‹ Chefs-d'œuvre de P. Corneille (volume 2)Chapitre 101 sur 162 · ACTE V, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE I

Il en sait , mieux que moi , toutes les circonstances : Non qu'il vous faille en prendre aucunes défiances ; Mais il a le talent de bien imaginer ; Et moi, je n'eus jamais celui de deviner.

OÉnONTE.

Vous me feriez par-là soupçonner son histoire.

PHILISTE

Non ; sa parole est sûre , et vous pouvez l'en croire :

Mais û nous servit liier d'une collation

Qui partoit d'un esprit de grande invention ;

Et , si ce mariage est de même méthode,

La pièce est fort complète et des plus à la mode.

GÉRONTE

Prenez-vous du plaisir à me mettie en courroux ?

PHILISTE

Ma foi , vous en tenez aussi-bien comme nous ; Et , pour vous en parler avec toute franchise. Si vous n'avez jamais pour bru que cette Orphise, Vos chers collatéraux s'en trouveront fort bien. Vous m'entendez : adieu ; je ne vous dis plus rien.

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