‹ Chefs-d'œuvre de P. CorneilleChapitre 65 sur 173 · ACTE V, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE V

Cardez , pour vous punir de cet orgueil étrange , Que le ciel à la fin ne souffre qu'on vous venge. Quoi ! vous voulez encor refuser le bonheur De pouvoir maintenant vous taire avec honneur? Que prétend ce devoir , et qu'est-ce qu'il espère ? La mort de votre amant vous rendra-t-elle un père ? Est-ce trop peu pour vous que d'un coup de malheur? Faut-il perte sur perte , et douleur sur douleur ? Allez , dans le caprice où votre humeur s'obstine , Vous ne méritez pas l'amant qu'on vous destine ; Et nous verrons du ciel l'équitable coiu-roux Vous laisser, par sa mort, don Sanche pour époux

Elvire, c'est assez des peines que j'endure, Ne les redouble point par ce funeste augure. Je veux , si je le puis , les éviter tous deux ; Sinon , en ce combat Rodrigue a tous mes vœux : Non qu'une folle ardeur de son côté me penche ; Mais, s'il éioit vaincu, je serois à don Sanche:

Cette appréhension fait naître mon souhait

Qie vois-je , mallieureuse ! Elvire, c'en est fait.

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