‹ Chefs-d'œuvre de P. CorneilleChapitre 51 sur 173 · D. B O D II I G U E · texte numérisé non relu

D. B O D II I G U E

Que votre majcNté, sire, épargne ma honte. ■* D'un si f >iblc servi<jc elle fait trop de compte , Et rue (o; ce à mugir devant un si grand roi De mériter si peu l'houncur que j'en rcçoi.

ùo L E C 1 D.

Je sais trop que je dois au bien de votre empire Et le sang qui m'anime et l'air que je respire ; Et , quand je les perdrai pour un si digne objet , Je ferai seulement le devoir d'un sujet.

LE uoi.

Tous ceux que ce devoir à mon service engage Ne s'en acquittent pas avec même courage : Et lorsque la valeur ne va point dans l'excès, Elle ne produit point de si rares succès. Souffre donc qu on le loue, et de cette victoire Apprends-moi plus au long la véritable histoire.

D. RODRIGUE

Sire, vous avez su qu'en ce danger pressant. Qui jeta dans la vUle un effroi si puissant, Une troupe d'amis chez mon père assemblée Sollicita mon arae encor toute troublée. . . . Mais , sire , pardonnez h ma témérité Si j'osai l'employer sans votre autorité; Le péril approchoit, leur brigade étoit prête ; î\îe montrant à la cour je hasardois ma tête ; Et s'il la falloit perdre , il m'étoit bien plus doux De sortir de la vie en combattant pour vous

LE KOI.

.l'excuse ta chaleur à venger ton offense ; El l'état défendu me parle en ta défense : Crois que dorénavant Chimène a beau parler. Je ne l'écoute plus que pour la consoler. Mais poursuis.

D. RODRIGUE

Sous moi donc cette troupe s'avance, Et porte sur le front une mâle assurance:

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