‹ Chefs-d'œuvre de P. CorneilleChapitre 50 sur 173 · LE ROI, D. DIÈGUE, D. ARIAS, D. RODRIGUE, D. SANCHE · texte numérisé non relu

LE ROI, D. DIÈGUE, D. ARIAS, D. RODRIGUE, D. SANCHE

LE noi.

GlsÉrecx héritier d'une illustre famille

Qui fut toujours la gloire et l'appui de Castille,

Race de tant d'aïeux en valeur signalés,

Que l'essai de la tienne a sitôt égales ,

Pour te récompenser ma force est trop petite ;

Et j'ai moins de pouvoir que tu n'as de mérite.

Le pays délivi-é d'un si rude ennemi ,

Mou seeptre dans ma main par la tienne affermi ,

Et les Maures défaits avant qu'en ces alannes

J'eusse pu donner ordre à repousser leurs armes , *

Ne sont \Miint des exploits qui laissent à ton roi

Le moyen ni IV^poir de s'acquitter vers toi.

Mais deux rois tes captii's feruut ta n'oompensc :

Ils t'ont nommé tous deux leur (ad en ma présence. '■*

l'uisque Cid en leur langue est autant que scigueur,

Te ne t'envîrai pas ce Ijeau titre d'iionneur.

Suis désomiais le Cid ; qu'à ce grand nom tout cède ;

Qu'il comble d'épouvante et Grenade et Tol(de;

Et qu'il marque à tous ceux qui vivent sous mes lois

Et ce que tu me vaux cl ce que je te dois.

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