‹ Chefs-d'œuvre de P. Corneille (volume 2)Chapitre 155 sur 162 · PHILIPPE · texte numérisé non relu

PHILIPPE

En entrant j'ai trouvé des désordres étranges. Tout un grand peuple armé fuyoit devers le port. Où le roi, disoit-on, s'étoit fait le plus fort. Les Romains poursuivoient ; et César, dans la place Ruisselante du sang de cette populace , 3Ioutroit de sa justice un exemple assez beau, Fraisant passer Photin par les mains d'un bourreau. Aussitôt qu'il me voit, il daigne me connoîtrc ; ]"t prenant de ma main les cendres de mon maître: « Restes d'un demi-dieu , dont à peine je puis Égaler le grand nom, tout vainqueur que j'en suis, De vos traîtres , dit- il , voyez punir les crimes : Attendant des autels , recevez ces victimes ; Bien d'autres vont les suivre. Et toi , cours au palais Porter h sa moitié ce don que je lui fais ;

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