‹ Chefs-d'œuvre de P. CorneilleChapitre 168 sur 173 · ACTE IV, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VII

Et sa mort va laisser h la postérité L'infâme souvenir de ta déloyauté.

Un même jour t'a vu , par une fausse adresse , 4 Trahir ton souverain , ton ami , ta maîtresse , Sans que de tant de dioits en un jour violés, Sans que de deux amants au tyran immolés , Il te reste aucun fruit que la honte et la rage Qu'un remords inutile allimie en ton courage.

Euphorbe , c'est l'effet de tes lâches conseils ! Mais que peut-on attendre enfin de tes pareils ? Jamais un affranchi n'est qu'un esclave infâme; 5 lîien qu'il change d'état, il ne change point d'amiC ; La tienne , encor servile , avec la liberté iS'a pu prendre un rayon de générosité. Tu m'as fait relever une injuste puissance; l'u m'as fait démentir l'honneur de ma naissance j Alon cœiu- le résistoit, et tu l'as combattu ^ Jusqu'à ce que ta fuurbe ait souillé sa vertu : Il m'en coûte la vie, il m'en coûte la gloire, Et j'ai tout mérité pour t'avoir voulu croire. Mais les dieux permettront à mes ressentiments 7 De te sacri(ifr aux yeux des deux amants ; Et j'ose m'assurer qu'en dépit de mon crime ^ Mon sang leur servira d'assez pure victime. Si daus le tien mon bras justement irrité Peut laver le forfait de t'avoir écouté.

FlUf DU QUATBIKME ACTE.

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