à attendre, parce <|»î'il leur avoit été a do,nn6 en la personne du roi Ézéchia;?^ »
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A la verÎLe, Cette opinion, loin de prévaloir parmi les Juifs, y a été détestée. Mais comme il ne connoissent plus rien slans les temps qui leur sont marqués par leurs prophéties, et qu ils ne savent pas où sortir de ce labyrinthe, ils ont fait un article Je foi de cette parole que nous lisons dans le Talmud : « Tous les termes « qui étoient marqués pour la venue du Messie sont passés; » et ont prononcé d'un commun accord : « Maudits soient ceux qui « supputerons les temps clu Messie ! » comme on voit dans une tempête, qui a écarté le vaisseau trop loin de sa route, le pilote désespéré abandonner son calcul , et aller où le mène le hasard.
Depuis ce temps , toute leur étude a été d'éluder les prophéties où le temps du Christ étoit marqué : ils ne se sont pas souciés de renverser toutes les traditions de leurs pères, pourvu qu'ils pussent ôter aux chrétiens ces admirables prophéties ; et ils en sont venus jusques à dire que celle de Jacob ne regardoit pas le Christ.
Mais leurs anciens livres les démentent. Cette prophétie est entendue du Messie dans le Talmud , et la manière dont nous l'expliquons se trouve dans leurs Paraphases , c'est-à-dire dans les commentaires les plus authentiques et les plus respectés qui soient parmi eux.
Nous y trouvons en propres termes que la maison et le royaume de Juda, auquel se devoit réduire un jour toute la postérité de Jacob et tout le peuple d'Israël, produirait toujours des Juges et des magisirais, jusqu'à la venue du Messie, sous lequel il se formeroit un royaume composé de tous les peuples.
C'est le témoignage que rendoient encore aux Juifs , dans les premiers temps du christianisme , leurs plus célèbres docteurs et les plus reçus. L'ancienne tradition, si ferme et si établie, ne pouvoit être abolie d'abord ; et quoique les Juifs n'ap cliquassent pas à Jésus-Christ la prophétie de Jacob, ils n'avoient encore osé nier qu'elle ne convint au Messie. Ils n'en sont venus ;'. cet excès que longtemps après, et lorsque pressés par les chrélieas ils ont enfin aperçu que leur propre tradition étoit contre eux.
Pour la prophétie de Daniel, où la venue du C hrist étoit renfermée dans 1(^ terme de quatre cent quatre-vingt-dix ans, à compter depuis la vingtième année d'Arlaxerxe à la longue main, comme cetermemenoitàlafindu quatrième millénaire du monde, c'étoit aussi une tradition très ancienne parmi les Juifs, que la