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XIV AVANT-PROPOS

réglée avec sa femme, arec U mère sainte Eglise, arec les classes ouvrières, il eut la fantaisie de faire alterner en des chants pastoraux Eugénie et Marguerite, la police et les questions sociales, le sacré Cœur et la libre pensée. Il devait vérifier ime fois de plus la sentence de Tacite : « La tyrannie et la liberté, choses irréconciliables. »

La jeunesse remuait, sans ligne de conduite bien arrêta, mais décidée cependant à « saper nos institutions. > Son hostilité manifeste se faisait jour à chaque page de la Rive gauche^ du Candide et autres menues gazettes du quartier latin. La politique en était exclue, et pour cause, ou n'y paraissait que sous prétexte d'histoire ; mais on y attaquait ouvertement les religions et les doctrines officielles. La campagne des enterrements civils commençait.

Cette renaissance confuse était marquée du moins d'un trait dominant. Elle était nettement matérialiste. La masse des esprits émancipés ou avides d'émancipation ne distinguait pas entre les nuances assez voisines, bien qu'ennemies aujourd'hui, du positivisme religieux ou hétérodoxe, du phénoménisme (qui est, paraît-il, le fin du fin), entre tous ces euphémismes qui, en dernière analyse, supposent, déguisent et recouvrent le matérialisme scientifique. Quant à l'artifice subtilisant qu'on nomme kantisme et néo-criticisme, et qui reconstruit sur les postulats de la raison pratique tout l'édifice spiritualiste démoli par la raison pure, il n'était encore que l'amusement de quelques éclectiques échappés. L'occasion était bonne pour prendre la tête du mouvement, grouper toutes les forces de la libre pensée, et assurer au matérialisme l'initiative d'une révolution inévitable. Asseline, à ce moment, conçut le pian de bataille : une feuille polémique à l'avant-garde; au centre une -Revuet et des livres, dos livres de science et d'art sur les ailes; enfin, comme réserve, une vaste encyclopédie. Par malheur, le nerf de la guerre. Tarant, manquait, manqua toujours* S'il se fût trouvé alors un Ménierl

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