‹ Chefs-d'œuvre de P. CorneilleChapitre 66 sur 173 · D. SANCHE, CHIMÈNE, ELVIRE · texte numérisé non relu

D. SANCHE, CHIMÈNE, ELVIRE

D. S ANC HE

M A D A M E , à vos genoux j'aj)portc cette épéc. . .

CHIMÈNr.

Quoi I du sang de Rodrigue cucor 1^)1411; !.rcmj)éo !

Perfide , oses-tu bien te montrer à mes yeux , Après m'avoir ôté ce que j'aimois le mieux ? jÉclate , mon amour , tu n'as plus rien à craindre ; I\Ion père est satisfait, cesse de te contraindre ; Un même coup a mis ma gloire en sûreté, Mon ame au désespoir , ma flamme en liberté.

D. SAN c HE.

D'un esprit plus rassis

CHIMÈNE

Tu me parles encore , Exécrable assassin d'un héros que j'adore ! Va, tu l'as pris en traître ; un guerrier si vaillant IN 'eût jamais succombe sous un tel assaillant. IN''espère rien de moi , tu ne m'as point servie ; Et , croyant me venger , tu m'as ôté la vie.

Étrange impression qui , loin de m'écouter. . . ,

CHIMÈNE

Veux-tu que de sa mort je t'écoute vanter , Que j'entende à loisir avec quelle insolence Tu peindras son malheur , mon crime , et ta vaillance ?

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