LE ROI, D. DIÈGUE, D. ARIAS, D. RODRIGUE, D. SANCHE
LE noi.
GlsÉrecx héritier d'une illustre famille
Qui fut toujours la gloire et l'appui de Castille,
Race de tant d'aïeux en valeur signalés,
Que l'essai de la tienne a sitôt égales ,
Pour te récompenser ma force est trop petite ;
Et j'ai moins de pouvoir que tu n'as de mérite.
Le pays délivi-é d'un si rude ennemi ,
Mou seeptre dans ma main par la tienne affermi ,
Et les Maures défaits avant qu'en ces alannes
J'eusse pu donner ordre à repousser leurs armes , *
Ne sont \Miint des exploits qui laissent à ton roi
Le moyen ni IV^poir de s'acquitter vers toi.
Mais deux rois tes captii's feruut ta n'oompensc :
Ils t'ont nommé tous deux leur (ad en ma présence. '■*
l'uisque Cid en leur langue est autant que scigueur,
Te ne t'envîrai pas ce Ijeau titre d'iionneur.
Suis désomiais le Cid ; qu'à ce grand nom tout cède ;
Qu'il comble d'épouvante et Grenade et Tol(de;
Et qu'il marque à tous ceux qui vivent sous mes lois
Et ce que tu me vaux cl ce que je te dois.