LE ROI; D. ARIAS, D. S A N C H E . D. A L O N S E
LE noi. Le comte est donc si vain et si peu raisonnable I Ose-t-il croire encor son crime pardonnable ?
D. AniAS.
Je l'ai de votre part long-temps entretenu. J'ai fait mon pouvoir, sire, et n'ai rien obtenu.
LE ROI
Justes cieux î ainsi donc un sujet téme'raire
A si peu de respect et de soin de me plaire î
Il offense don Diègue et méprise son roi !
Au milieu de ma cour il me donne la loi I
Qu'il soit brave guerrier, qu il soit grand capitaine.
Je saurai bien rabattre une humeur si hautaine;
Fût-il la valeur même et le dieu des combats ,
Il verra ce que c'est que de n'obéir pas.
Quoi qu'ait pu mériter une telle insolence ,
Je l'ai voulu d'abord traiter sans violence ;
Mais puisqu'il eu abuse, allez dès aujourd'hui,
Soit qu'il résiste , ou non, vous assurer de lui.
( D. Alonse rentr«. J